dimanche 17 août 2014

Poterie Hausswirth à Soufflenheim




Je ne résiste jamais bien longtemps dans un atelier de poterie. Voilà ce que j'ai ramené de Soufflenheim, village typique à quelques kilomètres de Haguenau, ma ville natale. Comme le mentionne le site de Richard Hausswirth, l'art ancestral de la poterie est présent à Soufflenheim dès l'âge de bronze. La matière première, l'argile dite "terre glaise" se trouve dans le sous-sol de la forêt de Haguenau. Elle est directement utilisable. Sa présence a permis d'assurer le développement de cet artisanat.
Évidemment, c'est un peu rustique et pour boire le thé, rien ne vaut la porcelaine mais j'aime ces couleurs magnifiées par les glaçures. Et la simplicité des motifs, un peu moins traditionnels que le "vrai" Soufflenheim marron de mon enfance. 
La prochaine fois, j'essaie un autre atelier !

mardi 5 août 2014

Bain de campagne


Gissey-sous-Flavigny, vers la forêt
Gissey-sous-Flavigny, vers la forêt
Je ne parle pas souvent de mes vacances. Peut-être parce que je sais que tout le monde n'a pas la chance de pouvoir partir et que je trouve toujours un peu délicat d'envoyer une carte postale à ceux qui sont restés à la maison. Ou alors parce que les destinations que j'aime sont loin d'être les plus prisées ! Car moi, pour faire une pause, j'aime aller à la campagne. Celle bien loin de tout... où ce qui se passe est seulement visible par les contemplatifs : une lézarde qui profite d'un rayon de soleil, un petit filet d'eau qui serpente le long des routes, des plantes qui infusent leurs odeurs dans le soleil ou la pluie...

Mon amie la lézarde
Aux environs d'Alesia, depuis le museoparc
 
Gissey-sous-Flavigny, le réservoir

J'adore ces fleurs des bords de route...

Chardons

Source de la Seine

Gissey-sous-Flavigny, en descendant la rue de la Ville d'Amont
Gissey-sous-Flavigny, paysage depuis le village

Gissey-sous-Flavigny, cour du gite

Semur-en-Auxois

Papillon vole !

Gissey-sous-Flavigny, vers la forêt

Flavigny-sur-Ozerain

Forges de Buffon

Escargot...de Bourgogne !




Cette année, la Bourgogne a encore bercé mon coeur et mon âme. En Côte d'Or, dans le pays Auxois. A Gissey-sous-Flavigny, chez Pascale. Une fille du midi qui est tombée sous le charme de ce village. Et je la comprends !

dimanche 6 juillet 2014

Souvenir de mariage

L'an passé, mon citronnier en bouton m'avait guidé jusqu'au blog de Matin lumineux en m'évoquant les couronnes de mariée d'antan. 
Cette année, je vous présente justement l'objet auquel il me fait chaque fois penser : le cadre de mariage des parents de ma grand-mère Victorine, dont je n'ai malheureusement qu'un mauvais cliché. C'est une tante qui l'a hérité.

L'odeur entêtante et subtile de ces fleurs est pour moi un parfum de paradis ! Que de douceur dans ce cadre qui conserve derrière son verre, le soyeux d'une étoffe virginale délicatement chiffonnée, la finesse des dentelles ornementales, la poésie des fleurs artificielles qui ressemblent presque à des dragées... Comme un berceau d'amour annonçant les naissances futures.

"Dieu protège notre mariage"
Ce mois-ci, nous fêtons justement nos 20 ans de mariage !

samedi 28 juin 2014

Claire et Hélène

Je l'avais commencée à l'hôpital et à cause de cela, je n'arrivais pas à finir cette broderie. Et puis mon amie Claire avec laquelle je joue de temps en temps des duos, avait envie d'une pochette pour ranger sa clé, un peu comme celle de sa fille Agathe. Hasard ou pas, ce modèle de Blackbird Designs s'intitulait "Clara Ellen" ! Nos deux prénoms !
Cela m'a motivé pour la terminer et la transformer en petit sac.
Une petite référence à nos duos !
Lilly (à droite) : le prénom de la harpe de Claire.
Tissus japonais à l'arrière et à l'intérieur
Les initiales de Claire


samedi 14 juin 2014

L'art de la Chantilly

 Qui a connu ce genre de moulin mélangeur pour monter une Chantilly maison ? Chez ma grand-mère, on la regardait s'épaissir sans compter ni son temps, ni sa peine.
Et elle était bien meilleure que celles en bombe ou réalisés avec un batteur électrique.
Je n'ai plus cet appareil dont le couvercle était en bakélite et c'est tant mieux : mon foie n'y résisterait plus !

Il me reste les souvenirs de desserts somptueux : avec des fraises, avec des meringues écrasées, avec des ananas au sirop, des groseilles du jardin, de la glace... Seules les myrtilles échappaient à cet accompagnement crémeux.

Je ne sais pas si cette marque existe encore... J'en ai vu en vente sur ebay pour 180 euros ! Cela daterait des années 50. Cela est fort possible.

samedi 7 juin 2014

Malgré lui



Raymond, vers 20 ans
Raymond, vers 20 ans
Raymond Verdun, né le 10 septembre 1922 à Lalaye-Bas-Rhin. Incorporé de force dans l'armée allemande, le 8 octobre 1942, à l'âge de 20 ans. Porté disparu par son unité le 14 septembre 1944 près de Nowogrod, dans la région de Radom/Pologne (sans doute Novgorod, près de Leningrad). Déclaré mort par jugement du tribunal de Colmar, le 10 juillet 1956.

En 1945, un medium retrace ses dernières heures : "affecté dans une ambulance comme conducteur, a été au début très heureux mais au moment du recul des armées allemandes, son travail doubla pour le transport des blessés. En service, blessé lui-même, mais fort légèrement, cependant par attaque aérienne. Se replie, réussit à ramener son équipage chargé. Reçoit une décoration pour son acte de bravoure et repart comme brancardier chef. A la première attaque, est blessé grièvement par balle. Laissé sur le terrain, de là je ne puis suivre sa trace".

Le fameux D-Day, 6 juin 1944, il écrit à sa mère Marceline dont le 2e fils plus âgé vient aussi de partir soldat : " je vais encore essayer de faire une demande de permission, j'en ai déjà parlé à un chef et il m'a dit qu'il ferat son possible afin de m'aider. Enfin si tout va bien, je pourrais arriver d'ici quelques semaines. Enfin chère maman, ne te fais pas de bille, prends le temps comme il vient, car je crois que la guerre sera bientôt finit, et alors nous reviendrons tous à la maison pour toujours ?".

En 2011, j'ai fait don aux archives départementales du Bas-Rhin de ces archives familiales, sous les cotes 100 J 434-435. Pour préserver cette mémoire au-delà de ma propre vie.
Quelques lettres de sa fiancée
Lettres de sa fiancée
 Hier, en regardant la commémoration du D-Day, j'étais triste, révoltée de me dire que le jeune frère de ma grand'mère était mort quelques mois après le débarquement, dans une armée qu'il n'avait pas choisie pour un pays qui n'était pas le sien. Il était alsacien mais ne parlait pas le dialecte et n'y comprenait rien à l'allemand.

La preuve  : les services de propagande allemande avaient été obligés de fournir aux habitants du Val de Villé, un ouvrage pour leur apprendre à parler allemand. Je l'ai également confié aux archives départementales. Un outil pédagogique incroyable ! Après la guerre, il servait à caler un établi dans le garage de ma grand'mère, sans cela, je crois qu'il aurait été détruit !



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Un système ingénieux avec calque
Portrait qui ressemble à celui d'Hitler ?
Bonjour se dit quand même Heil Hitler !

dimanche 25 mai 2014

Les poupées de mon enfance

 En ce dimanche de la fête des mères, un peu de nostalgie !
Microbe et sa garde-robe
Il y a quelques temps, en faisant un transfert de fichiers sur mon ordinateur, je pensais avoir perdu ces photos. Et je m'étais reprochée de ne pas les avoir publiées sur mon blog pour éterniser mes souvenirs d'enfance.
En 2011 (j'ignore toujours ce qui m'a poussé à le faire), j'ai donné ou jeté beaucoup d'objets de mon passé. C'était un peu en prévision d'un éventuel déménagement. L'envie de ne pas encombrer ma fille avec mes reliques... qui ne sont finalement que des objets. 
Deux poupons Bella
Faire le vide, c'est bien parfois. Et mes poupées (de la marque Bella pour la plupart), données au Secours catholique entament peut-être une seconde vie, ailleurs. Même si les  petites filles ne jouent plus vraiment aux mamans de nos jours !
A moins qu'elles ne soient tomber dans les mains de collectionneurs.
La fameuse Cathy de Bella

 Toujours est-il que je suis heureuse de vous les montrer ici. Avec un grand merci à ma maman qui elle aussi, adorait les poupées. Frustrée de ne pas en avoir eu durant la guerre, elle se rattrapait en me gâtant. Non seulement en m'offrant des poupées mais aussi en leur confectionnant de magnifiques habits.
Ma petite Marie qui gigotait grâce à un mécanisme à remonter à l'arrière
Une Bella à l'ancienne. A l'époque, j'adorais la comtesse de Ségur !



J'ai encore plein d'autres objets "perdus" à vous montrer... A suivre donc.