samedi 12 avril 2014

Bébé fait sa prière

 Il m'accompagne depuis que je suis tout bébé (la preuve en image) : mon pouet pouet Laflex. 
La société Laflex (qui signifie (LAvable et FLEXible), a été créée vers 1945 par M et Mme Bauer à Perpignan. Dans les années soixante, elle fabriquait ce genre de figurines moulées d'une seule pièce. Souvent rigolotes. La mienne, en revanche, est très sérieuse et représente un tout petit enfant, vêtu d'un lange, assis sur ses talons, les yeux fermés, les mains jointes pour la prière.
Il ne fait plus de bruit, a perdu son chignon mais il veille toujours sur moi.
Je crois qu'il s'agissait d'un cadeau de naissance que ma mère glissait dans mon berceau, sans doute pour me protéger durant mon sommeil. Il arrivait aussi que les mères cachent des médailles bénites dans les matelas pour éloigner le mauvais sort. 

mardi 18 mars 2014

La position juste

Je visionne beaucoup de petits films sur youtube pour découvrir de nouvelles partitions à jouer et je constate qu'avec la démocratisation de la harpe (surtout celtique), de plus en plus de personnes positionnent très mal leurs mains. Je n'ai pas fait le conservatoire mais j'ai appris avec des professeurs de grande harpe qui veillaient à ce que mon pouce soit bien haut, mes doigts bien en crochet et percutent le fond de la main après avoir joués. Même certain(e)s harpistes célèbres que j'aime bien, jouent davantage comme sur une guitare ou sur une cithare. On grattouille plus qu'on ne joue... et la qualité du son produit n'est pas vraiment au rendez-vous. Ou alors si elle l'est, c'est grâce à la technologie. 
L'essentiel, c'est le plaisir que l'on prend à jouer d'un instrument, me direz-vous... Certainement ! C'est toujours mieux de faire de la musique que de rester vautrer devant son poste de télévision. Mais conditionnée par des années d'apprentissage de la position juste, il m'est impossible de voir un musicien qui joue mal. C'est une réelle souffrance pour moi.
Alors voici quelques images de bonnes positions pour illustrer mon propos. Le plaisir d'entendre commence aussi par celui des yeux...
Les mains de Marcel Grandjany par Laure Albin-Guillot
Je ne me lasse pas de regarder les longues mains fines de ce formidable harpiste. 
Mains juvéniles
Mains âgées
 La position juste n'est pas une question d'âge.
Les mains de Xavier de Mestre par F. Broede
Époustouflant Xavier de Mestre !
Hélène croix de lune




Et moi, modestement ! 
J'ai eu du mal à trouver des illustrations pour la harpe celtique, mais j'aurais pu mettre Alan Stivell, Dominig Bouchaud.

samedi 8 mars 2014

Ma housse de harpe, encore et toujours...


Jamais monotone la broderie de ma housse de harpe ! Ces dernières semaines ont été consacrées à la frise du bas... C'était long à faire mais je ne regrette pas le rendu. 
Par ci par là, je commence aussi à remplir les vides. 

Entre deux marquoirs, mon expression musicale favorite : AD LIBITUM. Celle que j'avais déjà brodée lors du projet Salexandre de Tempus fugit et que j'avais choisie comme titre d'une de mes nouvelles.
Et je suis dèjà en train de broder la suite. Ma toile n'est toujours pas assez remplie à mon goût !


mardi 4 mars 2014

Hommage

(c) Paul Helbringer, 1987


Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte

Complainte de Ruteboeuf


Il y a dix ans, disparaissait Régis Chenut avec lequel j'ai eu la joie de perfectionner la pratique de la harpe celtique. 

Tout disciple ayant eu la chance de rencontrer son professeur, son maître de musique comprendra mon émotion en ce jour.

Entre reconnaissance et regrets...

samedi 15 février 2014

Rosa mystica

Une couronne de roses, et au centre, un des noms donné à la Vierge dans les litanies.
Petit cadeau d'anniversaire pour Joëlle, destiné à prendre place dans son magnifique oratoire...
Cela faisait longtemps que je n'avais plus brodé sur une toile aussi fine. C'était un peu difficile pour mes yeux qui prennent de l'âge mais j'aime ce rendu où les petites croix sont tellement petites qu'elles ne se voient presque plus... 
 
Et rien n'est plus gai que de broder des roses ! Surtout en cet hiver pluvieux et venteux.

samedi 8 février 2014

Portraits de harpistes chez Daniel F. Gerhartz

Il est américain. Il fait de la peinture figurative et son univers me fait un penser à celui d'un peintre suédois que j'aime beaucoup, Carl Larsson. Peut-être parce que comme lui, il peint les siens dans l'intimité de leur  quotidien.

J'ai d'abord découvert ce premier tableau qui évoque la tendresse d'une scène d'apprentissage en extérieur (entre une mère et sa fille probablement), sur une harpe à crochets. 
Puis cet autre, où la femme est en train d'accorder une grande harpe Lyon & Healy (?) pendant que l'enfant maintient l'instrument par la colonne.
On retrouve cet instrument  joué par la même femme, apparemment dans le même cadre, dans deux autres tableaux.

J'aime ces tableaux où la harpe n'est pas simplement là pour faire joli et où tous les instrumentistes peuvent se reconnaître, s'identifier.
 De tableaux en tableaux, Daniel F. Gehartz raconte les moments forts d'une vie de harpiste. Presque comme dans un petit court métrage intimiste.

Et les autres oeuvres de l'artiste ne sont pas mal non plus... (il n'y a pas que la harpe, dans la vie !)









samedi 25 janvier 2014

Harpe préraphaélite

Ressuscités d'un Moyen-Age idéalisé, de drôles d'instruments de musique hantent les tableaux préraphaélites. Parfois stylisés ou fantaisistes, ils peuvent aussi s'apparenter à de véritables instruments d'une précision archéologique. En témoignent ces magnifiques harpes qu'on aimerait pouvoir emprunter le temps d'une pavane.


Tristan and Isolde, 1902
Délicatesse du décor polychrome de la harpe chez Edmund Blair Leighton.
Fame
Harpe sculptée imposant sa présence au premier plan, dans cet autre tableau de Leighton. Elle semble s'inspirer de celle de Brian Boru.
The last sleep of Arthur, 1898
Beauté du geste chez Burne Jones où les harpistes semblent bercer Arthur. 
Musique du silence et du recueillement.