Premier marquoir entièrement composé par moi, je l'avais oublié au fond d'un tiroir.
Et pourtant, qu'est-ce qu'il rend bien encadré ! J'adore cette baguette qui se marie parfaitement avec la frise florale.
Et cet abécédaire avec des symboles chrétiens se plait avec le crucifix Napoléon III et le bénitier de de Notre Dame de Liesse.
J'ai bien envie d'inventer d'autres marquoirs d'autrefois... C'est plus compliqué que de suivre un diagramme tout prêt mais quel bonheur ensuite !
Surtout quand ces marquoirs racontent un peu une histoire oubliée. Ici, celle d'une personne qui a habité ma maison.
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vendredi 12 août 2016
lundi 19 juillet 2010
Journée VIP
Aujourd'hui, la librairie Les Mots vagabonds organisait sa deuxième journée VIP et j'y étais présente à ma manière, sous la forme d'une grille offerte aux participantes.
Laurence m'avait laissé carte blanche et j'ai créé pour cette journée un coussin dans l'esprit de Stacy Nash (et oui encore !).
Pour cela, j'ai utilisé :
- un lin assez grossier
- des fils nuancés Atalie (Terre, Sapin, Ebène et un marron hors-collection)
- des tissus austères, assortis au style de la broderie
Pour la finition :
- un carré de cotonnade fixé sur la broderie (pour piquer épingles ou aiguilles).
- une frise de grandes croix pour habiller la couture, sans avoir peur de faire des points irréguliers.
L'essentiel est de mettre en valeur le côté artisanal du coussin.
J'espère que les participantes à cette journée ont été heureuses de recevoir ce modeste cadeau et n'hésiteront pas à me mettre un petit commentaire en passant...
Merci à toi, Laurence qui stimule ma créativité.
Libellés :
échanges d'amitié,
marquoirs de la pleine lune
vendredi 2 juillet 2010
Primitivisme
Depuis quelques temps, j'admire les créations de Stacy Nash et j'avais envie d'essayer d'inventer une petite bricole inspirée du style primitif américain (que je ne trouve pas très éloigné de l'artisanat indien).
Une cotonnade bleue négligemment ficelée par un ruban à carreaux... Aucun raffinement dans le système de fermeture. On roule et enroule autour et c'est tout. L'intérieur est brodé dans les tons bruns et bleus et sert à envoyer un message d'amitié à une amie chère SC, accompagnée de quelques épingles très anciennes (19e siècle) et de vieux boutons maintenus par une épingle à nourrice biscornue.

Le tissu qui sert de pique-épingles, est rustique et campagnard. Je l'ai fixé avec un point assez grossier.
Voici un premier primitif qui ne sera pas le dernier... D'ailleurs, j'en ai un autre à vous montrer créé pour un évènement spécial à venir. Je n'en dis pas plus pour le moment !
Une cotonnade bleue négligemment ficelée par un ruban à carreaux... Aucun raffinement dans le système de fermeture. On roule et enroule autour et c'est tout. L'intérieur est brodé dans les tons bruns et bleus et sert à envoyer un message d'amitié à une amie chère SC, accompagnée de quelques épingles très anciennes (19e siècle) et de vieux boutons maintenus par une épingle à nourrice biscornue.
Le tissu qui sert de pique-épingles, est rustique et campagnard. Je l'ai fixé avec un point assez grossier.
Voici un premier primitif qui ne sera pas le dernier... D'ailleurs, j'en ai un autre à vous montrer créé pour un évènement spécial à venir. Je n'en dis pas plus pour le moment !
lundi 26 avril 2010
Le retour d'Hélène
Une autre Hélène qui habitait jadis dans ma maison, m'a inspiré ce marquoir.
En 1901, la petite fille qu'elle était, aurait très bien pu choisir les mêmes symboles eucharistiques et religieux (calice, ostensoir, clé de saint Pierre, coq de saint Pierre, sacré coeur, IHS, MA, cierge pascal, croix, chandeliers d'autel...).
Ces motifs bucoliques (oiseau, papillon, guirlandes florales, vase) auraient été, je pense, à son goût.
Vais-je dégrader ma broderie à grand coup d'eau de javel ou de thé bien fort, histoire de lui donner une certaine patine ? Je ne crois pas. Le temps aura vite fait de la vieillir, tout naturellement.
Libellés :
broderie religieuse,
marquoirs de la pleine lune
mercredi 25 novembre 2009
L'autre Hélène
Pas facile de se prendre pour une petite fille de jadis et de poursuivre le marquoir débuté ici. A croire que finalement, elles n'étaient pas si libres que cela de composer leur broderie.
J'ai placé quelques symboles religieux sur ma toile et elle commence un peu à s'animer. Reste à choisir d'autres motifs pour remplir un peu plus mon ouvrage. Un vrai casse-tête.
Je suis certaine que vous vous demandez où je suis allée chercher le nom de la brodeuse. Dans ma famille ? Dans ma tête ? Ni l'un ni l'autre.
Hélène Paule Manichon a longtemps habité la maison que je possède à Amiens, une amiénoise construite vers 1893 dans le quartier d'Henriville. C'est en faisant des recherches aux archives départementales, que je suis tombée sur elle. Forcément, comme nous avons le même prénom, je me suis attachée à son parcours. Son nom Manichon est un nom assez fréquent dans la région de Reims, d'où elle est originaire.
Née à Reims en 1890, elle habite ma maison en 1918 (peut-être même un peu plus tôt) en compagnie de son père Armand, comptable, de sa mère Georgette née Méreau et de son jeune frère Jean Henri, né en 1910 et encore écolier. Elle est en 1921 employée de commerce chez Cauchon, puis comptable en 1926 et infirmière en 1936 où elle vit seule avec son père. A partir de 1949, elle est assistante sociale. En 1953, elle partage sa maison avec une autre femme, probablement une parente, Palmyre Marthe Méreau. Elle est retraitée en 1959 et Melle Méreau vend la maison en 1965. Hélène ne s'est jamais mariée et semble s'être dévouée aux autres.
Parfois, je trouve étrange d'avoir le même prénom qu'elle. Et encore plus étrange que ma voisine d'à côté se prénomme également Hélène. A croire que c'est l'esprit de Melle Manichon qui nous attire !
Je pense dater son marquoir de 1911, date à laquelle elle devait encore être à Reims. J'aime imaginer le marquoir oublié dans une malle de déménagement puis retrouvé et accroché dans le salon bourgeois de la famille à Amiens.
Un souvenir de jeunesse prenant de l'âge en même temps qu'Hélène Paule Manichon...
J'ai placé quelques symboles religieux sur ma toile et elle commence un peu à s'animer. Reste à choisir d'autres motifs pour remplir un peu plus mon ouvrage. Un vrai casse-tête.
Je suis certaine que vous vous demandez où je suis allée chercher le nom de la brodeuse. Dans ma famille ? Dans ma tête ? Ni l'un ni l'autre.
Hélène Paule Manichon a longtemps habité la maison que je possède à Amiens, une amiénoise construite vers 1893 dans le quartier d'Henriville. C'est en faisant des recherches aux archives départementales, que je suis tombée sur elle. Forcément, comme nous avons le même prénom, je me suis attachée à son parcours. Son nom Manichon est un nom assez fréquent dans la région de Reims, d'où elle est originaire.
Née à Reims en 1890, elle habite ma maison en 1918 (peut-être même un peu plus tôt) en compagnie de son père Armand, comptable, de sa mère Georgette née Méreau et de son jeune frère Jean Henri, né en 1910 et encore écolier. Elle est en 1921 employée de commerce chez Cauchon, puis comptable en 1926 et infirmière en 1936 où elle vit seule avec son père. A partir de 1949, elle est assistante sociale. En 1953, elle partage sa maison avec une autre femme, probablement une parente, Palmyre Marthe Méreau. Elle est retraitée en 1959 et Melle Méreau vend la maison en 1965. Hélène ne s'est jamais mariée et semble s'être dévouée aux autres.
Parfois, je trouve étrange d'avoir le même prénom qu'elle. Et encore plus étrange que ma voisine d'à côté se prénomme également Hélène. A croire que c'est l'esprit de Melle Manichon qui nous attire !
Je pense dater son marquoir de 1911, date à laquelle elle devait encore être à Reims. J'aime imaginer le marquoir oublié dans une malle de déménagement puis retrouvé et accroché dans le salon bourgeois de la famille à Amiens.
Un souvenir de jeunesse prenant de l'âge en même temps qu'Hélène Paule Manichon...
samedi 17 octobre 2009
Premier marquoir de la pleine lune
Il ne faut pas croire, je brode toujours. Simplement, je passe moins de temps à faire des photos car montrer toutes les étapes de la progression d'un ouvrage n'est plus ce que je trouve le plus passionnant. Mon blog a pris de l'âge sans que je m'en aperçoive. J'ai même loupé son anniversaire !
Je ne publie plus avec la même frénésie qu'une débutante et c'est bien normal.
Même si je me fais plus rare, écrire des nouveaux articles me plait toujours autant.
J'ai commencé une nouvelle expérience, curieuse de me prendre un peu pour Violette, le personnage controversé de ma nouvelle "La marque du temps "(qui reste à ce jour ma nouvelle préférée, n'en déplaise aux grincheuses). Pour celles qui n'auraient pas lu l'histoire, Violette est une restauratrice textile qui pour s'amuser créé des faux vieux marquoirs et devient en quelque sorte victime d'un jeu qu'elle croyait innocent.
Fatiguée des créateurs de broderie, des reproductions de marquoirs anciens, j'ai eu envie d'essayer de faire comme elle.
C'est pour moi, je crois, une autre façon de raconter des histoires.
Armée de quelques ouvrages de base de Valérie Lejeune, j'ai commencé par choisir une frise qui me plaisait.
Je ne me prends ni pour une créatrice, ni pour une faussaire. Je dessine avec mon aiguille le marquoir qui rendra hommage à une jeune fille dont je vous parlerai bientôt.
Et je découvre une nouvelle façon de broder. Composition plus que création (comme le disait Anne-Marie sur son blog) mais qui n'est pas aussi facile que je ne le pensais.
Et j'ai créé une nouvelle rubrique sur mon blog qui nous permettra de retrouver ces marquoirs à l'ancienne plus facilement : les marquoirs de la pleine lune.
Mais au fait, j'en ai déjà inventé d'autres par le passé ! Celui avec le poème à Gasparine (ma broderie la plus émouvante), ceux des arrières-grands mères de ma fille.
Je ne publie plus avec la même frénésie qu'une débutante et c'est bien normal.
Même si je me fais plus rare, écrire des nouveaux articles me plait toujours autant.
J'ai commencé une nouvelle expérience, curieuse de me prendre un peu pour Violette, le personnage controversé de ma nouvelle "La marque du temps "(qui reste à ce jour ma nouvelle préférée, n'en déplaise aux grincheuses). Pour celles qui n'auraient pas lu l'histoire, Violette est une restauratrice textile qui pour s'amuser créé des faux vieux marquoirs et devient en quelque sorte victime d'un jeu qu'elle croyait innocent.
Fatiguée des créateurs de broderie, des reproductions de marquoirs anciens, j'ai eu envie d'essayer de faire comme elle.
C'est pour moi, je crois, une autre façon de raconter des histoires.
Armée de quelques ouvrages de base de Valérie Lejeune, j'ai commencé par choisir une frise qui me plaisait.
Puis un alphabet gothique.
Et un autre à "l'anglaise".
Et voilà où j'en suis aujourd'hui !Je ne me prends ni pour une créatrice, ni pour une faussaire. Je dessine avec mon aiguille le marquoir qui rendra hommage à une jeune fille dont je vous parlerai bientôt.
Et je découvre une nouvelle façon de broder. Composition plus que création (comme le disait Anne-Marie sur son blog) mais qui n'est pas aussi facile que je ne le pensais.
Et j'ai créé une nouvelle rubrique sur mon blog qui nous permettra de retrouver ces marquoirs à l'ancienne plus facilement : les marquoirs de la pleine lune.
Mais au fait, j'en ai déjà inventé d'autres par le passé ! Celui avec le poème à Gasparine (ma broderie la plus émouvante), ceux des arrières-grands mères de ma fille.
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