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mardi 11 octobre 2016

Histoire de roses



 

J'ai pris quelques libertés avec la tradition des abécédaires d'écolière et brodée pour les 70 ans de ma tante, un petit rouge où figure sa date de naissance et non comme autrefois, l'année de réalisation de l'ouvrage. Les petites filles effectuaient souvent ce genre de travaux d'aiguille vers l'âge de 8-10 ans.  

 

La première partie avec ses jolis alphabets bien ordonnés est la reproduction exacte d'un ouvrage brodé de 1912, publié dans le livre de Muriel Brunet, Petits rouges d'ici et d'ailleurs.
J'ai commencé cette partie à l'hôpital puis chez moi en convalescence et en vacances dans la belle lumière de Bourgogne.

J'ai ensuite personnalisé la deuxième partie avec le prénom et le nom de naissance de ma tante.
 
Je voulais absolument mettre des fleurs et des roses et j'ai trouvé ces charmants motifs dans un ancien album de modèles à broder Sajou.

 

Le plus dur a été la couture qui est une activité qui ne me passionne guère mais j'étais obligée de monter ma broderie sur un tissu épais car elle va voyager par la poste. Impossible de l'envoyer encadrée ! 
 

Pourquoi des roses ? D'abord en référence à son prénom dont le choix m’interpelle : lorsqu'elle est née, cette petite Rose là, ma grand-mère est restée entre la vie et la mort jusqu'à ce que ma mère se rende à l'église à une procession des reliques de sainte Thérèse de Lisieux. Cette même Thèrèse qui déclarait "Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses". J'ai toujours trouvé troublant que ma tante se prénomme justement Marie-Rose. J'y vois comme un signe du ciel ! 

Et ma mère est toujours incapable d'écouter la chanson des Roses blanches sans se mettre à pleurer tant cette rengaine réveille en elle l'angoisse de la perte d'une mère alors qu'elle n'était encore qu'une enfant de douze ans.






 

samedi 25 juin 2016

Le marquoir d'Anna Legendre, 1906


Soeur de Marie, née en 1896, un an après elle, Anna exécute également son marquoir l'année de ses 10 ans, en 1906.

Beaucoup plus simple que celui de sa soeur, il est brodé sur une toile à liseré, ce qui dispense de broder des frises pour finir l'ouvrage. Il est assez proche du modèle germanique.

Il débute par une frise de postes (ou vagues). Ce motif est parfois appelé chien assis.
Il ne comporte qu'un seul alphabet majuscules en lettres anglaises où il manque la lettre J.
Une série de chiffres de 1 à 9, suivi du zéro.
Un alphabet en minuscules anglaises où il manque la lettre J.
Une partie décorative avec un frise de 4 feuilles, une frise de 5 fleurs, un vase bouquet stylisé.
Le prénom et le nom de la brodeuse : Anna Legendre.
L'année de réalisation ; 1906.
Deux volutes dans les coins inférieurs.

Pas mal de maladresses, d'erreurs car, selon ma copine Nathalie, son ancêtre Anna n'était pas une passionnée des travaux d'aiguille. Je trouve cependant ce marquoir vivant, comme un dessin d'enfant. Le charme ne nait pas toujours de la perfection. A méditer...

Et une super idée d'encadrement par ma copine Nathalie qui a une âme de brocanteuse. Elle a trouvé cette vieille fenêtre sur un trottoir et malgré son poids, l'a sauvé de la benne à ordures. 
Un accord parfait !
 

mercredi 18 mai 2016

Le marquoir de Marie Legendre, Metz, 1905

Je poursuis la présentation des reliques familiales de mon amie Nathalie.

Marie Legendre est une des sœurs de son grand-père paternel, riche paysan lorrain.

Née en 1895, Marie était sourde à la suite d'une maladie et avait été instruite dans une école spécialisée à Metz. Elle semble y avoir bénéficié d'un enseignement des travaux d'aiguille de qualité et avoir été une petite fille très soigneuse et appliquée. Comme en témoignent ces pièces brodées sur lin.

Un premier échantillon ni signé, ni daté : l'apprentissage de la régularité et du point de croix.
Exercice de frises sans doute réalisé par Marie, avant de faire son abécédaire ? Il y a en effet une certaine similitude entre les deux broderies : les frises un peu "grasses" rappellent les festons et les vagues de son marquoir (mises en valeur par l'utilisation d'un fil plus épais ou d'un point spécial, j'ai du mal à me rendre compte n'ayant pas vu l’œuvre en vrai).

La petite Marie réalise son marquoir l'année de ses 10 ans, en 1905. Ne pas oublier qu'à cette époque là, la Moselle est allemande !

 
1er registre : alphabet gothique, terminé par un point. Les lettres I et Y manquent. Date 1905.

Frise de grecques.

2e registre : alphabet majuscule droit, ancre, alphabet minuscule droit, terminé par un point. Toutes les lettres de l'alphabet sont présentes. Chiffres 1 à 9 et présence du zéro suivi d'un point. Petite frise feuillagée.

Frise épaisse de postes ou vagues, entre deux lignes.

3e registre : Prénom et Nom de la brodeuse, suivis d'un point : Marie Legendre. Lieu réalisation, suivi d'un point : Metz (utilisation de l'alphabet du 2e registre). Petite frise de postes.

Belle frise de festons.

4e registre : dernier alphabet en majuscules anglaises. Il manque les lettres I et R. Prénom et Nom de la brodeuse en lettres anglaises.

L'ouvrage est terminé par une double frise (un simple tour de croix continues et des lignes dentelées en haut et en bas, géométriques à droite et à gauche).

Étant donné la régularité de l'ouvrage, je pense que Marie était très encadrée dans la composition de son abécédaire. La seule "approximation" constatée concerne la grosse frise de festons commencée un peu trop bas : Marie a un peu manqué de place ensuite pour son troisième alphabet.
 
A noter également que l'absence de certaines lettres est fréquente dans les marquoirs.
 
Cet abécédaire ne suit pas vraiment le modèle habituel de l'école allemande et est en cela un témoignage très intéressant. Son autre particularité est la variation du rendu (avec des parties plus ou moins grasses).

dimanche 26 septembre 2010

La quatrième arrière grandmère de ma fille



Un léger parfum d'école pour ce quatrième marquoir de ma série Grand-mère veux tu...
Après Victorine, Suzanne, Maria-Louise, voici Madeleine.

Elle porte le même prénom que ma fille et le nom d'une célébrité politique (il me semble qu'elle était sa grande tante).

J'aime beaucoup cet arbre généalogique féminin sous forme de petits rouges. J'ai brodé celui-ci avec trois nuances de rouge (814, 815, 150) et en assemblant des motifs puisés dans les livres de Muriel Brunet.

Il me reste à trouver une idée d'encadrement...

mercredi 16 septembre 2009

Abc à l'alsacienne


Fils Soies de Marie sur lin

Voici l'abécédaire que j'ai imaginé pour la troisième arrière grand-mère de ma fille. Pour le réaliser, je me suis plongée dans l'histoire de ma région natale.

Maria-Louise, ma grand-mère paternelle, est née en 1901, en pleine annexion allemande (d'où la présence du prénom Maria. Par la suite, elle ne conservera que celui de Louise). En ce temps-là, un modèle unique de marquoir semblait être diffusé dans les écoles comme l'attestent les échantillons conservés au musée alsacien de Strasbourg. En 1906, une publication destinée à l'enseignement des travaux manuels, éditée pendant l'annexion de l'Alsace à l'empire allemand, présente ce modèle imposé et qui perdure bien après 1918.

Comme on peut le voir, les caractères utilisés ne sont pas ceux de l'écriture gothique, mais de la cursive dite "anglaise". L'absence de la lettre J (assimilée au I en allemand) et la présence du W (peu usitée en France), permettent d'affirmer que les brodeuses pratiquaient l'allemand plutôt que le français. La série de chiffres de 1 à 0 est présente dans l'une ou l'autre police (latine ou anglaise), voire les deux sur les pièces les plus anciennes.

L'abécédaire débute par sept rangées de motifs brodés au point de croix, prenant la forme d'un exercice progressif :
  1. demi-point de croix vers la droite
  2. demi-point de croix vers la gauche
  3. points de croix alignés
  4. points de croix en quinconce
  5. points de croix agencés en motif de chaînette
  6. points de croix agencés en motif de feuille
  7. points de croix agencés en motif de vagues ou "chiens courants"

La brodeuse est identifiées par ses initiales, rarement par ses noms et prénoms. Personnellement, j'ai préféré mettre son nom en entier (car ces abécédaires constituent une sorte d'arbre généalogique féminin léguée à ma fille).
L'année de confection est presque toujours indiquée. Pour les trois abécédaires déjà réalisés, j'ai décidé d'indiquer toujours l'année de leur 9 ans, d'où la présence de l'année 1910.


Sommaire et standardisé, le décor se compose de trois volutes doubles situées au bas de la toile.

Les bords sont le plus souvent terminés par un point de chausson en rouge. Comme je suis incapable de comprendre ce point, j'ai fait un simple ourlet (déjà bien assez difficile pour moi !).

Voilà. Mon abécédaire est terminé et ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de Joséphine, publiée dans le catalogue de l'exposition de 2004. Mission clonage parfaitement accomplie !




Source de l'article : catalogue de l'exposition Broder sans compter. L'art de la broderie en Alsace du 16e siècle au 20e siècle (2004).

samedi 29 août 2009

Le panier de la rentrée


Il sent bon la Bourgogne de mes vacances, mon nouveau panier... Autrefois, les vendangeuses portaient des modèles un peu semblables sur leur épaule et le remplissaient de grappes de raisin. Il y avait une ouverture devant pour le tenir plu facilement. Le mien est un peu plus petit et sans ouverture mais son fond à la forme si particulière lui donne un volume idéal pour ranger l'ouvrage du moment.

Quel est-il ? Le troisième marquoir de ma série "Grand-mère".

Après Victorine et Suzanne, au tour de Maria-Louise. Née en 1901 en Alsace, elle est allée à l'école allemande et son marquoir devait sans doute ressembler à celui-ci.


En effet, comme nous l'apprend l'excellent catalogue de l'exposition "Broder sans compter. L'art de la broderie en Alsace du 16e au 20e siècle", les abécédaires alsaciens étaient réalisés selon le modèle unique de l'école allemande. Quatorze abécédaires conservés au Musée Alsacien de Strasbourg, réalisés entre 1886-1936 et pourtant presque identiques, nous le confirment.


Moi, sa petite fille, j'ai donc très sérieusement suivi les instructions d'autrefois et reconstitué le marquoir le moins fantaisiste de toute ma carrière de brodeuse.
Je vous en détaillerai les étapes la fois prochaine.

Je suis contente d'être à nouveau parmi vous !

N'oubliez pas la prochaine pleine lune, le 4 septembre et ma série de questions que vous pouvez retrouver ici.



samedi 27 juin 2009

Le temps des grands-parents

Souvent, l'été rime avec famille. Les générations se retrouvent le temps des vacances. Ou bien les enfants sont confiés pour quelques jours aux papies et mamies pendant que leurs parents travaillent.
Souvenir de séjours idylliques chez ma grand-mère Victorine dans son cher Val de Villé, sauvage et mystérieux (Mireille ne me contredira pas...).
C'est peut-être ce qui m'a donné envie de reprendre ma série d'abécédaires des arrières grands-mères de ma fille.

Voici celui que j'ai imaginé pour Suzanne Dailly née en 1912 à Nicey-sur-Aire (Meuse), grand-mère maternelle de mon mari. J'ai eu la chance de la connaître moi aussi.

J'ai repris en partie les alphabets et frises d'un petit rouge publié par Muriel Brunet et j'ai modifié la partie inférieure. Je n'arrive pas tout à fait à me libérer de grilles pour inventer un marquoir de A à Z mais je pense que je vais y arriver bientôt.

Brodé en fils de soie (AVAS) rouges et bleus sur une toile de lin 16 fils, monté sur carton et gansé d'un joli ruban à l'ancienne.
Un délicieux parfum d'antan pour finir l'année scolaire en broderie...

samedi 1 mars 2008

Marquoir, dernière leçon : la finition

Et oui, il reste encore ce dernier chapitre à voir ensemble : quelle était la destinée des marquoirs d'antan et comment étaient-ils mis en valeur ?
Certains, dès le départ, étaient brodés pour être encadrés. C'était le cas des pièces maîtresses polychromes ou des monochromes plus ambitieux. D'autres étaient justes gardés tel quels, parfois entre deux paires de draps ou dans la boîte à ouvrage. Il ne faut pas oublier que les marquoirs fournissaient un riche éventail de lettres particulièrement utile au marquage du linge.

Lorsque les marquoirs étaient brodés sur une toile délimitée par une lisière, le problème de la finition ne se posait pas.


Dans les autres cas, il n'était pas rare de voir la brodeuse terminer son ouvrage par un simple ourlet, voire une finition plus basique : bords frangés ou crantés sauvagement au ciseau, marquoir cloué directement sur un planche. On ne faisait pas toujours dans la dentelle !

Heureusement, il existait des demoiselles plus délicates. Je n'y connais pas grand-chose en technique de couture mais que de raffinement parfois dans les finitions. Laissons parler les images...


J'adore ceux mis en valeur par un ruban de satin avec des fleurs plus moins importantes dans les angles, ou des noeuds... J'en reparlerai sans doute une autre fois. En effet, j'ai bien envie de ne pas encadrer les marquoirs des arrières grand-mères de ma fille mais de les réunir dans une sorte de grand scrapbook et de varier les finitions. Mais pour le moment, j'ai la flemme de concrétiser mes idées...et je n'y connais rien en scrapbooking !

dimanche 17 février 2008

Le marquoir de Victorine


Brodé avec un fil bordeau très foncé qui me rappelle ses savoureuses crêpes aux cerises noires, le marquoir imaginaire-imaginé de ma grand-mère maternelle, Victorine Verdun. J'adore son nom de jeune fille et j'ai été heureuse de l'immortaliser, ainsi que son monogramme V.V. Je me souviens qu'elle disait que cela portait bonheur d'avoir deux fois la même initiale...

Lalaye est un petit village du Val de Villé, au pied des Vosges, où on parlait un étrange patois roman, le welche, et pas du tout l'alsacien. Très proche de ma grand-mère, j'ai l'impression d'appartenir à cette Alsace-là.

Ma grand-mère vit désormais dans une maison de retraite, près de ses filles, à une centaine de kilomètres de son village natal. Elle aura 97 ans le 10 mai.

vendredi 25 janvier 2008

Marquoir, leçon 2 : alphabets et chiffres

Rien de plus simple en apparence que de broder des lettres ou des chiffres à la suite... Presque toujours, la brodeuse va à la ligne en veillant à aligner verticalement sa lettre par rapport à la première lettre ou à la croix de par Dieu de la ligne précédente. Et elle poursuit le plus souvent avec la série de chiffres.

Plus rarement, les dernières lettres de l'alphabet sont isolées et centrées sur une ligne.

La plupart du temps, la toile se couvre comme une page d'écriture. On brode à la suite comme on écrirait des mots sur un cahier de calligraphie, sans avoir peur de couper les mots parfois. Pas question non plus de laisser trop de blancs. Les petites filles devaient être très encadrées et respecter des règles de présentation dictées par les maîtresses. Cela n'empêche ni les maladresses, ni les lettres oubliées et rajoutées, ni les espacements inégaux entre les lettres.

Souvent, on rajoute une frise, un motif pour combler les blancs en fin de ligne. Cette "peur du vide" est caractéristique de l'art populaire. A une époque où le gaspillage n'existait pas encore, chaque millimètre compte pour parfaire l'apprentissage.

Quant j'ai commencé le marquoir de ma grand-mère, je n'avais pas fait attention à tout cela. Je voulais lui donner un côté instinctif, spontané. Je trouve que du coup, il a quelque chose de pas authentique... Je vais donc supprimer la croix de par Dieu qui ne devrait pas être isolée comme cela. D'ailleurs, ce marquoir d'école laïque sera plus juste sans ce symbole. Tant pis pour les chiffres : ils resteront décalés par rapport aux deux lignes de lettres. Encore une petite hérésie par rapport à la tradition : pas facile finalement d'inventer un faux vieux marquoir.

Merci à Catherine, Anne-Marie et Laurence qui se sont exprimées lors de la leçon précédente. Leurs remarques constructives m'aident à progresser dans cet apprentissage et m' encouragent à poursuivre ce travail d'analyse qui, je l'espère, ne vous ennuie pas trop :-))

mercredi 23 janvier 2008

Marquoir, leçon 1 : frise et dimensions

J'ai décidé de vous dévoiler étape par étape la confection du marquoir de ma grand-mère tout en vous livrant quelques réflexions plus générales nées de mes observations de ces broderies (sur ebay et dans des livres).

J'ai tout d'abord choisi une frise très simple et décidé de faire la même sur les 4 côtés, ce qui n'est pas toujours le cas sur les abécédaires. Sans le faire exprès, j'ai fait une faute dans la frise du bas, et je me suis fait vengeance pour la laisser !

A deux endroits, ma frise ressemble à cela !!! Il faut le faire comme erreur mais si je me suis trompée, une petite fille de 9 ans aurait très bien pu le faire aussi... Surtout ma grand-mère.
Ma frise délimite un beau carré de toile de 25 x 25. Je me demande si jadis, la brodeuse en herbe débutait son ouvrage par l'alphabet. Je pense qu'elle devait faire comme moi et commencer par la frise. Sinon, comment expliquer que l'écriture vienne parfois buter contre la frise, comme ici ?

Ce qui m'étonne toutefois, c'est que l'on trouve des dimensions très variables, souvent proches du carré : 27 X 29, 26 X 28, 24 X 23 ? Pourquoi ne pas avoir fait un carré parfait ? Mystère. D'autant plus que tout laisse à penser que les marquoirs étaient brodés de manière assez encadrée.
C'est ce que je vous expliquerai lors du prochain cours.



jeudi 17 janvier 2008

Grand-mère veux-tu...


Sélection de monochromes vus sur ebay

Peut-être que comme moi, vous avez déjà rêvé de retrouver parmi des trésors de famille, un vieux marquoir brodé au fil rouge. Enfant, je passais beaucoup d'heures à explorer le grenier de Victorine, ma grand-mère préférée, mais je n'y ai jamais découvert d'abécédaires. Il faut dire aussi que je me m'intéressais pas à la broderie à l'époque et je n'ai pas pensé à lui demander si elle avait appris le point de croix à l'école. Elle a 96 ans maintenant et a enfoui tout ces souvenirs dans un coin de sa mémoire.
Alors, pourquoi ne pas broder ce marquoir disparu ou qui n'a peut-être jamais existé ? Au lieu de reproduire littéralement des abécédaires brodés par des inconnues, pourquoi ne pas en créer un qui porterait son nom et qui ressemblerait à la petite fille espiègle et sans doute guère soigneuse qu'elle devait être à 8 ans ?
Rien n'est plus simple finalement.
J'y pense depuis un moment et comme je veux que mon marquoir ait un côté authentique, j'ai commencé à le broder sur une toile de lin un peu grossière et transparente qui rappelle un peu le canevas. En effet, je poursuis toujours mon étude des abécédaires (grâce à ebay) et j'étudie attentivement leurs matériaux, dimensions, inscriptions... Très peu étaient finalement brodés sur du lin. On employait souvent une toile de type canevas comme celle-ci.


Quand j'aurais fini le marquoir de Victorine, je broderai celui des trois autres arrières-grand-mères de ma fille. Une manière de voyager dans le temps, dans l'espace, l'histoire de nos familles et de tisser des liens entre les générations.

Et si d'autres brodeuses veulent me suivre dans cette aventure de recréation, il suffit de me l'indiquer dans les commentaires. Ce n'est pas à proprement parler un SAL de plus mais juste le partage d'une idée. Personnellement, je vais faire un marquoir par saison... Alors qui me suit dans cette aventure ?
Et j'en profiterai pour vous faire part de certaines de mes modestes observations sur les marquoirs.