jeudi 27 juillet 2006

Relique

L'année du CE1, j'étais dans une classe composée de 29 filles et la maîtresse avait eu le courage de nous apprendre à broder un napperon pour la fête des mères.














L'ouvrage n'était pas petit et je me souviens qu'on avait le droit de sortir notre rectangle de toile quand on avait fini un exercice de math ou de grammaire. On aurait sans doute jamais terminé à temps, sinon...
J'avais déjà brodé des petites choses préimprimées mais sans grande passion. Là, ce fut une révélation. J'adorais
prendre ma broderie en classe. C'était en plein coeur de l'ennui scolaire l'évasion autorisée, le droit de rêvasser sans être dérangée par les copines qui respectaient comme par enchantement votre tranquillité. Cela convenait bien à la petite fille studieuse et réservée que j'étais. La maîtresse venait de temps en temps nous coincer le fil (l'arrière est trop bien soigné pour être de ma main de fillette) ou nous aider à enfiler l'aiguille (je salue ici sa patience).














Jaune et brun, il fallait oser ! Pas de doute, on est au milieu des années soixante dix. Je me souviens que j'avais une combinaison de ski avec les mêmes couleurs...

Admirez aussi l'horrible couleur serpillère de la toile Aïda !
Evidemment, ce n'est pas la broderie qui trône sur ma cheminée mais je la garde précieusement comme une relique... C'était quand même mieux les marquoirs rouges de nos grand'mères.

3 commentaires:

anne marie a dit…

le travail était déjà bien soigné!
Pour la toile Aïda,je crois qu'il n'y avait pas tellement de choix en France à cette "lointaine" époque!

Mime a dit…

Quelque soit le regard critique que l'on pose sur nos anciens travaux, il reste les souvenirs qui s'y rapportent et pour cela ils seront toujours chers à notre coeur.

marjorie a dit…

oui mais c'est le parfum de l'enfance... heureusement que de petits biens précieux comme cela sont là pour nous rappelerles jours heureux..