dimanche 8 juin 2008

Salexandre, partie 4

Bon d'accord, je devrais déjà être à l'étape 5 mais je suis quand même fière d'être arrivée à la fin de cette partie. J'étais un peu fâchée avec la frise, je ne sais pas pourquoi. Heureusement que je l'adore parce que sinon...


Voici les deux dernières parties.

Et tout l'extérieur de la trousse terminé.

Alors est-ce que je poursuis sur ma lancée ou est-ce que je m'autorise une petite pause avec un autre de mes ouvrages en cours ? En attendant la réponse, excellente semaine à toutes.

mercredi 4 juin 2008

Le coup du parapluie


Entre deux averses, laissez moi vous montrer mon parapluie. Il vous fait penser à quelque chose ? Normal. Je vous invite à vérifier ici.

Et oui, c'est bien un des marquoirs que j'ai brodé. Mon mari l'a discrètement pris en photo, à envoyer le fichier jpg à un créateur de parapluie et puis m'a offert ce cadeau inattendu.

Enfin une brodeuse heureuse quand il pleut !

Pour celles qui m'ont demandé ou me demanderont qui est le créateur de parapluies qui propose ce service, une seule adresse à retenir : les parapluies Piganiol à Aurillac.

mercredi 28 mai 2008

Hommage

L'une m'avait donné l'envie de créer mon blog et de sortir (un peu) de ma coquille. L'autre m'avait encouragé à écrire mes nouvelles brodesques. Toutes les deux ferment aujourd'hui leur blog, essentiellement en raison de problèmes personnels lourds à gérer. Comme si soudain, le monde enluminé de broderies ou bordé de dentelles pouvait devenir insupportable et sonner faux. Comme si la brodeuse épanouie qu'on s'efforce de montrer sur son blog ne nous ressemblait pas davantage qu'un personnage des Mysims. On est forcément un peu articifiel dans un blog, à moins de s'étaler de manière impudique. Le juste milieu est parfois difficile à trouver. Et quand viennent les soucis, tant mieux si on se tourne vers ses amis de la vraie vie.
Alors à bientôt toutes les deux d'une manière ou d'une autre ! Et surtout, bon courage... Je reste encore sur la blogosphère, mais également de manière un peu plus distante. D'autres projets, d'autres envies et comme tout le monde, mon petit lot de soucis. J'aime cependant toujours autant distiller mes articles au rythme de mes petits points. Sans grande mise en scène et en toute simplicité.

dimanche 25 mai 2008

Invitation au voyage

Quelques images ramenées par mon amie Muriel et que j'avais envie de partager avec vous en ce jour de la fête des mères.

Une fenêtre d'isbas de Sibérie

Une yourte en bois près du lac Baïkal

Et le marché aux puces de Moscou !

A la recherche d'une chemise paysanne ou d'un cache-icônes.


C'est vraiment magnifique et j'espère que cela vous aura fait rêver autant que moi.

dimanche 18 mai 2008

J'ai craqué !



The Hetty Child Sampler
par Brenda Keyes (The Sampler Company)
Fils DMC sur lin Belfast écru

Alors que j'étais en train de rattraper mon retard sur le Salexandre, je n'ai pu résister au plaisir de commencer cette petite merveille dès la réception d'un colis en provenance des Etats Unis.

J'ai gambadé d'une zone à l'autre afin de vérifier si les fils DMC préconisés par la créatrice rendaient bien sur ma toile écrue. J'avais peur qu'ils ne ressortent pas assez mais je crois que cela sera parfait comme cela. En tout cas, j'adore !

Et j'apprécie la grande qualité des fiches de Brenda Keyes. Elle pense vraiment à tout : une pochette transparente pour protéger la grille, une étiquette à coller derrière la broderie afin de mentionner son nom et l'année de réalisation. Et surtout, une petite fiche qui récapitule la liste du matériel et que l'on peut emporter avec soi dans sa mercerie préférée. Il fallait y penser...

dimanche 11 mai 2008

Un dimanche à la campagne



Summer Strawberries, Courntry Cottage Needleworks
Fils DMC et rouge Atalie Passion, sur lin Belfast


J'imagine très bien cette coupe de fraises déposée sur une nappe à carreaux, un dimanche à la campagne. Pas vous ?
Mais comme je suis gourmande, il manquait quelque chose à mon goût.


Oui, la chantilly
!

A l'arrière de cette minuscule pendouille-fraise, j'ai rajouté une dédicace à ma fille car ce coussin de porte lui est destiné. Pour la doublure du coussin, j'ai utilisé ce tissu à carreaux qui rappelle la couleur du lin.



Voilà de quoi rendre ce modèle de Country Cottage Needleworks encore plus amusant... et savoureux.
N'empêche qu'aujourd'hui, j'ai été raisonnable : j'ai mangé mes fraises juste parfumées à la fleur d'oranger et à la menthe.



samedi 3 mai 2008

Fils en voie de disparition


Non, je ne vais pas vous parler des fils DMC (même si peut-être un jour...) mais de fils russes.
Ceuxi-ci ne se trouvent plus qu'à Saint-Petersbourg. Il ont été fabriqués au Combinat Kirov, peut-être fermé maintenant ou en tout cas passé au "capitalisme".

Les suivants datent de l'ère stalinienne, produits aussi dans des combinats, trouvés miraculeusement dans l'armoire d'une vieille dame à Saint-Pétersbourg.

On ne brode plus beaucoup avec ces fils et dans les merceries de Moscou, on ne trouve plus que du DMC.
Il m'arrive parfois de broder avec ces fils en coton. Fins presque comme de la soie, pas très brillants, ils ont un rendu très particulier. Vous pouvez vous en rendre compte ici.
Merci à Muriel pour tous ces renseignements (oui, c'est elle qui a la gentillesse de me ramener des fils d'une autre époque dans ses bagages).

samedi 26 avril 2008

Sacrée Justine


Ce mois ci, je n'ai presque pas touché à mon Salexandre et c'est de la faute à Justine. Je voulais seulement débuter son marquoir pour vérifier mon choix de fils, mais impossible de m'arrêter. Je m'inspire beaucoup de l'interprétation d'Anne car les couleurs indiquées sur le diagramme ne me conviennent pas. Cela n'était toutefois pas très évident de trouver une juste harmonie entre des couleurs assez vives et d'autres plus sourdes.

J'adore visiter cette église idéale en compagnie de mademoiselle Atalie.

A gauche, le confessionnal tout en bois, un peu austère malgré les panneaux ajourés.

Un des nombreux lustres aux bougies enflammées et rougeoyantes.

Je retourne broder l'ostensoir-soleil, merveille d'orfèvrerie mêlant l'or et le saphir. Je suis impatiente de le poser sur son tabernacle.

Il est pour moi très étrange de passer mes journées de travail à parcourir des photographies ou des dossiers illustrant les trésors des églises picardes, et le soir de broder des objets du culte ou des meubles religieux !
Quant à la finalité de l'ouvrage, je vous en dirais plus lors de la prochaine étape.



vendredi 18 avril 2008

Meuble de poupée


Petit coin rétro dans ma chambre-atelier.
La poupée Jeannette de ma mère, assise sur une boîte en bois découpé réalisée par son père, garde précieusement quelques boîtes de fils.
Le buffet qui servait jadis à ranger la vaisselle en porcelaine miniature de ma fille, est désormais recyclé en meuble de mercerie.

J'ai juste collé quelques dentelles et placé sur les rayonnages une sélection d'objets de mon choix. A l'intérieur, je stocke pèle-mêle mes rubans. J'aimerais bien patiner le meuble un peu plus car la peinture à l'huile qui le recouvre est un peu moche. Mais comme je préfère broder que de poncer du bois, il restera sans doute comme cela !

mardi 8 avril 2008

Bout de ficelle

Mes fidèles lectrices sont habituées à lire parfois ici ou des nouvelles dont le fil conducteur est la broderie. Voici aujourd'hui un texte plus court en hommage à ma grand-mère et à la grande époque des filatures. Merci pour vos messages de soutien...

BOUT DE FICELLE


Assise à ma fenêtre en cette interminable journée d’hiver, je regarde les enfants rentrer de l’école et se lancer des boules de neige. Leur joyeuse ritournelle arrive jusqu’à moi : marabout, bout de ficelle, selle de cheval... Plus loin, je perçois le bruit cadencé d’une machine qui s’essouffle. Cela doit être des bûcherons dans la forêt qui s’activent avant la tombée de la nuit. Engourdie par la chaleur du poêle, j’écoute ces curieuses musiques qui invitent mon esprit à vagabonder dans les souvenirs d’autrefois.


Dans ma jeunesse, les hivers étaient bien plus rudes au pied des montagnes vosgiennes. Souvent, il avait neigé pendant la nuit et le chemin que j’empruntais au petit matin pour descendre à la filature ressemblait à un gros édredon. Je marchais un peu au hasard, guidée par l’habitude, sommeillant à moitié. Seule au milieu de cette nature féerique, je me laissais bercer par le silence.

A l’atelier, tout était différent. Les machines faisaient déjà un beau vacarme dès 5h du matin. Peu leur importait que dehors, il fasse encore nuit. Elles ne vivaient pas au rythme des hommes ou de la nature. Et nous étions tenus de faire de même. Refoulant un bâillement, je m’installais à mon poste. Le travail était tellement ennuyeux, que je craignais de m’endormir, abrutie par le rythme des turbines. Surveiller l’enroulement de la ficelle sur des grosses cannettes en carton, enlever les bobines terminées et en remettre de nouvelles : telle était la tâche de toutes les débutantes. Comme j’aurais aimé faire déjà partie de l’équipe de Fifine sur la chaîne de fabrication du fil. L’horrible ficelle grise faisait tellement mal aux mains !

Et pourtant, je n’avais pas envie de me plaindre. Personne ne m’avait obligé à travailler à l’usine à peine âgée de quatorze ans. Et surtout pas mes parents. C’est moi qui rêvais de gagner un peu d’argent, d’échapper à l’univers clos de la petite ferme familiale où seule fille de la maison, je faisais un peu toutes les corvées. Les ouvrières que je voyais le dimanche à la messe, plus élégantes que nous autres les simples paysannes, semblaient tellement fières de leur métier. Je n’avais jamais rien compris à l’école parce que l’instituteur me faisait garder ses enfants pendant les heures de classe. Je loupais une leçon sur trois et cela ne choquait personne. Peut-être y aurait-il une place pour moi à la filature, un endroit où je pourrais prouver aux autres que j’étais capable d’apprendre.

Lorsque ma journée de travail était terminée, je rentrais à la ferme faire une petite sieste puis reprenais les tâches domestiques dont l’usine ne me dispensait pas. J’étais habituée à travailler dur et trouvais cela normal. Je donnais la majeure partie de mon salaire à mon père qui en avait bien besoin. J’aimais lui rendre visite dans son petit atelier où, comme beaucoup d’autres paysans, il fabriquait sur un métier Jacquard, de magnifiques tissus écossais. Un monsieur très distingué venait de temps en temps lui acheter sa production et lui redonner le matériel dont il avait besoin. De l’usine, je ramenais chaque jour à mon père les bouts de ficelle que nous avions le droit de ramasser. Il s’en servait pour réparer une clôture, accrocher des outils, ficeler des papiers... Je sentais qu’il était heureux de ces petits présents de rien du tout, et fière de sa fille.

Mais je pouvais lire aussi dans ses yeux, la tristesse d’un homme qui comprend que sa fille n’est plus une gamine. Durant les pauses à la filature, les jeunes ouvrières m’apprenaient les choses de la vie. Elles adoraient me faire des confidences, me mettre un peu de poudre de riz... A leurs côtés, je découvrais tout un monde de coquetterie, de bavardage joyeux, de gaieté rieuse. J’adorais me rendre en cachette dans les toilettes avec l’une ou l’autre de mes camarades pour mémoriser les paroles des refrains à la mode. Je les fredonnais ensuite devant ma machine ou sur le chemin de la maison.

Puis à une fête patronale, quelques années plus tard, je rencontrais le beau Louis, du village d’à côté. Un garçon sérieux et diplômé qui allait devenir mon mari. Après tant d’années de labeur, commençait alors pour moi une vie heureuse et oisive, loin de l’usine. Le bonheur d’habiter la ville, de tenir une maison, d’élever des fillettes, de crocheter, tricoter, broder. Il était fini le temps de la grosse ficelle et du fil terne fabriqué pour le tissage. J’étais fascinée par les écheveaux perlés et moulinés que j’achetais dans les merceries et dont j’illuminais nappes, coussins, napperons. Louis, lui, aimait faire du canevas. Nés tous les deux au cœur du Val de Villé, berceau de tant d’industries textiles, nous partagions le même amour du fil.

Elle est loin maintenant ma jeunesse et pourtant mes mains usées se souviennent. Louis m’attend déjà sur l’autre rivage et ma vie ici, tout doucement s’effiloche. Comme un vieux bout de ficelle.


dimanche 6 avril 2008

Requiem


Couchée dessous les roses, Victorine a retrouvé la terre qui l'a vue naître.
Elle nous a quitté le jour de mon anniversaire. Peut-être le hasard, peut-être pas...




mercredi 26 mars 2008

Salexandre n°2


J'y suis arrivée... et même avec un peu d'avance !

Le 1/1 fil me pose moins de problème (mais ne me passionne toujours pas, surtout qu'il y en a des points à broder :-)) et je commence à savoir comment bien répartir les différentes nuances du Waterlilies Cherry.
Que nous réserve Anne-Tempus fugit pour la 3e partie ? J'avoue être impatiente. Car même si je pense que j'aurais eu plus de joie à broder sur deux fils, je suis fière du résultat et j'adore ce SAL. Désolée, de ne pas être très présente sur le forum. On ne peut pas être partout, et je préfère (par paresse) m'exprimer ici.

lundi 17 mars 2008

Révision de points...


Un modèle offert par Drawn Thread pour la saint Valentin brodé pour ma douce fille (pour une fois qu'elle trouve un modèle de broderie à son goût !). Les fils sont des V. Clayton. J'en ai un peu bavé sur les points spéciaux malgré les explications très claires.
Ce n'est toujours pas trop la forme chez moi... Je me contente d'avancer le Salexandre à petits pas. Le 1/1 fil me pompe toute mon énergie et me laisse peu de temps pour autre chose.

dimanche 9 mars 2008

Une petite tasse de thé...



Signée Mary Garry's Sewing Cabin, brodée en 1/1 fil avec des soies V. Clayton et parfumée à la lavande...



Voilà de quoi soigner le méchant virus grippal qui s'est installé chez nous... Même pas la force de tenir une aiguille ni un bouquin.

samedi 1 mars 2008

Marquoir, dernière leçon : la finition

Et oui, il reste encore ce dernier chapitre à voir ensemble : quelle était la destinée des marquoirs d'antan et comment étaient-ils mis en valeur ?
Certains, dès le départ, étaient brodés pour être encadrés. C'était le cas des pièces maîtresses polychromes ou des monochromes plus ambitieux. D'autres étaient justes gardés tel quels, parfois entre deux paires de draps ou dans la boîte à ouvrage. Il ne faut pas oublier que les marquoirs fournissaient un riche éventail de lettres particulièrement utile au marquage du linge.

Lorsque les marquoirs étaient brodés sur une toile délimitée par une lisière, le problème de la finition ne se posait pas.


Dans les autres cas, il n'était pas rare de voir la brodeuse terminer son ouvrage par un simple ourlet, voire une finition plus basique : bords frangés ou crantés sauvagement au ciseau, marquoir cloué directement sur un planche. On ne faisait pas toujours dans la dentelle !

Heureusement, il existait des demoiselles plus délicates. Je n'y connais pas grand-chose en technique de couture mais que de raffinement parfois dans les finitions. Laissons parler les images...


J'adore ceux mis en valeur par un ruban de satin avec des fleurs plus moins importantes dans les angles, ou des noeuds... J'en reparlerai sans doute une autre fois. En effet, j'ai bien envie de ne pas encadrer les marquoirs des arrières grand-mères de ma fille mais de les réunir dans une sorte de grand scrapbook et de varier les finitions. Mais pour le moment, j'ai la flemme de concrétiser mes idées...et je n'y connais rien en scrapbooking !

dimanche 24 février 2008

Salexandre


fil de soie Caron Waterlilies Cherry
toile de lin Dublin teinte au thé
(25 count ou 10 fils)


J'ai fini la première partie et j'ai hâte de découvrir la seconde. J'ai choisi le même fil que Tempus Fugit, grande initiatrice de cet ambitieux projet. J'avais peur de prendre une toile Cashel pour broder en 1/1 fil mais je regrette un peu mon choix. La trame est un peu trop lache et les points ont tendance à disparaître derrière la toile. J'attends vos conseils, il y a peut-être des astuces pour avoir de jolis points...

dimanche 17 février 2008

Le marquoir de Victorine


Brodé avec un fil bordeau très foncé qui me rappelle ses savoureuses crêpes aux cerises noires, le marquoir imaginaire-imaginé de ma grand-mère maternelle, Victorine Verdun. J'adore son nom de jeune fille et j'ai été heureuse de l'immortaliser, ainsi que son monogramme V.V. Je me souviens qu'elle disait que cela portait bonheur d'avoir deux fois la même initiale...

Lalaye est un petit village du Val de Villé, au pied des Vosges, où on parlait un étrange patois roman, le welche, et pas du tout l'alsacien. Très proche de ma grand-mère, j'ai l'impression d'appartenir à cette Alsace-là.

Ma grand-mère vit désormais dans une maison de retraite, près de ses filles, à une centaine de kilomètres de son village natal. Elle aura 97 ans le 10 mai.

vendredi 15 février 2008

Hors sujet

Nous ne parlerons pas broderie aujourd'hui mais de moi ! Taguée par Martine, je vais me prendre au jeu des révélations. Voici donc six petites confidences sans importance.

- J'ai la manie de trouver des ressemblances qui ne parlent qu'à moi. Telle collègue ressemble à cette actrice, telle caissière me fait penser à quelqu'un que je connais. Généralement, les autres ne trouvent pas du tout pourquoi !


- Dans les situations de stress intense (genre épreuve orale lorsque j'étais étudiante), je tombe de sommeil. Je baille, je sombre dans une léthargie proche de l'évanouissement. Certainement, une forme de fuite et de défense.


- Je déteste prendre mon petit déjeuner avec quelqu'un. D'ailleurs je ne suis bavarde que le soir.


- Je ne supporte plus le parfum. Presque tous me donnent désormais la migraine ou me font tousser. Ma hantise : partager un bureau avec une collègue qui s'inonderait de parfum. Mon regret : ne plus pouvoir porter Silences de Jacomo qui était jadis mon parfum.


- J'adore les salons de thé. Ce n'est pas seulement pour les gourmandises mais pour l'ambiance qui y règne, surtout à Strasbourg. Univers essentiellement féminin où l'on chuchote entre chien et loup et où j'aime observer les vieilles dames en chapeau, les copines qui se retrouvent, les jeunes mamans qui donnent leur goûter aux enfants fatigués... Bref, l'endroit idéal pour quelqu'un comme moi qui adore observer les gens, deviner les histoires.


- Je n'aime pas acheter des pantalons. Je les trouve toujours moches et ils ne me vont jamais. Surtout depuis la mode des tailles basses. Souvent, je repars avec une jupe ou une robe. C'est pourtant pratique d'avoir un jeans dans sa garde-robe mais je ne sais pas quand je le trouverai sans effort. Surtout que comme je ne fais qu'un mètre cinquante six, souvent je n'arrive pas à attraper les vêtements qui sont dans la rangée supérieure !

A qui le tour ? Il faudrait que je désigne 6 autres victimes ? Je déteste être indiscrète et poser des questions mais si certaines qui figurent dans mes favoris veulent se lancer, je serais heureuse de lire leurs révélations...

jeudi 14 février 2008

C'est toujours la même histoire

Une petite rengaine à fredonner à votre amoureux en cette fête de la Saint-Valentin...

J'ai bien connu le gars
Qui rencontre la fille
J'ai bien connu la fille
Qui souriait au gars

Il lui a demandé du fil et des aiguilles
Pour accrocher un coeur
A son manteau de drap

Et elle a tout donné
Le fil et des aiguilles
Et puis son coeur de fille
Par-dessus le marché

C'est toujours la même histoire
J'ose à peine vous en parler
Moi j'ai fait semblant d'y croire
Faites semblant de m'écouter [...]
Edith Piaf, C'est toujours la même histoire
(Henri Contet /Daniel White) Ed. Beuscher (P) 1944)

Bonne journée !

vendredi 8 février 2008

Marquoir, leçon 4 : motifs ou symboles ?

Cette leçon sera relativement brève car je n'ai ni courage ni la compétence d'étudier de manière approfondie les symboles figurant sur les abécédaires. Pour vous documenter sur le sujet, je vous invite à lire les ouvrages figurant dans l'excellente bibliographie publiée ici. Il s'agit également de mes livres de référence, particulièrement ceux de Catherine Pouchelon. Un coup de foudre également pour celui de Brigitte France que je vais lire ce week end. Il est très bien documenté et semble très complet.

Souvent, je m'interroge... Ce chat est-il là par hasard ou parce que la fillette lui trouvait une ressemblance avec son minet chéri ? Peut-on trouver une signification derrière ces motifs ou sont-ils juste là pour leur côté décoratif ou parce qu'ils sont à la bonne dimension ? Je pense que toutes les interprétations sont possibles. Des fois, cela devait vouloir dire quelque chose, des fois non. Peut-être même que des symboles continuaient à être récopiés d'une génération à une autre alors que leur signification avait été oubliée.
Dans les écoles ou les couvents, quelle liberté avait réllement nos jeunes brodeuses ? Les petits rouges sont essentiellement consacrés à l'écriture ou aux frises, les grands marquoirs aux thèmes religieux. La fantaisie s'exprime davantage au travers des représentations de la flore ou de la faune (oiseaux, fleurs en bouquet, arbres, papillons) ou autres motifs Sajou...