dimanche 21 décembre 2014

Avant Noël...


 Enfant, j'aimais le froid mois de décembre lorsqu'au chaud dans ma chambre, j'ouvrais les petites fenêtres de mon calendrier de l'Avent ou découpais ma commande au père Noël dans les catalogues de jouets. Au lit, les pieds réchauffés par une bouillotte en zinc, je m'endormais après avoir regardé mon livre préféré : La nuit avant Noël.
J'étais une petite fille gâtée dans les années soixante dix, en France.

J'aime toujours ces temps d'attente qui chez moi embaument le beurre des gâteaux de Noël, les épices, la cannelle. Les journées sont courtes, maussades mais les préparatifs des fêtes à venir occupent ma tête et mon cœur. Pas la peine d'être nombreux le soir du réveillon, pas la peine de préparer un dîner de roi : l'essentiel est simplement d'être attentif aux autres, un peu plus que d'habitude...
Je suis toutefois nostalgique de ces temps où les familles n'étaient pas dispersées et préparaient Noël tous ensemble, réunis dans une grande cuisine comme sur cette illustration. Les époques changent, pas toujours en mieux.
Mais si nous le désirons, il est encore possible de retrouver une certaine authenticité. D'être acteurs de nos vies, de nos Noëls. 

Joyeuses fêtes à tous et à l'année prochaine !

mardi 11 novembre 2014

Ma housse : le premier côté terminé !

 A un moment, il faut bien se décider à arrêter de multiplier les motifs et se dire que l'équilibre est enfin parfait entre les pleins et les vides. La tentation est grande de remplir toujours davantage la toile, au risque de l’asphyxier. Alors je me suis un peu forcée à me dire "Stop, cette face est terminée, tu as encore l'autre côté à faire, de toute manière".
Rappelez-vous, je l'avais montré dans cet état-là, il y a tout juste un an. Depuis, j'ai notamment brodé toute la partie droite en choisissant cette fois-ci, non pas des abécédaires entiers mais seulement des fragments.
 
 Toujours issus de l'ouvrage "Marquoirs d'Angleterre" d'Isabelle Mazabraud-Kerlan pour garder une certaine unité. J'ai également veillé à ne pas choisir de nouveaux coloris pour harmoniser les différents éléments brodés.
HARMONIE... Un mot qui me tient à coeur et que j'ai décidé de  broder au-dessus de la frise du bas. Il évoque la musique mais aussi toutes les formes d'harmonie.  
 
TELENN, qui signifie harpe en breton. Couplé avec un motif celte et une croix à entrelacs pour donner un petit côté celtique à ma housse. Je n'ai pas oublié non plus de la parsemer de quelques trèfles évocateurs de l'Irlande. En plus Telenn, cela ressemble un peu à Hélène ;-).
H... comme Hélène bien sûr mais aussi comme Harpe, Harmonie... et Housse. CQFD ! 
 
En haut à droite, épousant la forme de la harpe, une guirlande végétale coiffant un ange, faisant référence au premier vers du poème. J'ai décidé d'ajouter un oiseau en nacre à cet endroit.
Dans un cartouche, quelques éléments de biographie : 1978, l'année où j'ai commencé la harpe et les initiales de mes professeurs, dans l'ordre chronologique : AG Aude Gary, ML Mariette Laurie et aussi Mariannig Larc'hantec, EP Elena Polonska, RC Régis Chenut.

Des animaux, papillons par ci par là... Mouton, écureuil, lapins. Un peu comme un bestiaire médiéval.
Adam et Eve et l'arbre de la Connaissance. Pour fermer un peu la  composition à droite, une frise qui commence en bas, s’interrompt et se poursuit en haut (répertoire des frises de V. Lejeune).
En résumé, une broderie comme une libre improvisation. AD LIBITUM !




samedi 1 novembre 2014

Jardin d'automne

 Planter des fleurs, peu importe l'endroit, en se souvenant de ceux qui nous ont quitté mais sont finalement toujours là, derrière le voile.
 
J'ai mis quelques bruyères façon jardin japonais dans ma petite cour que j'appelle pompeusement mon jardin.
 
 Là où je laisse un peu la nature suivre son court, entre mauvaises herbes et feuilles mortes...
 











Et joyeux lutins !
 
 Le lierre qui pousse partout avec une force incroyable est un symbole de vie éternelle sur biens de monuments sépulcraux anciens. Lorsque les cimetières étaient peuplés de toute une symbolique sculptée dans la pierre et pas ces étendus de faux marbre composite, sans âme. 
L'aspect sinistre de nos cimetières modernes en dit long sur notre rapport à la mort qui n'a jamais été autant tabou.

Que cette fête de la Toussaint vous soit douce comme un soleil d'automne....

dimanche 14 septembre 2014

Couronne de volubilis

 Reflets de soie, c'est mon site de broderie favori du moment !
Inspirée des broderies Biedermeier, j'ai le coup de foudre pour cette couronne de volubilis. Normalement, elle se brode sur de la gaz de soie mais je n'ai pas eu le courage de renoncer à mon lin habituel. J'ai bien fait car j'ai un peu de mal à suivre les symboles de la grille et à mêler toutes ces couleurs qui se fondent. Heureusement qu'en plus, je ne me suis pas lancée dans une vraie miniature.
Je pensais achever ma couronne cet été mais je n'ai guère été performante (d'ailleurs les vacances, c'est justement fait pour ralentir le rythme, non ?). Alors pour prolonger la détente des vacances, j'ai décidé de reprendre cet ouvrage chaque week-end. Et surtout de me laisser vivre ! Et pendant la semaine, la première face de ma housse de harpe se termine tout doucement.

samedi 6 septembre 2014

Merci...

 En premier lieu merci à Danybrode qui nous a offert ce modèle... Un air très Art Nouveau, ces magnifiques pivoines !
Ensuite merci à Eliane qui m'a appris qu'il était important de dire merci à la vie, même dans les moments difficiles...
J'ai brodé ce modèle trois fois pour trois personnes que j'avais envie de remercier.
 
  D'abord en fils de soie, très doux. 
 
Ensuite en fils nuancés plus toniques de l'atelier du Pic vert.
Finition sur carton recouvert de tissu façon "pinkeep" avec, selon les cas, une petite natte tressée pour la suspension.
Le problème, c'est qu'il existe bien d'autres personnes que j'aimerais remercier... mais je ne me voyais pas le refaire une fois de plus !
En tout cas, j'aime bien l'idée de broder des mots et des messages...

samedi 30 août 2014

Panier de sage femme


Bel exemple de vannerie d'autrefois sur ossature en bois et avec sangles en cuir. Ce panier aurait appartenu à une sage femme de village. Il contenait des dragées car la sage-femme en offrait le jour du baptême.

Ces renseignements m'ont été donnés par ma mère... Encore des souvenirs du Val-de-Villé à vous faire partager.



dimanche 17 août 2014

Poterie Hausswirth à Soufflenheim




Je ne résiste jamais bien longtemps dans un atelier de poterie. Voilà ce que j'ai ramené de Soufflenheim, village typique à quelques kilomètres de Haguenau, ma ville natale. Comme le mentionne le site de Richard Hausswirth, l'art ancestral de la poterie est présent à Soufflenheim dès l'âge de bronze. La matière première, l'argile dite "terre glaise" se trouve dans le sous-sol de la forêt de Haguenau. Elle est directement utilisable. Sa présence a permis d'assurer le développement de cet artisanat.
Évidemment, c'est un peu rustique et pour boire le thé, rien ne vaut la porcelaine mais j'aime ces couleurs magnifiées par les glaçures. Et la simplicité des motifs, un peu moins traditionnels que le "vrai" Soufflenheim marron de mon enfance. 
La prochaine fois, j'essaie un autre atelier !