mardi 26 octobre 2010

Quaker en octobre

Depuis le mois de juin, ma toile s'est remplie de part et d'autre du médaillon portant l'inscription "Ackworth school 1790". A gauche...


A droite...

C'est loin d'être terminé !
J'aime toujours autant broder ce grand quaker mais je reconnais avoir très envie d'en commencer un autre, plus petit. Les tentations sont nombreuses.
Cependant, je trouve les tonalités du sampler de Mary Wigham en harmonie avec la saison, alors ce serait dommage de l'abandonner maintenant.

Je vais donc essayer de poursuivre la réalisation de cet ouvrage durant les vacances de la Toussaint. Après, j'attaquerai Noël.

dimanche 10 octobre 2010

Une bourse d'amitié

Mes instants broderie sont encore et toujours occupés par l'immense ouvrage quaker que j'ai commencé au début de l'année mais je suis trop paresseuse pour vous en montrer la progression. Je préfère partager avec vous, les magnifiques cadeaux confectionnés par Laurence. Celle qui aime que les mots vagabondent.



Un petit rouge monté sur carton, doublé d'une autre carton recouvert de tissu et s'ouvrant comme un soufflet. Laurence s'est inspiré des bourses de corporal.



C'est magnifique et il y a même une poche avec nos initiales dans laquelle je peux glisser des petits trésors qu'elle m'a offerts.


Une carte à fil Sajou façon onyx rouge, ou ses petites cartes en scrap que j'admire tant.



Ma chère Laurence, si tu passes par là, sache que je pense bien à toi, si courageuse, si gentille.


dimanche 3 octobre 2010

Entrelacs



De quand date cette boîte entièrement réalisée par mon grand-père ? Bien que ses entrelacs évoquent les années 1900, je pense qu'elle est plus récente.
L'art du bois découpé semble en effet perdurer tout au long du siècle précédent, comme en témoignent les catalogues Manufrance.



Celui-ci date de 1959.

En 1900, il y avait plus de deux pages consacrées à ces dessins pour travaux de découpage. Des tas d'objets pouvaient être fabriqués (vide-poches, porte-plumes, coupe-papiers, porte-journeaux, corbeilles, dessous de plats, objets religieux...) Le bois utilisé était soit du contreplaqué dit "incassable", soit des essences comme le hêtre, le platane, le noyer ou l'acajou, entre 4 et 6 mm. Toutes sortes d'accessoires étaient également vendues (anneaux, charnières, crochets, fermoirs...).
Je me souviens d'un porte-photos et d'une lampe réalisés par le même grand-père. Comme cela me semblait incroyable de savoir fabriquer des objets utilitaires d'une telle beauté !


Magie des méandres, des courbes où apparait un village au lointain.


Le motif du cygne, cher à l'Art Nouveau est mis à l'honneur dans le médaillon central. Cela donne un petit côté quaker à mon coffret, vous ne trouvez-pas ?




C'est étrange, ce passe-temps semblait assez répandu et je n'ai encore jamais vu d'autres objets similaires dans les vide-greniers. Et vous ?

dimanche 26 septembre 2010

La quatrième arrière grandmère de ma fille



Un léger parfum d'école pour ce quatrième marquoir de ma série Grand-mère veux tu...
Après Victorine, Suzanne, Maria-Louise, voici Madeleine.

Elle porte le même prénom que ma fille et le nom d'une célébrité politique (il me semble qu'elle était sa grande tante).

J'aime beaucoup cet arbre généalogique féminin sous forme de petits rouges. J'ai brodé celui-ci avec trois nuances de rouge (814, 815, 150) et en assemblant des motifs puisés dans les livres de Muriel Brunet.

Il me reste à trouver une idée d'encadrement...

mardi 14 septembre 2010

Dimanche médiéval


Tous les ans à Amiens, j'aime flâner à la fête au bord de l'eau et admirer une brodeuse qui connait le point de Bayeux. Cette année, elle avait déserté son stand et j'en ai profité pour photographier quelques unes de ses broderies médiévales.

Un magnifique métier gothique avec son décor typique de "plis en serviette".


L'ouvrage en cours, un drakkar de la tapisserie de Bayeux.


Les très belles compositions qui ornent la tente.




Et enfin, un autre métier qui n'attend que les doigts d'une brodeuse !



Pour celles qui voudraient se lancer : clic clic
Je n'ai pas encore essayé mais ça donne envie. J'aimerais beaucoup trouver un modèle de fleurs.



dimanche 22 août 2010

Jardin privé


C'est une petite cour comme il en existe un peu partout à Amiens. Habillée de vert et blanc, elle abrite mes rêves de jardin.
Mais voici que depuis un an, de méchants grondements de soufflerie m'empêchent de profiter de ce qui était jadis mon havre de paix. Broderie, lecture ou contemplation ont déserté ce lieu. Je suis désormais privée de jardin.
C'est d'autant plus horrible que les affreux bruits traversent les murailles et pénètrent jusque dans la maison. Petit à petit, l'école derrière chez nous s'est transformée en monstre menaçant. Un extracteur de cantine vieillissant et mal réglé, un nouveau condensateur de chambre froide jouent un concert cacophonique qui semble n'user que nos nerfs. Les autres voisins semblent indifférents. Sommes-nous trop sensibles ? Est-ce utopique de vouloir un minimum de silence pour vivre ?
Le directeur de l'école fait semblant d'être compréhensif mais ne nous prend pas au sérieux. Il ne répond même pas à nos courriers ! Le médiateur de la mairie ne peut agir qu'en fonction d'une législation qui laisse la part belle aux établissements publics. Nous nous sentons découragés, abandonnés et moi, je n'ai même plus envie de parler broderie.
Un blog, cela sert aussi à dire ce que l'on a sur le coeur, en toute sincérité en espérant un peu de réconfort. Et peut-être des idées ou des solutions !



jeudi 22 juillet 2010

Petit rien


Une pendouille à ciseaux offerte à une amie.


Pour le rembourrage, j'ai recyclé quelques
fils en poussière !

Bonnes vacances à toutes...

lundi 19 juillet 2010

Journée VIP




Aujourd'hui, la librairie Les Mots vagabonds organisait sa deuxième journée VIP et j'y étais présente à ma manière, sous la forme d'une grille offerte aux participantes.

Laurence m'avait laissé carte blanche et j'ai créé pour cette journée un coussin dans l'esprit de Stacy Nash (et oui encore !).



Pour cela, j'ai utilisé :
  • un lin assez grossier
  • des fils nuancés Atalie (Terre, Sapin, Ebène et un marron hors-collection)
  • des tissus austères, assortis au style de la broderie



Pour la finition :
  • un carré de cotonnade fixé sur la broderie (pour piquer épingles ou aiguilles).
  • une frise de grandes croix pour habiller la couture, sans avoir peur de faire des points irréguliers.



L'essentiel est de mettre en valeur le côté artisanal du coussin.

J'espère que les participantes à cette journée ont été heureuses de recevoir ce modeste cadeau et n'hésiteront pas à me mettre un petit commentaire en passant...

Merci à toi, Laurence qui stimule ma créativité.


vendredi 2 juillet 2010

Primitivisme


Depuis quelques temps, j'admire les créations de Stacy Nash et j'avais envie d'essayer d'inventer une petite bricole inspirée du style primitif américain (que je ne trouve pas très éloigné de l'artisanat indien).
Une cotonnade bleue négligemment ficelée par un ruban à carreaux... Aucun raffinement dans le système de fermeture. On roule et enroule autour et c'est tout.
L'intérieur est brodé dans les tons bruns et bleus et sert à envoyer un message d'amitié à une amie chère SC, accompagnée de quelques épingles très anciennes (19e siècle) et de vieux boutons maintenus par une épingle à nourrice biscornue.

Le tissu qui sert de pique-épingles, est rustique et campagnard. Je l'ai fixé avec un point assez grossier.
Voici un premier primitif qui ne sera pas le dernier... D'ailleurs, j'en ai un autre à vous montrer créé pour un évènement spécial à venir. Je n'en dis pas plus pour le moment !

dimanche 20 juin 2010

Les amis retrouvés

Le projet d’écrire des nouvelles a germé au hasard de mes promenades sur internet. Une brodeuse déplorait qu’il n’existait pas un équivalent français aux romans populaires américains mettant en scène des quilteuses ou des tricoteuses (Jennifer Chiaverini, Debbie Macomber). Pour m’amuser, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer d‘imaginer des histoires simples de brodeuses ? J'ai alors inventé le personnage de Béatrice, une mercière qui apparait (de manière plus ou moins importante) dans chacune des nouvelles. Ici, nous retrouvons Véronique, une des participantes au round robin du Temps d'une ronde.



Les mots brodés
# 6

LES AMIS RETROUVES

A Brigitte A.

Les rides commençaient sérieusement à se plaire sur mon visage mais plus les saisons passaient, moins j’avais de temps pour les regrets. Trop de choses nouvelles m’attendaient encore : des pays ou des livres à découvrir, des points de broderie à expérimenter… Je fuyais les vieux albums photos comme les miroirs. Mêmes les souvenirs heureux deviennent douloureux quand ils appartiennent au passé.
Je ne pensais pas, en faisant de l’ordre dans mes vieux modèles de point de croix, qu’une émotion soudaine, sans doute trop longtemps contenue, allait me submerger, et me replonger avec un sentiment de malaise, des années en arrière.
J’étais pourtant de bonne humeur quand j’avais commencé ce rangement, bien décidée à jeter plusieurs revues qui ne correspondaient plus à mes goûts et encombraient mes rayonnages. Mes amies avaient passé l’âge de pouponner, alors à quoi bon conserver ces projets de bavoirs pour bambins ? J’avais presque honte d’avoir gardé ces diagrammes de personnages Disney parmi mes grilles préférées. J’avais acheté de beaux classeurs en papier japonais afin d’y classer les modèles que j’avais aimé broder. Ils ne me serviraient sans doute plus jamais mais j’étais incapable de les revendre ou de les donner. J’aimais leur présentation raffinée sur papier cartonné luxueux. Rien à voir avec les photocopies que certaines amies m’avaient offertes et que je ne souhaitais plus garder. Je n’avais jamais pris plaisir à broder à partir d’une grille mal reproduite, à moitié coupée et baveuse. Il valait donc mieux les jeter et leur donner la chance d’être recyclées en papier plus utile.
Découragée par le désordre que j’avais créé en voulant ranger (quel paradoxe !), je sirotais un verre de thé glacé en écoutant du jazz sur ma terrasse. J’avais un peu l’impression de m’appeler Francesca, et d’habiter non loin de la route de Madison. Un photographe énigmatique viendrait peut-être révolutionner ma vie de mère de famille-brodeuse bien tranquille. François était en congrès à l’étranger et les enfants passaient la semaine chez leurs grands-parents. Depuis notre installation à Clermont, je n’avais jamais été seule dans la maison. Cela me procurait une sensation étrange. J’étais un peu désorientée, comme l’héroïne du film de Clint Eastwood.
Le téléphone se mit à sonner. C’était François.
- Allo, Véro, ça va ? Tu ne t’ennuies pas trop toute seule ?
- Si, terriblement. Alors je m’occupe. Je classe mes modèles de broderie.
- Encore ? Ne me dis pas que tu as dévalisé la boutique de Béatrice. Enfin, après réflexion, je préfère cela que de te savoir déprimée.
Je le rassurai en lui répondant qu’il s’agissait uniquement d’archives et non de nouveaux achats dans ma mercerie préférée. Je savais que cela l’agacerait un peu de m'entendre parler de broderie mais il valait mieux cela que de lui dévoiler mes rêveries de femme seule !
La nuit était tombée et j’en avais presque fini avec mon classement. Il me restait seulement un dernier carton à vider. Il datait encore de notre emménagement. Je l’avais laissé scellé par du gros ruban adhésif marron car il ne contenait sans doute rien de bien important. Je ne me souvenais plus très bien… Mais dès que j’ouvris le couvercle, je compris pourquoi, inconsciemment peut-être, je n’avais pas voulu l'ouvrir plus tôt. Son contenu était devant moi, m’obligeant à affronter les souvenirs du passé.

Elles s’appelaient Clémence et Adèle, ces deux charmantes fillettes dont l’une était la filleule de François. Je les avais tout de suite aimées, moi qui, à l’époque où j’avais fait leur connaissance, n’avaient pas vraiment d’atome crochu avec les enfants. Je devais avoir vingt-quatre ans et je vivais depuis peu avec François. Dès notre rencontre, il avait tenu à me présenter à ses seuls amis, les parents de Clémence et Adèle. Elle, Cécile, était la petite amie qu’il avait aimée lorsqu'il était encore étudiant. Lui, Jérôme, était presque devenu un frère pour François. Nous partagions souvent leur repas du soir le vendredi ou le samedi. Cécile cuisinait avec générosité et simplicité. Jérôme et François parlaient musique, Adèle suçait son pouce sur le canapé, glanant encore quelques minutes avant d’aller au lit. Clémence, la plus grande, dévorait une bande dessinée, à mille lieues de nous. Et moi, je me sentais pour la première fois heureuse de partager des petits morceaux de bonheur en famille.
Cécile était devenue mon modèle. Je voulais lui ressembler. C’était loin d’être acquis. J’étais très mauvaise cuisinière, je ne savais rien des responsabilités d’une mère. J’étais comme une petite sœur à la fois admirative et un peu jalouse de son ainée. Par amitié, j’avais brodé un abécédaire à chacune de ses filles. Deux kits sur toile préimprimée dont j’avais retrouvé la grille et l’emballage dans mon gros carton. L’un était pastel avec une maison très country et un motif géométrique d’oies. L’autre, plus vif avec un nounours sur un coffre à jouets. Je me souvenais que le fil rouge avait déteint au repassage à la vapeur et que l’auréole était encore un peu visible, une fois l’ouvrage encadré. En échange de ces cadeaux, Cécile avait crocheté un rideau pour la fenêtre de ma cuisine. J’avais souvent changé de maison depuis et je n’avais jamais trouvé une autre fenêtre aux dimensions de ce brise-bise mais je l’avais pourtant gardé comme on conserve une relique, d’autant plus précieusement que je n’avais plus de nouvelles de Cécile. Ni de Jérôme, Adèle et Clémence.
En regardant ces vieux modèles que j’avais exhumés du passé, je sentais le chagrin m’envahir. Tout me revenait en mémoire à mesure que j’observais les symboles noirs et blancs surchargés d’annotations au crayon, légèrement brouillés par mes larmes. Comment avions-nous pu être si proches, nous éloigner les uns des autres et nous perdre ainsi ?
Cela n’avait pourtant rien de bien exceptionnel. Cécile et Jérôme avaient divorcé, nous avions choisi de nous installer dans une autre région pour élever nos trois enfants. Chacun d’entre nous avaient pris un nouveau départ. Petit à petit, nous nous étions perdus de vue.
Et voilà qu’aujourd’hui, je pleurais au souvenir de Clémence et Adèle. Elles devaient avoir plus de vingt ans et j’ignorais ce qu’elles devenaient. C’était pourtant simple de le savoir. Il suffisait d’interroger internet et de suivre les traces qu’elles y avaient sans doute laissées. Je commençai par taper le nom complet de l’ainée : CLEMENCE MONGENET et je ne fus pas étonnée d’obtenir des réponses. Le site « les Copainsd’avant » me disait qu’elle était étudiante en médecine à Montpellier. Sur facebook, il y avait une photo d’elle prise lors d’une fête. Clémence était très maquillée, joyeuse. Je retrouvais son regard malicieux et myope de petite fille dans ce visage fardé de jeune femme. Impression bizarre mais pas aussi dérangeante que je ne l’aurais pensé.
Adèle, elle, était inscrite en fac d’anglais. Elle avait toujours le même sourire un peu inquiet et posait en compagnie d’un charmant jeune homme qui devait être son petit copain. Un garçon simple qui avait l’air bien. J’étais rassurée comme une mère découvrant les fréquentations de sa fille.
Parcourant la liste de leurs amis, j’avais reconnu Jérôme, coiffé de son inséparable chapeau, et Cécile.
La cinquantaine lui allait bien. Avait-elle trouvé la paix après ces quelques années de crise ? Était-elle heureuse ? Je me sentais légèrement mal à l’aise d’avoir osé une incursion, même timide, dans sa vie actuelle, un peu comme lorsqu'on regarde à la fenêtre une fête à laquelle on n'est pas convié. Je pris la décision d’éteindre l’ordinateur et d’aller me coucher.
Le sommeil fut long à venir. Certaines pensées m’obsédaient. La vie de Cécile entrevue sur l’écran me semblait tellement plus joyeuse que la mienne. Le net était peut-être un miroir déformant mais je me faisais un peu honte avec mes petites manies de mère de famille à l’ancienne. Mon mari, mes enfants, mes broderies… Etais-je vraiment heureuse ? Voilà une question qu’il vaut mieux éviter de se poser à une heure du matin, surtout quand on dort seule.
Le lendemain matin, devant ma tasse de thé bien fort, je me dis qu'il était ridicule de rester anonyme derrière mon écran, à guetter des nouvelles photos de Cécile et de ses filles. A compter tous les amis de Jérôme, ou que sais-je encore ! C’était si facile de rompre la solitude. Il me suffisait de quelques clics de souris pour me manifester, envoyer un petit signe. Tant pis, si la peur de tomber à côté me donnait un peu le trac.
Peu de temps après mon inscription sur facebook, je reçus un long message de Cécile puis, quelques heures plus tard, de Jérôme. Les nouvelles n’étaient pas aussi clinquantes que sur internet mais comme c'était bien de retrouver la complicité d’autrefois ! De confidences en mots de réconfort, nous avions renoué le fil.
François et les enfants seraient bientôt de retour et j’étais impatiente de leur annoncer cette nouvelle. Si tout allait bien, nous pourrions rencontrer nos amis dans quelques mois.

J’allais pouvoir enfin broder de nouveaux souvenirs.

dimanche 13 juin 2010

Mon quaker en juin



Il avance, mine de rien, mon grand projet quaker de l'année.

J'adore broder les parties géométriques ou végétales telle que cette magnifique couronne.

Petit à petit se construit un dialogue entre des motifs colorés et d'autres très clairs qui forment comme une dentelle.

L'écureuil et l'oiseau jaune à droite, ne me laissent pas un excellent souvenir. Je ne suis pas tout à fait satisfaite des couleurs utilisées pour ces deux motifs qui étaient assez lassants à broder. Je déteste les grands aplats !

Je continue le labeur, un peu chaque jour. La preuve !




mercredi 9 juin 2010

Artificiel rime avec éternel


Cela fait un moment que je souhaite vous montrer cette étrange couronne de fleurs en crépon. Elle a été confectionnée à une époque où des processions étaient organisées le jeudi de la fête Dieu.
Le sol était jonché de pétales de fleurs ; les enfants fabriquaient ces couronnes au catéchisme et les approchaient de l'ostensoir qui était exhibé ce jour-là. Ensuite, cette petite couronne (en quelque sorte bénie par le saint Sacrement), tenait compagnie au crucifix ou au bénitier de la maison. Cela se passait en Alsace, durant l'enfance de mes parents.
Je trouve ce papier crépon fané magnifique. Elles sont si délicates ces roses en tourbillon qui me font penser aux années 30 ! On utilisait, semble-t-il, une aiguille à tricoter pour enrouler le papier.
C'est presque un miracle d'avoir conservé cette couronne qui semble pourtant bien fragile et éphémère.

Vous pouvez voir en vidéo, la procession qui se déroule encore chaque année à Geispolsheim, non loin de Strasbourg. Il y a même de magnifiques costumes alsaciens avec des tabliers en dentelle.

mardi 1 juin 2010

Gardienne d'oie



Un modèle offert sur le blog de Danybrod qui m'évoque la Ganseliesel du parc de l'Orangerie de Strasbourg.

Ou les dessins de l'oncle Hansi...



Ou encore les assiettes du service Obernai dessiné par Henri Loux.



Oui, je sais, il manque quand même la coiffe alsacienne sur le modèle de Dany !
Il n'empêche que j'aime ce thème populaire. Merci Dany pour ce charmant modèle que j'ai aimé offrir à ma mère.

mercredi 26 mai 2010

Le gâteau des fées



Une potion magique venue d'Angleterre, quelques minutes de cuisson au four, un peu de fantaisie sucrée et colorée et il ne reste plus qu'à déguster autour d'une tasse de thé...
Une douceur qui pourrait bien supplanter les macarons et devenir la friandise préférée des brodeuses.
Et oui, certaines caissettes en papier n'évoquent-elles pas nos délicieux tissus liberty ou nos dentelles, les fleurs en sucre, de jolis boutons ? Beaucoup de créativité en perspective.
Même si, personnellement, je trouve tout ce sucre un peu écoeurant et préfère déguster mon gâteau nature !



lundi 17 mai 2010

Mon meuble à rêve




Voici le scriban qui me sert à ranger presque tous mes trésors de brodeuse. Livres, brocante, et broderies y font bon ménage.

Voici l'emplacement réservé aux vieilles boîtes ou cartes à fils.

Le panier avec quelques étuis à aiguilles, à ciseaux.
La boîte à pinkeeps.
Le pique-fleurs à ciseaux.


Dans un petit tiroir, quelques bobines de fil anciennes et mon DMC préféré pour coudre le lin (n° 4242).


Dans le premier grand tiroir, fils DMC à gauche, toiles de lin au milieu...
Tissus, dentelles et rubans à droite.

Les autres tiroirs sont réservés au matériel de bricolage (très en vrac !) de ma fille.

J'ai encore bien d'autres coins à moi que je vous dévoilerai au gré de mes humeurs.