dimanche 24 décembre 2017

Nativité maniériste

La Nativité
huile sur toile, Frederico Barocci (1535-1612), 1597. Musée du Prado Madrid


Frederico Barocci (en français le Baroche) est un peintre italien maniériste du 16e et du début du 17e siècle, précurseur du baroque. 

Je garde de mes études en histoire de l'art, l'amour des peintres maniéristes qui sont souvent peu connus. 

J'ai redécouvert ce tableau et je le trouve toujours aussi magnifique :
  • l'enfant Jésus qui ressemble à un vrai bébé (un peu âgé déjà, certes) et qui est la source lumineuse de tout le tableau
  • la Vierge, si jeune et délicate comme une porcelaine aux teintes subtiles, très caractéristique des figures féminines peintes par Barocci
  • l'originalité de la composition et du cadrage, des ombres et des lumières
  • le jeu des mains, Joseph de dos désignant le fils de Dieu, Marie ouvrant les bras pour rendre grâce ou livrer son fils
  • les jeu des visages qui forment comme une diagonale dynamique
  • la nature morte dans le coin inférieur gauche : sac de blé et pain (?) dans un panier, annonçant peut-être le destin de Jésus ("Je suis le pain de vie")

Cette Nativité de Barocci qui est une scène de présentation du Sauveur n'est cependant pas figée et ressemble à une chorégraphie silencieuse. Le peintre représente l'instant où la porte s'ouvre pour laisser rentrer un berger dont on voit le mouton, et peut-être un mage.

D'intime, la naissance de Jésus va illuminer le monde profane.


Joyeux Noël à tous ! 
Dans la paix, l'amour et la simplicité des choses essentielles.

dimanche 17 décembre 2017

Accorder sa harpe

J'ai déjà parlé des représentations du roi David accordant sa harpe et de la signification symbolique de ce thème.


Voici aujourd'hui quelques portraits montrant non pas des harpistes en train de jouer ou de poser avec leur instrument mais d'accorder (ou faire semblant d'accorder) leurs nombreuses cordes. Toutes sont debout, une main en l'air tenant la clé d'accord (plus ou moins visible selon le choix de la représentation, de face ou de léger profil), l'autre main vérifiant la justesse d'une ou plusieurs cordes.

Une représentation qui met en valeur la harpe, les belles robes des musiciennes et la connaissance technique de l'instrument : les femmes représentées devaient sans doute savoir vraiment jouer et leur harpe n'est pas un simple élément de décor ou d'apparat comme dans d'autres tableaux que je vous montrerai dans des articles futurs.

  
 
Détail du Portrait de la famille Villiers par Jean-Bernard Duvivier, 1790, Groeninge Museum Bruges.

Jacques-Louis David, Juliette Blait de Villeneuve, 1824, musée du Louvre
Photogravure, par Oliver Whipple Huntington 1897

dimanche 3 décembre 2017

Mary Ann Roots Sampler

 Cela fait très longtemps que je n'ai pas écrit d'articles pour ce blog.
J'éprouve une certaine lassitude à montrer des broderies, publier des textes avec l'impression de parler dans le vide. Plus personne ne prend la peine de mettre des commentaires sur les blogs (moi la première). Il y a Pinterest, Facebook, Instagram, Youtube et j'en passe. A force de zapper d'un truc à l'autre, on ne retient pas grand-chose de tout cela... et on perd beaucoup de temps et d'énergie pour rien.

Alors je me suis inscrite sur un forum de passionnées de marquoirs où je trouve les échanges très enrichissants. La seule contrainte étant de broder des marquoirs mais c'est quand même ce que je préfère broder finalement.
On peut faire des projets à plusieurs ou des avancées libres. Et partager des tas de conseils et d'idées.

J'ai choisi de commencer un modèle paru dans le SANQ 1991.

J'ai sélectionné très librement des fils DMC sur lin Gander en m'inspirant de la photo car les couleurs indiquées ne correspondaient pas du tout (il parait que c'est fréquent dans ce magazine). J'ai aussi modifié car ma toile est plus claire. Par exemple, j'ai remplacé l'écru par un rose pâle.

Voilà où j'en suis aujourd'hui.

J'aime bien ces tons doux et poudrés. Cela fait très automne.

Et comme écrire des textes plus personnels me démangeait, j'ai créé un blog personnel uniquement pour moi et mes amis proches. Voilà ce qui me convient actuellement !

Je serai donc de moins en moins présente ici, d'autant plus qu'une nouvelle période de soins intensifs à l'hôpital démarre pour moi. Le myélome a choisi cette météo morose pour repointer le bout de son nez. J'ai un peu de mal à repenser ma vie par rapport à cette tuile qui me retombe sur la tête alors que je me sentais si bien... Je vais m'accrocher, une fois de plus, une fois encore. Et faire confiance aux nouvelles thérapies.

lundi 9 octobre 2017

Trousse à couture

Une trousse joliment fleurie
Que contient-elle ?
Le premier nécessaire à couture de ma fille.
Elle n'est pas accro au point de croix comme sa mère mais aime les motifs quaker, surtout en noir. 

J'ai choisi un DMC 844, moins sévère et qui s'harmonise bien avec les ciseaux Art Nouveau Sajou.


Le modèle de With my needle (Quaker Schoolgirl Needle Necessities), date de 2005 et s'inspire des motifs de l'Ackworth School.

Je n'ai réalisé que le carnet à aiguilles et l'étui à ciseaux. Il existe également un pochette à grille très jolie mais dont ma fille n'avait pas l'utilité.

 

dimanche 24 septembre 2017

Sous toutes les coutures

Durant presque un an, ma harpe Aoyama a joué au mannequin, supportant les essayages, les retouches...  et les crises de nerf de la couturière !
Car cela n'a pas été une partie de plaisir d'assembler ma housse entièrement à la main. 

J'ai essuyé beaucoup de déconvenues : 

  • La toile trop fine que les  cordes en métal trouaient : j'ai du rajouter un doublure coton dans la partie supérieure. Pas facile...
  • Le lin qui a un peu trop rétréci au lavage : tant pis, ma harpe semble montrer son petit pied sous l'étoffe.
  • L'arrondi de la console trop difficile à suivre en couture. La toile "tire" par endroit. Je pense que j'aurais du mettre une bande supplémentaire pour avoir plus d'épaisseur entre les deux faces.
 
  • La housse qui penchait vers l'arrière : j'ai eu l'idée de faire un petit drapé maintenu par un noeud.

Mauvaise couturière soit, mais couturière astucieuse !


Et des petits détails amusants pour détourner l'attention sur autre chose que mes points de couture ou ourlets douteux : 

  • Un oiseau en nacre
 
  • Une croix celtique en métal argenté
Je suis soulagée d'avoir terminé cet immense chantier et pas prête de recommencer même si j'admire tous les jours ma jolie housse avec son élégant drapé qui me fait penser à la robe d'une marquise.

lundi 24 juillet 2017

Utile

Ce n'est pas la première fois que je me lance dans la broderie de torchons, façon trousseau d'autrefois. L'été 2016, j'avais brodé des motifs en rapport avec la cuisine (bols, théière, moulin à café...) et en juin 2016, décliné mon monogramme.
Mais cette fois-ci, je les ai personnalisés pour deux étudiants qui me sont chers qui s'installent dans leur premier logement. J'ai utilisé un fil DMC rouge 321 et un bleu 791.

J'achète toujours des torchons métis (mi-lin, mi- coton) de la marque Cholet-Tissage de l'ouest.
Pas facile à broder car la toile n'est pas régulière (du fait de l'alliance du lin et du coton). Cela donne des lettres un peu allongées. 
Je trouve que les torchons en pur coton, souvent plus jolis, n'essuient pas.

Après la broderie, le trempage dans la baignoire ou dans un seau. Une bonne journée pour que la trame se ressert bien. 




Puis le séchage au grand vent.

Le repassage et le pliage.


Et voilà ma production 2017
  • la date en chiffres arabes et romains
  • des doubles monogrammes
  • des grandes initiales

Pour le plaisir de la cuisine... et de la vaisselle !

samedi 17 juin 2017

La fin du printemps...


Décidément cette année, je  cours après le temps...
Il ne me reste plus que quelques jours  avant le solstice d'été pour vous montrer mon Spring sampler de Prairie Schooler, une créatrice qui me motive en 2017.



March Winds and April Showers bring forth May flowers. 

Vieux proverbe anglais dont l’équivalent français pourrait être : 

Mars venteux et avril pluvieux, font mai gai et gracieux.

 

Un lapin sous un parapluie. 
Tiens, un copain pour mes lapins de Pâques !


De jolis alphabets, des motifs géométriques qui font penser à des patchworks. 

Tous les ingrédients d'une bannière très poétique... Presque à la Lewis Carroll.