lundi 23 mars 2015

Un air de printemps


Je l'avais attendu tout l'hiver, ce petit rouge gorge : il est arrivé avec le printemps passer des heures précieuses dans ma cour. Là où par manque de soleil, les tulipes poussent couchées sur le sol, au milieu des lapins qui pour moi, évoquent Pâques.

   
 Car dans ma région natale, c'est un lièvre qui dépose des oeufs en chocolat aux enfants !

 
  A l'extérieur, la joie de fleurir des jardinières sur les rebords de fenêtre.
 D'accrocher la couronne de printemps sur la porte d'entrée, agrémentée de quelques nouvelles fleurs en crochet.
 A l'intérieur, le bonheur de voir s'épanouir des jonquilles dans un de mes vases préférés.
 
Et de changer un peu la décoration de mon oratoire : un nouveau nid avec mes premières fleurs en crochet, des décorations de Pâques en bois.
Le printemps est toujours pour moi une renaissance !


dimanche 22 mars 2015

Un bain de thé

Rigolo non, pour laisser infuser un délicieux thé au jasmin ?
Bon dimanche à tous !

jeudi 12 mars 2015

Mes premiers granny

 Quelques échantillons envoyés à ma mère ! Elle sera étonnée, j'en suis sûre... Depuis le temps qu'elle essaie de m'apprendre le crochet. 

Deux autres carrés granny assemblés pour former une petite pochette où ranger mon badge qui me sert à pointer au travail. 

Pour l'instant, j'ai travaillé avec de la grosse laine et comme j'ai tendance à trop serrer mes mailles, j'ai très mal au pouce droit. Donc repos pour le moment !

Questions aux expertes : quelle est la face qu'il faut montrer ? Je crois que celle que j'ai choisie est en fait l'envers mais je la trouvais plus jolie.
Faut-il tourner le carré à chaque tour, ce que je n'ai pas fait ?

La difficulté principale pour attaquer des modèles plus compliqués, c'est que je ne vois pas les mailles quand il faut repiquer dedans. Pour les granny, c'est facile, il faut viser les grands espaces ! 
Pour l'instant donc, je me contente des modèles où on n'est pas obligé de piquer maille par maille...
J'espère que d'autres débutantes passeront par là, pour que je me sente moins seule ;-)

lundi 9 mars 2015

Curiosité

 
C'est dans un musée plein de charme à Semur-en-Auxois, l'été dernier, que j'ai découvert ce curieux tableau, difficile à prendre en photo car exposé dans une vitrine.
De loin, il me faisait un peu penser à un marquoir... Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir de plus près qu'il avait été réalisé à l'aide d'insectes séchés ! L'œuvre qui porte la date de 1882 est malheureusement anonyme.
Je ne sais pas si ce genre de composition était fréquent au 19e siècle, siècle qui m'étonnera toujours !
Moi qui suis un peu phobique des insectes, j'avoue que j'avais un peu de mal à voir les carapaces de scarabée de très près mais que l'admiration devant tant de patience l'a emporté.
 


Autre curiosité à découvrir : un nouveau blog sur le département de la Somme, 
http://letourduquatrevingt.eklablog.fr/

mercredi 4 mars 2015

L'art de la harpe celtique, du Moyen Age au Vingtième siècle



Portrait de Hempson (E. Scriven)
Réédition CD de 1996



On évoque souvent la différence de qualité sonore entre les disques vinyles et les CD. Certains préfèrent le son des disques malgré les craquements, d'autres celui des CD. Je n'ai pas d'avis sur la question mais je déplore souvent la perte d'informations entre les pochettes de disque et de CD, surtout quand ce dernier ne s'accompagne pas de livret.
Pour la réédition de l'album de Régis Chenut enregistré chez Arion en 1977, je déplore l'absence d'iconographie et la perte de certaines informations, comme la biographie de l'artiste ou la bibliographie. Et la disparition du sous-titre : "Du Moyen Age à nos jours" auquel Régis Chenut était très attaché.

A ma manière, j'ai donc décidé de redonner vie à ces ressources.




LA HARPE CELTIQUE (par Régis Chenut)
Sa forme rappelle celle de la harpe de concert : elle comprend une caisse de résonance reliée à la console par une colonne. Dans la console sont placées trente chevilles, qui correspondent aux trente cordes fixées à l’autre extrémité au milieu de la table (partie supérieure de la caisse). L’instrument est accordé diatoniquement ; l’étendue est donc de quatre octaves et une note, du sol1 au la 5. Sous chaque cheville est placée une palette qui, par rotation, permet d’élever chaque corde d’un demi-ton. Les anciens harpeurs accordaient leur instrument en sol : on peut l’accorder aussi en mi b, comme la harpe à simple mouvement, ou en do. De nos jours, les cordes sont en boyau, souvent en nylon. Dans le grave, les quatre ou six dernières notes sont en métal filé.
La harpe irlandaise est un instrument médiéval qui a survécu jusqu’à la fin du 18e siècle. Ses cordes étaient de métal (laiton et acier) et sa caisse de résonance creusée d’un seul bloc dans du bois de saule. Son existence en Irlande est attestée par l’iconographie depuis le 9e siècle (psautier de Folchard, Ms irlandais de Saint Gall). L’instrument, la beauté de son timbre et l’habileté des harpeurs sont cités dès le 12e siècle par Giraldus Cambrensis, puis V. Galilei (1581) et M. Praetorius (1618). 

Barde
 La harpe reposait sur l’épaule gauche ; on jouait avec les ongles, la main gauche touchant les aigus et la droite les basses. Jusqu’au 16e siècle, les harpeurs jouirent d’une haute considération et d’une situation sociale enviable. Par la suite, les anglais les persécutèrent en tant que représentants de la résistance irlandaise. Le déclin de la noblesse autochtone qui les protégeait et les entretenait fit d’eux, peu à peu, des ménestrels ambulants. Parallèlement, on note une décadence de leur art, qui, de savamment raffiné, devint peu à peu populaire. La vieille technique consistant à jouer avec les ongles se perd au 18e siècle, et les derniers harpeurs jouent avec la pulpe du doigt. L’instrument disparait au début du 19e sièlcle avec Arthur O’Neill, dernier harpeur, qui donne de ses mémoires, des détails pittoresques sur ses collègues contemporains et passés.


Harpe du Trinity College, dite aussi de Brian Boru ou de O'Neill
Ancienne harpe Trinity College, côté droit (Bunting)



Ancienne harpe Trinity College, côté gauche (Bunting)





 Il existe dans les musées de Dublin et de Belfast , plusieurs spécimen conservés de ces instruments, notamment la harpe de Brian Boru (13e siècle) à Trinity College. 




 
A partir de la fin du 19e se siècle se dessine la renaissance d’un instrument qui ne sera plus celui à cordes de métal mais la harpe à corde de Boyau, d’origine galloise, connue aujourd’hui sous le nom de harpe celtique.


L’ancienne musique de l’instrument médiéval nous est pratiquement inconnue. A partir du 17e siècle, divers témoignages attestent l’emploi de la harpe irlandaise, en soliste dans le répertoire du luth, et dans des ensembles d’instruments pour la réalisation de la basse. Le répertoire actuel de la harpe celtique est constitué par la musique traditionnelle d’Irlande, d’Ecosse, du pays de Galles, relevée par des collecteurs depuis la fin du 18e siècle. Le plus célèbre d’entre eux fut l’irlandais Edward Bunting (1773-1843), qui, en 1792, à Belfast, réunit les quelque douze vieux harpeurs encore existants ; un seul d’entre eux, Denis Hempson (1695-1807), âgé alors de quatre vingt seize ans, jouait encore avec les ongles et, semble-t-il, dans le style de la harpe irlandaise médiévale. Bunting nota leur répertoire, qu’il publia en trois volumes, précédées de copieuses préfaces où il rapporte tout ce qu’il a pu recueillir sur la harpe irlandaise, son jeu et ses virtuoses. Un travail analogue a été fait en Ecosse et au Pays de Galles. 
La harpe celtique se prête parfaitement à l’interprétation de la musique médiévale, renaissante, baroque (répertoire du luth et du clavecin), et sa sonorité intéresse de nombreux compositeurs contemporains (G. Migot, A. Tchérepnine, M. Kelkel, A. Weber, Aubert Lemeland, Marc Carles).

BIBLIOGRAPHIE 
Giraldus Cambrensis Hibernica (1187) in Oeuvres complètes, éd. par J.S. Brewer, J.F. Dimrock et G.F. Warner, Londres 1861-91, vol. 5 ;
V. Galilei, Dialogo della musica antica e della moderna, Florence 1581, rééd. en facs. Rome 1934 ; éd. abrégée par F. Fano, Milan 1947 ; trad. anglaise abrégée in O. Strunk, Source Readings in Music Hist., Neww-York 1950
M. Praetorius, Syntagma musicum, II De organographia, Wolfenbüttel 1618 2/1619, rééd. en facs par W. Gurlitt, Kassel, BV, 1958-59
E. Bunting, A General Coll. of the Ancient Irish Music..., Londres 1796 ; du même, A General Coll. of the Ancient Music of Ireland..., Londres 1809 ; du même, A General Coll. of the Ancient Music of Ireland...arranged for pianoforte and voice, Dublin 1840
D.J. O'Sullivan, Carolan, The Life Times and Music of an Irish Harper, Londres, Routledge & Kegan Paul 1958
J. Rimmer, the Irish Harp, Cork, Mercier Press, 1969
E. Leipp et D. Mégevand, La harpe celtique, in Bull. du G.A.M. n°73, 1974.


Carolan, National Gallery Dublin
L’enregistrement du disque a été réalisé sur une harpe diatonique de Lyon-Healy de trente-deux cordes (étendue du do grave, deuxième ligne supplémentaire inférieure, clé de fa, jusqu’au fa à l’octave de la ligne supérieur clé de sol). Elle a été choisie parce qu’elle correspond exactement à la tessiture des instruments décrits par E. Bunting dans sa préface.
Au 18e siècle, la harpe à corde de boyau s’est généralisée en Irlande, au détriment de la harpe à cordes métalliques. Au Pays de Galles, le boyau a toujours été employé, dès le Moyen-Age. Des essais de construction d instruments à cordes métalliques ont été tentés : ils sont peu convaincants jusqu’à ce jour, surtout, sans doute, parce que le secret de la vieille technique s’est perdu (on jouait avec les ongles et on étouffait les sons beaucoup plus que dans le jeu de la harpe à cordes de boyau).

Collection dirigée par Ariane Ségal. Prise de son : Claude Morel

BIOGRAPHIE DU HARPISTE
Régis Chenut fit ses études musicales au Conservatoire de Strasbourg (piano, solfège, harmonie, histoire de la musique, clavecin et harpe) où il obtint un prix de clavecin, un prix de harpe ainsi que des diplômes de piano, solfège et harmonie.
Parallèlement, il travailla le clavecin avec Aimée von de Wiele (Paris) puis la harpe avec Liana Pasquali, professeur au Conservatoire de Bucarest, dans le cadre des cours internationaux de perfectionnement musical de Taormina (Sicile).
Il se spécialisa dans l'étude de la harpe "irlandaise" (harpe ancienne et diatonique) avec Denise Mègevand (Paris) et fit plusieurs séjours à Dublin pour effectuer des recherches sur l'instrument et son répertoire celtique.
Depuis 1968, il donne de nombreux concerts, participe à de nombreux festivals et à des émissions de télévision.
Parallèlement, Régis Chenut a fait des études universitaires (licence ès lettres) et enseigne le français dans une petite ville d'Alsace.


Photo Geoffroy Dahl

dimanche 1 mars 2015

On s'accroche

J'aime les cahiers de couture et je vous avais déjà montré mon carnet de broderie. 
Pour le crochet, il était indispensable pour moi de procéder par étape et de conserver mes échantillons pour bien comprendre le principe de cet art.
J'avais justement un cahier reçu avec une nouvelle revue Flow qui surfe sur la vague "méditation pleine conscience" mais avec une plus forte tendance "loisirs créatifs" que Happinez ( que j'aimais bien au début mais qui commence à m'ennuyer. C'était la parenthèse revue de presse :-)
 D'abord quelques gammes ou échauffements...
 
 Et les premiers essais, à peine glissés du crochet. J'ai fait des tests en commençant soit par un cercle magique, soit par une chainette de 6 ou 7 mailles levées refermée par une maille coulée.
Il y a eu quelques ratées. Une fleur à 4 pétales au lieu de 5... Je suis parfois terriblement dans les nuages ! 
Et un fil qui s'est cassé, alors j'ai du improviser un changement de fil... J'ai fait un peu comme au tricot.
 Mais ma dernière fleur est assez réussie, je trouve... Il faut encore que je maîtrise la tension du fil et la régularité des points mais je suis assez contente de moi. De toute manière, j'ai appris à laisser la perfection à Dieu et à accepter les imperfections de mes ouvrages. Ce qui compte, c'est le plaisir que j'ai à les faire, les offrir et à découvrir de nouvelles techniques. Et j'ai encore de quoi faire !











 


samedi 28 février 2015

Un héritage

Le crochet, c'est surtout chez moi, une question d'héritage.
Ma belle-mère Marie-Antoinette, que je n'ai pas connu, pratiquait le crochet d'art et j'ai souvent vu ma grand'mère Victorine, un ouvrage à la main. Mais ni elle, ni ma mère n'ont réussi à m'apprendre à en faire. Je maîtrise à peine le tricot !
Un napperon ovale de Marie-Antoinette
 Détail du point utilisé par Victorine pour confectionner un sac doublé de coton qui servait à  transporter la flûte de ma mère à l'école.
 
Les rosaces de Victorine qu'elle appelait des étoiles. Ce sont les seuls motifs qu'elle brodait encore âgée. Elle les connaissait par coeur et les assemblait pour en faire des couvre-lits, des napperons... ou pour passer le temps.

Mais moi, depuis un moment, ce sont ces réalisations qui me tentent. J'adore ces couleurs vives, ce côté patchwork.
 
 Après un apprentissage laborieux grâce à internet, j'ai réussi à dompter quelques points de base et à faire des fleurs que je vous montrerai demain et j'espère bien arriver à progresser encore ! C'est bien plus complexe que le point de croix et elles m'agacent les pros sur youtube à commencer leur vidéo par : " Bonjour, je vais vous montrer, c'est très SIMPLE".

J'ai déjà une belle brochette de crochets ! Là aussi c'est un héritage légué par ma collègue.