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mardi 30 mars 2010

Nids de Pâques


Quand arrive Pâques, j'adore décorer ma maison. Peut-être même plus qu'à Noël.
Le printemps inaugure la ronde de nos anniversaires. D'abord mon mari, ensuite moi, puis ma fille. Cette dernière a fêté ses 14 ans (avec un peu d'avance) en même temps que son amie Mathilde. Un gâteau gourmand dégusté par neuf jeunes filles en fleurs...
Quant à moi, j'apprécie que mon anniversaire coïncide cette année avec la pleine lune. J'espère que ce sera de bon augure !

Parce que je sais que certaines continuent la collecte de fils à chaque pleine lune, je partage avec vous ma modeste collection de nids d'oiseaux. Pas un seul bout de fils récolté mais tout de même un grand morceau de ficelle. C'est un bon début...
Je ne désespère pas de voir un jour, un nid tapissé de fils en poussière ! Même si, chez moi, mésanges et moineaux boudent mes offrandes colorées.

samedi 30 janvier 2010

1 +2 + 3 = l'infini lunaire

En additionnant les chiffres de quarante deux participantes au SAL Fil en poussière, j'arrive à plus d'un kilo de poussière récolté en 2009.

1148, 20 grammes
pour être exacte.


Sans les 300 g de Linou, on serait en dessous du kilo. Peu importe !
La moyenne est d'environ 27 g par brodeuse mais il y a de grandes disparités : 12 sont en dessous de 10 g, 22 entre 10 et 27 g, 8 au dessus de la moyenne. Je ne suis pas la seule à avoir un résultat presque nul.
Deux brodeuses se sont amusées à calculer l'équivalent en nombre d'écheveaux DMC : Amélie et Mireille.
A titre indicatif, si je divise le chiffre total par le poids présumé d'un écheveau DMC, j'obtiens :


1148, 20 : 1,89 =607, 51 écheveaux perdus

607, 51 X 8 = 4860 mètres de fil perdus.

Un gaspillage inévitable qui sera très vite recyclé en nid douillet pour les oiseaux, en rembourrage de coussin.
Certains fils resteront dans leur bocal mêlés à d'autres prochaines récoltes. Simple objet décoratif insolite et changeant.



Voici un des nids de ma collection... Je vous montrerai d'autres exemplaires d'ici le printemps. Pour l'instant, je n'en ai jamais trouvé avec des fils mêlés à la végétation.

J'ai adoré visiter vos blogs saturés de fils hauts en couleur.
J'ai admiré comme toujours la belle photo d'
Emmanuelle.
J'ai été impressionnée par votre sérieux, particulièrement celui de
Flonounette qui n'a pas hésité à utiliser une balance du CNRS pou faire sa pesée.
J'ai été touchée par tous vos articles souvent chargés d'émotion, comme celui de
Maryse qui écrit si justement à propos de ses fils :

" Ils me rappellent tous les ouvrages, petits ou grands, les cadeaux, etc. et les périodes, avec leurs souvenirs (bons et mauvais) où je les ai brodés. C'est en fait un petit journal secret et coloré et que je suis la seule à pourvoir lire ".


J'ai aimé lire la rétrospective impressionnante de Maminou.


Fil en poussière se poursuit ailleurs, sans moi.
Elle avait participé à mon SAL. Elle poursuit en 2010 sous le nom "les fils au fil des saisons". La publication est prévue pour chaque 21. Les paresseuses pourront ne poster qu'au changement des saisons (21-3/21-6/21-9/21-12). Astucieux !

Fil en poussière - Saison II version tricot
En 2009, elle avait déjà proposé ce KAL destiné aux tricoteuses. Les récoltes étaient et seront encore exhibées à chaque nouvelle lune.

Poussière de fils.
Récolte exposée en début de mois...


...Et il y en a peut-être d'autres dont j'ignore l'existence !

A la pleine lune prochaine...




lundi 11 janvier 2010

Un gramme de fils en poussière


Un petit gramme qui correspond à la quantité de chutes de fils que j'ai récolté en brodant ces ouvrages durant l'année 2009. J'ai un peu triché car la balance oscillait entre le zéro et le un. C'est fou ce que c'est léger, les poussières de fil.

Même si j'ai brodé de manière raisonnable en 2009, je m'attendais quand même à plus de déchets. Et vous ?

Une nouvelle habitude est née : j'adore remplir mon "pot à bonheur". J'espère rester toute ma vie une glaneuse de fils. Je sais que d'autres comme moi vont continuer ou commencer à conserver leurs bouts de fil et cela me rend heureuse.
De temps en temps, j'irai vider mon récipient à l'endroit où les oiseaux viennent picorer des graines en hiver. Et j'espère voir quelques mésanges ou moineaux repartir avec des bouts de fils dans leur bec. Ce sera ma plus grande joie.

Je dédie l'histoire qui suit, à toutes les participantes de ce SAL et à toutes les brodeuses qui recyclent ou recycleront leurs bouts de fil.
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Dans le jardin des fils en poussière

La campagne avait bien changé. Le bitume engluait peu à peu l’horizon. Des cours pavées remplaçaient les derniers jardins potagers. Nous, les oiseaux, peinions de plus en plus pour trouver de quoi nourrir nos nichées au printemps.
Le soir commençait à tomber et j’étais partie bien loin à la recherche de quelques larves pour calmer les piaillements de mes trois oisillons. Les dernières becquées devaient être copieuses pour les rassasier jusqu’au lendemain matin. Je m’étais aventurée de l’autre côté de l’école, puis j’avais volé jusqu’à l’église. Etait-ce la fatigue, le découragement ? A mon retour, je m’étais trompée de nid ! Les braillards qui l’occupaient n’étaient pas des petites mésanges bleues mais de vulgaires moineaux. Leur mère arriva à tire d’aile, le bec chargé comme un garde-manger. Elle m’aida à retrouver mon chemin. Ensemble, nous traversâmes le jardin du presbytère où elle me montra des carrés de terre fraîchement retournés qui faisaient son bonheur. Elle se nourrissait là depuis des années. L’hiver, l’habitant solitaire de la maison proposait des graines et accrochait des boules de graisse aux branches des pommiers. Et il y avait même une petite fontaine à eau pour se rafraîchir ou s’abreuver. Je n’en revenais pas. Les hommes n’étaient donc pas tous mauvais ?
- Et tu n’as pas tout vu ! Reviens demain, si tu veux. J’ai quelque chose d’encore plus fabuleux à te montrer.
Occupée par mes oisillons qui apprenaient à voler, je ne revins du côté de l’église qu’une semaine plus tard. Le nid de la famille moineau était vide. Comme il était moelleux et délicatement coloré ! Où avait-elle trouvé une matière aussi douce pour le tapisser ? Je m’y réchauffais avec bonheur quand mon amie se posa délicatement à mes côtés. Elle avait le bec rempli de brindilles de couleur qui lui faisaient comme des moustaches.
- Tu as bien fait de revenir, chère mésange aux plumes d’azur, dit-elle en posant sa livraison à mes pieds. Voici ce que je voulais te montrer.
- Sur quel arbre ramasses-tu une matière si délicate ? C’est bien plus chaud et confortable que la mousse des jardins.
- J’ignore ce que c’est. Ce sont les jeunes filles, là-bas, qui les sèment au vent. Elles s’assoient parfois au soleil avec un morceau de toile sur leurs genoux et le piquent avec un grand bout de fil. Quand il devient trop petit, elles le coupent et en prennent un autre. Je n’ai pas encore compris à quoi cela sert mais je sais qu’elles guettent mon arrivée et sont émerveillées quand je repars avec ce qu’elles appellent du DMC.
- Du quoi ? C’est bizarre ce nom qui ne veut rien dire. Tu es sûre que ce n’est pas dangereux ? Les engrais chimiques portent parfois des noms codés comme celui-ci et ces couleurs chatoyantes cachent peut-être la présence de poisons…
- Ne t’inquiète pas ! J’ai bien observé. Elles n’utilisent pas de gants lorsqu’elles s’en servent et certaines les coupent avec leurs dents, ou mâchouillent leur extrémité. Tu vois, ma récolte d’aujourd’hui est encore plus douce que d’habitude. L’une des filles a parlé de fils « Au ver à soie ».
- Si les vers s’en mêlent, alors, c’est naturel.

Rassurée par les indications de mon amie moineau, je décidai de m’installer de ce côté-ci de l’église. Cachée parmi les frondaisons, je pris l’habitude de chanter pour remercier ces jeunes filles occupées à créer de jolies choses. Quelques notes de musique fragiles dans un monde en sursis…
(c) Hélène Croix de lune, 2009
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Et après ?
Certaines auraient aimé que cela continue en 2010. Souvent les SAL qui perdurent finissent pas s'essouffler. Alors, si vous voulez, vous pouvez tout à fait librement récolter vos poussières de fils et les montrer de temps en temps sur votre blog. Vous n'avez plus besoin de moi désormais !
D'ici la prochaine pleine lune, j'essaierai d'additionner les chiffres de chacune. J'espère qu'on arrivera quand même à une livre ou à un kilo !!!
Et si certaines ont le plaisir de découvrir des nids colorés, qu'elles n'hésitent pas à nous les montrer.
C'est avec une certaine émotion que je vous dis merci d'avoir joué le jeu avec enthousiasme, imagination et assiduité.
A très bientôt (surveillez la lune et revenez vite me voir...)

jeudi 31 décembre 2009

Fil en poussière : bientôt la fin !

L'année se termine tout doucement et mon SAL Fil en poussière également. J'espère que les abonnées au journal Le Marquoir ont apprécié l'article consacré à notre aventure. Pour les autres, j'en ferai une copie sur mon blog dans trois mois (lorsque le nouveau numéro du Marquoir sera paru).
J'étais en train de me demander quelle photo festive j'allais bien pouvoir mettre aujourd'hui, quand j'ai fait une drôle de découverte dans mon pot à bonheur : des filaments d'or s'étaient mêlés à mes bouts de fil et une petite créature (mi ange, mi farfadet) me souriait !

Serait-ce la fée des "Fils en poussière" venue nous souhaiter une bonne année ?
Peut-être.

En tout cas, elle s'est confectionné un bien joli nid pour passer la nuit à l'abri des tempêtes du monde.
Que ce même sourire illumine votre visage tout au long de l'année 2010 ! (tant pis ou tant mieux, si vous passez pour un être étrange).
Et n'oubliez pas la prochaine (et dernière étape) du SAL : le 11 janvier (instructions dans l'article précédent).

UN JOYEUX REVEILLON A TOUTES ET A TOUS
MERCI POUR VOTRE FIDELITE

dimanche 27 décembre 2009

Dernière pleine lune de l'année


image du site Harmon'y

J'espère que la lumière de Noël brille encore dans vos coeurs...

Ce mois-ci, je vous fixe un second rendez-vous pour notre SAL "Fil en poussière" car 2009 est une année à 13 lunes et il y aura une nouvelle pleine lune (appelée Lune bleue*) le 31 décembre.
Il parait que la lune bleue facilite les prises de décision, les bilans et les réflexions. Alors c'est parfait quand cela coïncide avec le début d'une nouvelle année.

Rappel des derniers objectifs du SAL

pleine lune du 31 décembre : une photo festive, si possible, étant donné la date de cette pleine lune. Champagne, cotillons seront, je l'espère, au rendez-vous.

bilan du 11 janvier 2010 : nous avons commencé notre collecte à la première pleine lune de 2009, le 11 janvier. Un an après, je vous demanderai de poser vos bouts de fil sur une balance et de me dire le poids que cela fera. Et puis, pour les bavardes, vous pourrez parler de cette expérience particulière. Qu'avez-vous aimé dans cette aventure ? Avez-vous pris conscience de certaines choses en collectant vos bouts de fils ? Avez-vous des idées de recyclage ? Quant à moi, je vous offrirai une courte nouvelle inspirée de cette aventure.


* Wikipédia : Au cours d'une année comportant 13 lunes, une "lune bleue" est la seconde pleine lune du mois qui en compte deux . On dénombre 7 "lunes bleues" tous les 19 ans et, une "double lune bleue" tous les 4,5 siècles, en corrélation avec un mois de février dépourvu de pleine lune.

mercredi 2 décembre 2009

Pleine lune de fils


Je suis curieuse de voir vos photos. C'est vrai que même dans un tambour, on dirait une tarte ! Donc mon idée du plat à tarte pour celles qui n'ont pas de tambour, n'était pas si bête que cela.
Joyeuses fêtes à toutes et rendez-vous le 31 pour la photo festive.

En attendant, je vais un peu hiberner et me consacrer aux miens.

mercredi 4 novembre 2009

Fils en poussière : dernières instructions


En parcourant vos blogs, j'ai constaté que plusieurs d'entre vous se posaient des questions sur les dernières étapes du SAL Fil en poussière. Voici donc les prochains rendez-vous avec la lune :

* pleine lune du 2 décembre : répandre ses fils en poussière au milieu de son tambour préféré (pour former une sorte de grosse lune colorée). Pour celles qui brodent sans tambour, vous pouvez étalez vos fils sur un plat à tarte (par exemple). Le but est de former un disque de fils qui évoquera la lune pleine.

* pleine lune du 31 décembre : une photo festive, si possible, étant donné la date de cette pleine lune.

* bilan du 11 janvier 2010 : rappelez-vous, nous avons commencé notre collecte à la première pleine lune de 2009, le 11 janvier. Un an après, je vous demanderai de poser vos bouts de fil sur une balance et de me dire le poids que cela fera. Et puis, pour les bavardes, vous pourrez parler de cette expérience particulière. Qu'avez-vous aimé dans cette aventure ? Avez-vous pris conscience de certaines choses en collectant vos bouts de fils ? Avez-vous des idées de recyclage ? Quant à moi, je vous offrirai une courte nouvelle inspirée de cette aventure.

Et après ???
Certaines désirent poursuivre en 2010. Moi-même, je pense conserver l'habitude de récolter mes fils. Pourtant, je ne proposerai pas un nouveau SAL Fil en poussière. Celles qui désirent continuer à ramasser leurs fils, pourront toujours de temps en temps nous montrer leurs fils en bocal. A la pleine lune ou n'importe quand...
Ma motivation était de tenter une expérience sur une année et d'induire des changements de comportement. L'expérience terminée, j'espère que vous serez nombreuses à rester des récolteuses de fils en poussière ... ou à le devenir.

Merci pour les fidèles qui ont aimé et continuent à aimer la manière dont j'ai organisé ce SAL. J'ai toujours beaucoup de plaisir à aller visiter vos blogs.

lundi 2 novembre 2009

Mettez vos lunettes !

Ce mois-ci pour examiner nos poussières de fil, des lunettes s'imposent.
Saviez-vous que lunette vient du mot lune ? Ce mot désignait en effet au départ un objet en forme de lune. Même les lunettes de soleil ont un lien avec la lune, alors... Cela fait réfléchir !!!
Moi, je suis hypermétrope, c'est à dire que je vois très loin (trop loin) et que je fatigue ma vue à cause de cela. J'ai donc porté des lunettes très tôt pour reposer mes yeux lorsque je travaille sur ordinateur, lis, et bien sûr, brode. Je suis encore capable de m'en passer mais de moins en moins. Et la presbytie rôde, je le sens...
Je ne crois pas que broder ait détérioré ma vue. Au contraire. J'ai l'impression que dès que j'arrête de compter mes points quelques jours, j'ai plus de mal à voir la trame. Broder semble fortifier mon acuité visuelle. Il faut dire aussi que je suis raisonnable et que je ne brode jamais plus de deux heures à cause de mes mains et poignets qui eux, me font très vite souffrir.
Souvent, ceux qui ne brodent pas ou plus, nous culpabilisent en disant : "tu brodes trop, penses à tes yeux". C'est vrai qu'il faut faire attention mais ce n'est pas parce qu'on ne brode pas, qu'on aura plus de chance de bien voir en vieillissant. Ce serait tellement bien si on pouvait tout prévenir par une attitude exemplaire. Hélas, cela n'est pas comme cela que cela fonctionne la vie...
J'ai décidé que le un fil sur un fil, je n'en ferai plus. Je crois que les myopes excellent dans les petites choses comme cela, pas moi ! Je me trompe, n'arrive pas à redéfaire et au final, je n'aime pas quand on ne voit qu'un point et non une croix sur la toile. J'ai plus de mal aussi à broder sur de la toile de lin bis et préfère maintenant le lin écru.
Je ne brode pas seulement avec mes yeux. Il y a aussi la mémoire du geste qui est importante. Les doigts qui, à force, connaissent la distance exacte entre deux points. Le déplacement de l'aiguille qui finit par être instinctif, surtout quand on brode toujours sur de la 32 count, par exemple.
Et le tambour qui tend bien la toile, la lampe qui éclaire bien la surface à broder sont les alliés précieux de nos lunettes.
D'ailleurs est-ce que vous utilisez un tambour ? Ce sera ma question pour le mois prochain avec une instruction pour celles qui en utilisent un :
faire une photo de votre tambour préféré avec vos fils renversés à l'intérieur. Comme une grosse lune remplie de fils en poussière. Je suis impatiente de voir ça !

samedi 10 octobre 2009

La sélection du coeur...

Voici les images que j'ai glanées sur vos blogs et je vais envoyer aux responsables de la revue Le Marquoir. Ils feront peut-être de leur côté une sélection plus sévère.
Merci de vous être investies, une fois de plus, dans cette aventure.

Ma préférée, comme tous les mois, c'est celle d'Emmanuelle.

Ensuite, et sans ordre de préférence, il y a "l'Offrande à la lune" assez surréaliste de Frani.


La composition très réussie de Maminou.



Puis la colorée de ma fidèle Sylvie.


La raffinée de Mamychatchat.

La champêtre de Balinette.

L'automnale de Charline.

La studieuse de DViolante.

Et parce qu'il faut bien s'arrêter, la photo d'Anne-Marie, sans doute la plus grande productrice de fils en poussière du moment !

C'est vrai qu'il y avait beaucoup d'inscrites au départ et que je n'ai pas l'impression de voir autant de blogs se couvrir de bouts de fils à la pleine lune.
Nous avons toutes des préoccupations diverses et variées et peut-être qu'un grand nombre récoltent anonymement dans leur coin leurs poussières de fils.
Je ne suis pas une organisatrice modèle et je n'aime pas relancer les gens, leur envoyer des messages, c'est peut-être aussi à cause de cela. Ma devise serait plutôt : qui m'aime me suive !
Je regrette de n'avoir pu choisir des photos parmi mes fidèles mais certaines photos étaient trop petites ou pas assez lumineuses... J'espère que personne ne sera peiné de ne pas avoir été choisi.

Le mois prochain, le jeu consistera simplement à me dire si vous êtes une brodeuse à lunettes ou pas ! Lors de mon contrôle chez l'ophtalmo, je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire une enquête sur la vue des brodeuses. Mettez-vous des lunettes uniquement pour broder ? Etes-vous myope, hypermétrope, presbyte... ? Avez-vous l'impression que vos yeux ne sont usés à force de broder ? Voilà le style de questions auxquelles vous pouvez répondre si vous voulez.

Pour celles dont la photo a été sélectionnée, indiquez-moi si vous désirez que votre nom soit cité dans le Marquoir et sous quelle forme (le nom de votre blog, votre prénom, votre pseudo...)

dimanche 4 octobre 2009

Fil en poussière : séance photo d'octobre


Régulièrement, j'aime changer de pot pour y stocker ma récolte. Cette fois-ci, un verre de mon arrière-grand-mère qui s'en servait pour garder le sel béni.


J'ai alterné les couleurs comme dans une verrine : une couche de rouge, une couche multicolore, une couche de rouge, une couche multicolore.


Tout ça accompagné de mon croissant de lune fétiche.


Dans une semaine, je publierai sur mon blog, les photos que j'aurais sélectionnées pour le Marquoir. Le temps de lire vos charmants articles.

mardi 29 septembre 2009

Dimanche 4 octobre

Et oui, c'est déjà dimanche la prochaine pleine lune et je n'ai toujours pas donné mes instructions pour ce mois-ci.
Je suis un peu absente en ce moment... Quelques tracas, des projets écriture, des broderies nouvelles et un peu secrètes, d'autres occupations (musique, stretching...) et hop ! je "déblogue" un peu.
Je suis même trop paresseuse pour mettre une photo !

Justement, le 4 octobre, il sera question de photos. J'ai besoin d'illustrer un article sur le SAL Fil en poussière (qui paraîtra dans la prochaine revue du Marquoir) avec de belles images de vos récoltes.
Il ne s'agit pas d'un concours de la plus belle photo mais j'espère que vous serez inventives.
Et surtout, précisez-moi si vous donnez votre accord pour sa publication dans une revue ou si vous êtes contre.
Je ne sais pas encore si je vais procèder à un tirage au sort ou choisir mes préférés !
Ce serait fantastique de pouvoir mettre tout le monde mais cela risque de faire un peu désordre dans Le Marquoir, tous ces bouts de fils :-)

samedi 12 septembre 2009

Résultats du sondage

Sur un échantillon de 27 brodeuses, vous êtes plus de 80 % à broder selon le type A. C'est à dire que la demi croix qui est au dessus est dans ce sens là : \

Les dernières réponses arrivées après mon calcul, confirment la prédominance du type A chez les brodeuses. Est-ce une caractéristique française ? D'après Anne-Marie, on broderait selon le type B en Angleterre, c'est à dire avec la demi croix au-dessus dans le sens /.


Comment expliquer la prédominance du type A ?
Beaucoup d'entre vous ont appris le point de croix toutes seules et les livres ou revue donnent toujours le type A comme modèle.
Celles qui pratiquaient la tapisserie avaient l'habitude de faire des petits points comme ceci : //// et étaient déjà conditionnées pour former leur croix selon le type A. Cela peut être une autre explication.
L'habitude de broder dans l'autre sens n'est pas liée au fait d'être gauchère ou droitière. C'est peut-être simplement le hasard de la première croix posée sur la toile. Nous avons commencé du pied gauche, en quelque sorte !

Après deux broderies où je me suis obligée à faire mes croix selon le type A (seulement pour voir si cela est plus facile ou plus joli), je vais revenir au type B par solidarité pour les 20 % de copines qui sont comme moi.
Enfin, plus facile à dire qu'à faire ! Voilà que je suis obligée de réfléchir maintenant pour ne pas me tromper de sens ! D'ici que je reste du type A...
D'ailleurs, je conseille à toutes les brodeuses, ce petit exercice de changement de sens. C'est très difficile, un peu comme de changer de main pour écrire.

Pour la prochaine pleine lune, je vous prépare un autre petit questionnaire (facultatif, comme d'habitude).
Merci pour votre participation, souvent très sérieuse.

vendredi 4 septembre 2009

Fils croisés


Pas la peine de tricher : j'ai été une mauvaise ramasseuse de fils ce mois ci. Brodeuse un peu trop nomade sans doute... et pas très productive. Voici donc les quelques bouts de fils qui traînaient au fond des mes paniers.

Je passe tout de suite à mes réponses aux questions que je vous ai posées en cette rentrée.

* Je suis du type B : je fais mes demi-croix comme ceci \ \ \ puis comme cela / / /, en commençant ma croix en haut, de gauche à droite et en brodant de préférence de gauche à droite en partant du haut de la toile.
Pour m'amuser, j'ai essayé de broder tout un ouvrage en utilisant le type A (en formant mes croix dans l'autre sens).
Pas facile de changer d'habitude. Et puis, je ne trouve pas que le résultat soit vraiment différent, alors à quoi bon se compliquer la vie ?

* J'ai appris à broder en Alsace avec ma maîtresse du CE1, et aussi avec ma mère. Je ne sais pas si cette habitude date de mes premiers points.

* Je suis droitière contrariée. Je brode et écris de la main droite mais je repasse et coupe les aliments de la main gauche. Je suis capable de peindre des deux mains, avec la droite pour les finitions précises et avec la gauche pour les grandes surfaces. En fait j'ai une main qui me sert pour tout ce qui demande de la précision et une autre pour ce qui nécessite de la force !

Et vous ?

jeudi 6 août 2009

Lune d'août

Aucune obligation de poster vos récoltes des vacances mais si vous me tenez compagnie, je me sentirai moins seule !
Mes bouts de fils se sont tout d'un coup échappés de leur récipient. Est-ce pour s'envoler vers la lune, parmi les étoiles ?

Vous l'aviez peut-être admiré
ici, ce charmant étui à aiguilles sur le thème de la lune ? Anne-Marie a eu la gentillesse de me l'offrir. J'aime bien le sens de ce proverbe chinois. Et puis, j'adore les moutons. Merci encore Anne-Marie pour cette délicate attention qui m'a fait chaud au coeur.

Pour la rentrée, je vous propose à nouveau un petit jeu.
Je suis depuis toujours intriguée par le fait que je ne fais pas mes croix dans le même sens que la plupart des brodeuses que j'ai rencontrées et je me demande bien pourquoi ! Il semblerait qu'on ne forme pas ses croix dans le même sens selon les régions où l'on a appris à broder mais cela reste à prouver.

En septembre, je vous demanderai si vous êtes :
  1. - du type A : demi-croix comme ceci / / / puis comme cela \ \ \
  2. - du type B : demi-croix comme ceci \ \ \ puis comme cela / / /
  3. - comment vous avez appris à broder et où ?
  4. - si vous êtes droitière ou gauchère
Ne répondez pas tout de suite mais à la pleine lune du 4 septembre.
Et j'espère que les collectionneuses de marquoirs anciens pourront analyser les croix des demoiselles de d'antan que j'aime tant !

mardi 7 juillet 2009

Les fils de la pleine lune


A nouveau la lune sera pleine dans le ciel cette nuit... et nos petits pots bien remplis.
Sorbet framboise ou glace berlingot ? A vous de choisir.
Bonnes vacances à toutes !

dimanche 7 juin 2009

Fils en poussière et panier en désordre


Avant de finir en petites croix ou en chutes de fils délicatement récoltés, les écheveaux de mon ouvrage en cours patientent dans mon panier.

Attention aux âmes sensibles, les photos suivantes peuvent choquer !


Les fils de soie que j'archive dans des petits sachets sont rarement rerangés dans leur pochette (il m'arrive d'ailleurs de perdre leur numéro).

Pourtant, j'ai un magnifique porte-fils (et même deux autres tout aussi jolis) mais je ne trouve pas cela très pratique.

Et comme toutes les désordonnées, j'essaie de prendre à chaque ouvrage de bonnes résolutions :

1. Ne plus laisser les ciseaux et les aiguilles traîner
2. Remettre les fils coupés dans leur sachet et ne pas les poser à côté de moi (je passe ma vie à me promener dans la maison avec des fils accrochés à mes vêtements !)
3. Mieux ranger pour gagner du temps (finies les heures à défaire les noeuds où à essayer de retrouver la bonne référence d'un fil oublié sur un coin de canapé).
4. M'inspirer des copines qui, elles, ont toutes les qualités que je n'ai pas ! (C'est pourquoi j'attends vos astuces et témoignages avec impatience..)



Prochaines pleines lunes
7 juillet et 6 août

En raison des vacances, la publication des photos de votre récolte de fils sera facultative. Continuez cependant à bien remplir vos pots que ce soit au jardin, sur la plage, à 1000 mètres d'altitude... Gare au vent qui est un ennemi redoutable ! Je serai quant à moi au rendez-vous et vous poserai d'autres questions tout aussi importantes (:-) dès septembre.

mercredi 8 avril 2009

Les fils de Pâques



Toujours heureuse de partager mes bouts de fils avec vous...
Mon petit pot se remplit tout doucement à la vitesse de mes coups de ciseaux. Ce sont des Sajou Art Nouveau qui m'accompagnent depuis que je brode le marquoir de Justine. Je ne suis pas vraiment une collectionneuse de ciseaux à broder mais j'en ai une dizaine que j'utilise en alternance. (Admirez au passage l'avancement de ma broderie depuis la dernière fois !).


C'est amusant, de montrer ses ciseaux en même temps que ses fils. Nadine et Bretzel se sont prêtées au jeu.





Quant à Sylvie-Chat bleu, elle m'a donné une idée pour la pleine lune prochaine. Regardez l'immense fil bleu qui traîne dans son pot de moutarde (est-ce la queue du chat bleu ?)


Et si la prochaine fois, on s'amusait à mesurer quelques uns de nos bouts de fils ? Chez moi, ils sont de toutes les tailles et chez vous ? Gaspilleuses de fils ou économes parfaites, rendez-vous le mois prochain. Je vous quitte sur cette douce image envoyée par une autre Sylvie.



Et n'oubliez-pas d'aller vous promener de fils en fils sur les blogs des participantes. Merci pour votre persévérance, votre enthousiasme et votre ponctualité.

lundi 6 avril 2009

Conte de la pleine lune

Le nouveau Marquoir étant sorti, je suis autorisée à publier sur mon blog une légende que j'avais écrite pour le numéro de Noël. Il y est question de fée, de broderie et de fête de la lune. J'en profite pour vous rappeler que la pleine lune approche. N'oubliez pas de montrer vos pots de fils et vos ciseaux préférés, le jeudi 9 avril !




LA LEGENDE D'ISADOR

N’ayez crainte, chers petits humains ! Je ne suis qu’un très vieux gnome inoffensif venu bercer vos songes nocturnes avec l’histoire merveilleuse de la fée Isador. Restez bien au chaud dans vos lits douillets et écoutez ce que je vais vous raconter…


Il y a bien longtemps, je vivais au cœur d’une lointaine forêt parmi la tribu des gnomes chenus. Nous avions de nombreuses activités qui nous occupaient sans répit : cueillette, construction de galeries, ramassage de bois... Les gros travaux ne nous effrayaient pas mais nous n’étions guère méticuleux. Les épines de ronces qu’on utilisait parfois pour raccommoder nos habits grossiers, étaient très difficiles à manier. Elles se cassaient, se tordaient, piquaient les doigts et transperçaient le tissu après bien des efforts. Au fil des ans, j’étais un des rares à avoir acquis une certaine dextérité en la matière et on avait pris l’habitude de faire appel à moi pour les rapiècements les plus désespérés.


Secrètement, je rêvais de fines étoffes, de mousselines vaporeuses pendant que je m’échinais sur le dur cuir d’une botte ou la rugueuse toile de jute d’un pantalon mille fois reprisé. Je ne pensais jamais coudre autre chose que ces affreuses loques jusqu’au jour où Isador vint me trouver en pleurs. C’était la plus fragile des fées et elle connaissait le charme de ses doux yeux enfantins. Baignés de larmes, ils avaient un reflet d’argent qui chavirait mon cœur.

- J’ai toujours été très étourdie, tout le monde le sait. Et bien, j’ai complètement oublié que la fête de la lune avait lieu dans trois semaines et les vers à soie ne pourront pas tisser le fil nécessaire à la confection de ma nouvelle robe. Je serai la plus horrible des fées et devrai peut-être retourner vivre parmi les humains.
- Pourquoi ne portes-tu pas la magnifique robe émeraude de l’année dernière ? Elle t’allait si bien…
- Tu l’avais donc remarqué ?
Bien sûr que je me souvenais d’Isador dans cette merveilleuse parure qui ressemblait aux ailes d’un papillon de nuit. Comment oublier une telle beauté ?
- Apporte-moi, cette ancienne robe. Je vais la teindre dans une autre couleur et essayer d’en modifier la forme. Je ne vois pas d’autre solution.

De ma vie, je n’avais jamais touché une matière aussi délicate. Elle était fraîche comme le pétale d’une rose, légère comme la musique d’une harpe. Isador m’avait confié cette splendeur et je pouvais la retravailler à ma guise, lui donner une seconde vie. Paniqué à l’idée de cette tâche immense, mon corps se mit soudain à trembler. Et si mes mains malhabiles faisaient un accroc dans ce voile si transparent que mes yeux habitués à la pénombre des sous-bois voyaient à peine ? C’était pure folie que de manipuler cette soie avec les doigts gourds d’un gnome. Il fallait métamorphoser la robe, mais autrement.

Au gré de mes promenades sylvestres, je ramassais de ci de là quelques cheveux d’elfes restés accrochés aux feuillages et récoltais de jolis fils irisés tissés par les araignées. Trop fragiles pour la couture, ils pourraient néanmoins être appliqués sur la soie à l’aide de mon aiguille. Prenant peu à peu confiance en moi, je laissais enfin parler mon imagination et dessinais point par point une ribambelle de motifs aux reflets subtils. Je faisais naître des entrelacs, des cœurs, des frises de fleurs, inventais toutes sortes de manières de croiser mes fils. Ils faisaient tantôt une croix, tantôt un nœud ou une tige…

Sous les rayons de la lune, la robe d’Isador fut cette année-là la plus belle. L’étoffe vert émeraude avait disparu derrière les ornementations qui mêlaient les éclats bleutés d’une chevelure elfique aux brillances de la soie des arachnides. L’art de la broderie était né, pour les beaux yeux de la fée Isador.

Que cette histoire reste à jamais secrète entre nous. Inutile de scandaliser vos gentilles mamans brodeuses en leur révélant que c’est un gnome qui inventa leur passe-temps favori. D’ailleurs, elles ne vous croiraient sans doute pas…

(c) Hélène croix de lune, Le Marquoir, n°64

mercredi 1 avril 2009

Les fils anonymes


Muriel, une fouilleuse de génie, a déniché ce marquoir insolite dans une brocante et me l'a offert. Elle trouvait qu'il était dans le même esprit que notre aventure des "fils en poussière". Ce n'est pas faux.


Regardez-le, avec son alphabet dont il ne reste que quelques lettres passées et son oiseau brodé à l'envers. Il est un peu miteux, sans valeur (comme nos fils en trop) et pourtant il dégage un charme indéfinissable.




Il suffit de suivre les traces des fils défaits par le temps, de retrouver l'empreinte des lettres envolées, et la brodeuse qui a ébauché ce marquoir semble surgir du passé.


C'est encore une enfant, maladroite et distraite. Je l'imagine reprenant l'ouvrage resté inachevé à la fin de l'année scolaire. La maîtresse n'avait pas eu le temps de faire broder aux élèves leur nom et la date alors il y a encore beaucoup de place sur la toile Pénélope. Poussée peut-être par une parente qui en avait assez de la voir traîner à ne rien faire, elle a repris son canevas à contrecoeur et brodé son volatile tête à l'envers.



Son oiseau de misère, fini tant bien que mal avec des fils disparates, pourrait bien devenir le symbole de nos fils en poussière. Surtout s'ils finissent leur recyclage dans un nid...



dimanche 15 mars 2009

Hommage

Tristesse à l'annonce de la mort d'Alain Bashung. Infinie tristesse. Comme si j'avais perdu quelqu'un de proche. Comme si une partie de ma propre histoire s'envolait un peu avec lui.

Francine
Ces quelques photos de retardataires du SAL "Fil en poussière" m'évoquent la fragilité de la vie. Le temps qui passe et le sablier qui se remplit inexorablement.
Et les fils que nous laissons derrière nous forment un bouquet de souvenirs, précieux comme l'or.

Laurence - Loli-Lola

Patricia