lundi 24 juillet 2017

Utile

Ce n'est pas la première fois que je me lance dans la broderie de torchons, façon trousseau d'autrefois. L'été 2016, j'avais brodé des motifs en rapport avec la cuisine (bols, théière, moulin à café...) et en juin 2016, décliné mon monogramme.
Mais cette fois-ci, je les ai personnalisés pour deux étudiants qui me sont chers qui s'installent dans leur premier logement. J'ai utilisé un fil DMC rouge 321 et un bleu 791.

J'achète toujours des torchons métis (mi-lin, mi- coton) de la marque Cholet-Tissage de l'ouest.
Pas facile à broder car la toile n'est pas régulière (du fait de l'alliance du lin et du coton). Cela donne des lettres un peu allongées. 
Je trouve que les torchons en pur coton, souvent plus jolis, n'essuient pas.

Après la broderie, le trempage dans la baignoire ou dans un seau. Une bonne journée pour que la trame se ressert bien. 




Puis le séchage au grand vent.

Le repassage et le pliage.


Et voilà ma production 2017
  • la date en chiffres arabes et romains
  • des doubles monogrammes
  • des grandes initiales

Pour le plaisir de la cuisine... et de la vaisselle !

samedi 17 juin 2017

La fin du printemps...


Décidément cette année, je  cours après le temps...
Il ne me reste plus que quelques jours  avant le solstice d'été pour vous montrer mon Spring sampler de Prairie Schooler, une créatrice qui me motive en 2017.



March Winds and April Showers bring forth May flowers. 

Vieux proverbe anglais dont l’équivalent français pourrait être : 

Mars venteux et avril pluvieux, font mai gai et gracieux.

 

Un lapin sous un parapluie. 
Tiens, un copain pour mes lapins de Pâques !


De jolis alphabets, des motifs géométriques qui font penser à des patchworks. 

Tous les ingrédients d'une bannière très poétique... Presque à la Lewis Carroll.

mercredi 31 mai 2017

Le roi David accorde sa harpe

C'est un thème très répandu au 13e siècle, en témoignent ces représentations occupant l'initiale B du premier psaume dans des manuscrits enluminés. En accordant sa harpe, le roi David organise harmonieusement le monde sous la loi du Christ. Justice et justesse sont soeurs, en quelque sorte !

Avant de pouvoir jouer de belles musiques, il faut d'abord vérifier l'exactitude des cordes. 
Et moi qui adore les clés d'accord (comme le prouve un ancien article), je suis ravie de pouvoir en voir dessinées au Moyen-Age. Réelles ou imaginaires ? 

Souvent simples, parfois trilobées, elles sont délicatement ou fermement tenues. Je vous laisse en découvrir la richesse.


 
 


  Et aussi, un petit coup de mou bien naturel après avoir accordé toutes ces cordes !


Cliquer ici pour voir les références précises des illustrations et en voir d'autres

lundi 1 mai 2017

Les couleurs du 1er mai

 Dans la tradition celtique, le 1er mai est le jour de la fête de Beltaine, date à laquelle les Celtes passaient de la saison sombre à la saison claire. Elle est en opposition à Samain, ou Halloween.
Et c'est vrai qu'à cette époque de l'année, la nature se réveille et se pare de toute une palette de couleurs.
 
Beaucoup de blanc et de vert tendre pour accompagner les premiers brins de muguet.
 
 
 
 
 Mais aussi du bleu, du jaune et du mauve...
 
 
 
 Et quelques animaux paisibles qui profitent des rayons de soleil.
 
 
Joyeux 1er mai à tous !

dimanche 16 avril 2017

Juste à temps...

  Terminé le jour de Pâques, mon lapin qui court ! 

 (Rabbit run, Prairie Schooler, book n° 194)


Le voici, tout juste sorti de l'œuf... ou plutôt du tambour !


 Un très joli modèle d'inspiration quaker qui rappelle aussi les chromos d'antan.


 

Joyeuses Pâques à tous et paix dans le monde...

dimanche 19 mars 2017

Seconde vie

Souvent, quand on m'offre des fleurs en pot, je les replante dans la petite allée de terre de ma cour amiénoise. Parfois, cela ne donne rien. Ou parfois, il faut attendre deux ans pour avoir enfin des fleurs. 
Comme pour ces frêles narcisses...
 
Ou cette jacinthe reçue un Noël et qui parfume désormais mes printemps.
 
La nature est une belle école de patience. Et une extraordinaire magicienne.

Un jour, une amie me montre une plante qui poussait par hasard parmi les mauvaises herbes. Elle me dit que c'était un chèvrefeuille et me conseilla de le déplacer. Depuis, voici ce qu'il est devenu. 
Mais mon histoire la plus incroyable concerne ces timides violettes.
 
 Dans mon quartier, il y avait il n'y a encore pas si longtemps, un endroit un peu sauvage préservé du bitume, du goudron et des parpaings d'immeuble. Et peu à peu, la ville est venue manger cet espace de petits bosquets et prairies, endroit rêvé pour les oiseaux et les fleurs des champs. Voyant arriver le désastre, j'ai un jour volé des violettes sur le bord du chemin et je les ai replantées dans ma cour. La première année, aucune fleur, à peine quelques feuilles que j'avais du mal à identifier. Mais cette semaine, quelle émotion en découvrant quatre exquises petites violettes sauvées du naufrage !

Je suis fière de ma petite arche de Noé végétale. Il me manque peut-être encore quelques fraises des bois, primevères  ou crocus...
A suivre...