dimanche 26 septembre 2010
La quatrième arrière grandmère de ma fille
Un léger parfum d'école pour ce quatrième marquoir de ma série Grand-mère veux tu...
Après Victorine, Suzanne, Maria-Louise, voici Madeleine.
Elle porte le même prénom que ma fille et le nom d'une célébrité politique (il me semble qu'elle était sa grande tante).
J'aime beaucoup cet arbre généalogique féminin sous forme de petits rouges. J'ai brodé celui-ci avec trois nuances de rouge (814, 815, 150) et en assemblant des motifs puisés dans les livres de Muriel Brunet.
Il me reste à trouver une idée d'encadrement...
mardi 14 septembre 2010
Dimanche médiéval
L'ouvrage en cours, un drakkar de la tapisserie de Bayeux.
Les très belles compositions qui ornent la tente.
Et enfin, un autre métier qui n'attend que les doigts d'une brodeuse !
Pour celles qui voudraient se lancer : clic clic
Je n'ai pas encore essayé mais ça donne envie. J'aimerais beaucoup trouver un modèle de fleurs.
dimanche 22 août 2010
Jardin privé
Mais voici que depuis un an, de méchants grondements de soufflerie m'empêchent de profiter de ce qui était jadis mon havre de paix. Broderie, lecture ou contemplation ont déserté ce lieu. Je suis désormais privée de jardin.
C'est d'autant plus horrible que les affreux bruits traversent les murailles et pénètrent jusque dans la maison. Petit à petit, l'école derrière chez nous s'est transformée en monstre menaçant. Un extracteur de cantine vieillissant et mal réglé, un nouveau condensateur de chambre froide jouent un concert cacophonique qui semble n'user que nos nerfs. Les autres voisins semblent indifférents. Sommes-nous trop sensibles ? Est-ce utopique de vouloir un minimum de silence pour vivre ?
Le directeur de l'école fait semblant d'être compréhensif mais ne nous prend pas au sérieux. Il ne répond même pas à nos courriers ! Le médiateur de la mairie ne peut agir qu'en fonction d'une législation qui laisse la part belle aux établissements publics. Nous nous sentons découragés, abandonnés et moi, je n'ai même plus envie de parler broderie.
Un blog, cela sert aussi à dire ce que l'on a sur le coeur, en toute sincérité en espérant un peu de réconfort. Et peut-être des idées ou des solutions !
jeudi 22 juillet 2010
Petit rien
Pour le rembourrage, j'ai recyclé quelques fils en poussière !
Bonnes vacances à toutes...
lundi 19 juillet 2010
Journée VIP
Aujourd'hui, la librairie Les Mots vagabonds organisait sa deuxième journée VIP et j'y étais présente à ma manière, sous la forme d'une grille offerte aux participantes.
Laurence m'avait laissé carte blanche et j'ai créé pour cette journée un coussin dans l'esprit de Stacy Nash (et oui encore !).
Pour cela, j'ai utilisé :
- un lin assez grossier
- des fils nuancés Atalie (Terre, Sapin, Ebène et un marron hors-collection)
- des tissus austères, assortis au style de la broderie
Pour la finition :
- un carré de cotonnade fixé sur la broderie (pour piquer épingles ou aiguilles).
- une frise de grandes croix pour habiller la couture, sans avoir peur de faire des points irréguliers.
L'essentiel est de mettre en valeur le côté artisanal du coussin.
J'espère que les participantes à cette journée ont été heureuses de recevoir ce modeste cadeau et n'hésiteront pas à me mettre un petit commentaire en passant...
Merci à toi, Laurence qui stimule ma créativité.
vendredi 2 juillet 2010
Primitivisme
Une cotonnade bleue négligemment ficelée par un ruban à carreaux... Aucun raffinement dans le système de fermeture. On roule et enroule autour et c'est tout. L'intérieur est brodé dans les tons bruns et bleus et sert à envoyer un message d'amitié à une amie chère SC, accompagnée de quelques épingles très anciennes (19e siècle) et de vieux boutons maintenus par une épingle à nourrice biscornue.
Le tissu qui sert de pique-épingles, est rustique et campagnard. Je l'ai fixé avec un point assez grossier.
Voici un premier primitif qui ne sera pas le dernier... D'ailleurs, j'en ai un autre à vous montrer créé pour un évènement spécial à venir. Je n'en dis pas plus pour le moment !
dimanche 20 juin 2010
Les amis retrouvés
Je ne pensais pas, en faisant de l’ordre dans mes vieux modèles de point de croix, qu’une émotion soudaine, sans doute trop longtemps contenue, allait me submerger, et me replonger avec un sentiment de malaise, des années en arrière.
J’étais pourtant de bonne humeur quand j’avais commencé ce rangement, bien décidée à jeter plusieurs revues qui ne correspondaient plus à mes goûts et encombraient mes rayonnages. Mes amies avaient passé l’âge de pouponner, alors à quoi bon conserver ces projets de bavoirs pour bambins ? J’avais presque honte d’avoir gardé ces diagrammes de personnages Disney parmi mes grilles préférées. J’avais acheté de beaux classeurs en papier japonais afin d’y classer les modèles que j’avais aimé broder. Ils ne me serviraient sans doute plus jamais mais j’étais incapable de les revendre ou de les donner. J’aimais leur présentation raffinée sur papier cartonné luxueux. Rien à voir avec les photocopies que certaines amies m’avaient offertes et que je ne souhaitais plus garder. Je n’avais jamais pris plaisir à broder à partir d’une grille mal reproduite, à moitié coupée et baveuse. Il valait donc mieux les jeter et leur donner la chance d’être recyclées en papier plus utile.
Découragée par le désordre que j’avais créé en voulant ranger (quel paradoxe !), je sirotais un verre de thé glacé en écoutant du jazz sur ma terrasse. J’avais un peu l’impression de m’appeler Francesca, et d’habiter non loin de la route de Madison. Un photographe énigmatique viendrait peut-être révolutionner ma vie de mère de famille-brodeuse bien tranquille. François était en congrès à l’étranger et les enfants passaient la semaine chez leurs grands-parents. Depuis notre installation à Clermont, je n’avais jamais été seule dans la maison. Cela me procurait une sensation étrange. J’étais un peu désorientée, comme l’héroïne du film de Clint Eastwood.
Le téléphone se mit à sonner. C’était François.
- Allo, Véro, ça va ? Tu ne t’ennuies pas trop toute seule ?
- Si, terriblement. Alors je m’occupe. Je classe mes modèles de broderie.
- Encore ? Ne me dis pas que tu as dévalisé la boutique de Béatrice. Enfin, après réflexion, je préfère cela que de te savoir déprimée.
Je le rassurai en lui répondant qu’il s’agissait uniquement d’archives et non de nouveaux achats dans ma mercerie préférée. Je savais que cela l’agacerait un peu de m'entendre parler de broderie mais il valait mieux cela que de lui dévoiler mes rêveries de femme seule !
La nuit était tombée et j’en avais presque fini avec mon classement. Il me restait seulement un dernier carton à vider. Il datait encore de notre emménagement. Je l’avais laissé scellé par du gros ruban adhésif marron car il ne contenait sans doute rien de bien important. Je ne me souvenais plus très bien… Mais dès que j’ouvris le couvercle, je compris pourquoi, inconsciemment peut-être, je n’avais pas voulu l'ouvrir plus tôt. Son contenu était devant moi, m’obligeant à affronter les souvenirs du passé.
Elles s’appelaient Clémence et Adèle, ces deux charmantes fillettes dont l’une était la filleule de François. Je les avais tout de suite aimées, moi qui, à l’époque où j’avais fait leur connaissance, n’avaient pas vraiment d’atome crochu avec les enfants. Je devais avoir vingt-quatre ans et je vivais depuis peu avec François. Dès notre rencontre, il avait tenu à me présenter à ses seuls amis, les parents de Clémence et Adèle. Elle, Cécile, était la petite amie qu’il avait aimée lorsqu'il était encore étudiant. Lui, Jérôme, était presque devenu un frère pour François. Nous partagions souvent leur repas du soir le vendredi ou le samedi. Cécile cuisinait avec générosité et simplicité. Jérôme et François parlaient musique, Adèle suçait son pouce sur le canapé, glanant encore quelques minutes avant d’aller au lit. Clémence, la plus grande, dévorait une bande dessinée, à mille lieues de nous. Et moi, je me sentais pour la première fois heureuse de partager des petits morceaux de bonheur en famille.
Cécile était devenue mon modèle. Je voulais lui ressembler. C’était loin d’être acquis. J’étais très mauvaise cuisinière, je ne savais rien des responsabilités d’une mère. J’étais comme une petite sœur à la fois admirative et un peu jalouse de son ainée. Par amitié, j’avais brodé un abécédaire à chacune de ses filles. Deux kits sur toile préimprimée dont j’avais retrouvé la grille et l’emballage dans mon gros carton. L’un était pastel avec une maison très country et un motif géométrique d’oies. L’autre, plus vif avec un nounours sur un coffre à jouets. Je me souvenais que le fil rouge avait déteint au repassage à la vapeur et que l’auréole était encore un peu visible, une fois l’ouvrage encadré. En échange de ces cadeaux, Cécile avait crocheté un rideau pour la fenêtre de ma cuisine. J’avais souvent changé de maison depuis et je n’avais jamais trouvé une autre fenêtre aux dimensions de ce brise-bise mais je l’avais pourtant gardé comme on conserve une relique, d’autant plus précieusement que je n’avais plus de nouvelles de Cécile. Ni de Jérôme, Adèle et Clémence.
En regardant ces vieux modèles que j’avais exhumés du passé, je sentais le chagrin m’envahir. Tout me revenait en mémoire à mesure que j’observais les symboles noirs et blancs surchargés d’annotations au crayon, légèrement brouillés par mes larmes. Comment avions-nous pu être si proches, nous éloigner les uns des autres et nous perdre ainsi ?
Cela n’avait pourtant rien de bien exceptionnel. Cécile et Jérôme avaient divorcé, nous avions choisi de nous installer dans une autre région pour élever nos trois enfants. Chacun d’entre nous avaient pris un nouveau départ. Petit à petit, nous nous étions perdus de vue.
Et voilà qu’aujourd’hui, je pleurais au souvenir de Clémence et Adèle. Elles devaient avoir plus de vingt ans et j’ignorais ce qu’elles devenaient. C’était pourtant simple de le savoir. Il suffisait d’interroger internet et de suivre les traces qu’elles y avaient sans doute laissées. Je commençai par taper le nom complet de l’ainée : CLEMENCE MONGENET et je ne fus pas étonnée d’obtenir des réponses. Le site « les Copainsd’avant » me disait qu’elle était étudiante en médecine à Montpellier. Sur facebook, il y avait une photo d’elle prise lors d’une fête. Clémence était très maquillée, joyeuse. Je retrouvais son regard malicieux et myope de petite fille dans ce visage fardé de jeune femme. Impression bizarre mais pas aussi dérangeante que je ne l’aurais pensé.
Adèle, elle, était inscrite en fac d’anglais. Elle avait toujours le même sourire un peu inquiet et posait en compagnie d’un charmant jeune homme qui devait être son petit copain. Un garçon simple qui avait l’air bien. J’étais rassurée comme une mère découvrant les fréquentations de sa fille.
Parcourant la liste de leurs amis, j’avais reconnu Jérôme, coiffé de son inséparable chapeau, et Cécile.
La cinquantaine lui allait bien. Avait-elle trouvé la paix après ces quelques années de crise ? Était-elle heureuse ? Je me sentais légèrement mal à l’aise d’avoir osé une incursion, même timide, dans sa vie actuelle, un peu comme lorsqu'on regarde à la fenêtre une fête à laquelle on n'est pas convié. Je pris la décision d’éteindre l’ordinateur et d’aller me coucher.
Le sommeil fut long à venir. Certaines pensées m’obsédaient. La vie de Cécile entrevue sur l’écran me semblait tellement plus joyeuse que la mienne. Le net était peut-être un miroir déformant mais je me faisais un peu honte avec mes petites manies de mère de famille à l’ancienne. Mon mari, mes enfants, mes broderies… Etais-je vraiment heureuse ? Voilà une question qu’il vaut mieux éviter de se poser à une heure du matin, surtout quand on dort seule.
Le lendemain matin, devant ma tasse de thé bien fort, je me dis qu'il était ridicule de rester anonyme derrière mon écran, à guetter des nouvelles photos de Cécile et de ses filles. A compter tous les amis de Jérôme, ou que sais-je encore ! C’était si facile de rompre la solitude. Il me suffisait de quelques clics de souris pour me manifester, envoyer un petit signe. Tant pis, si la peur de tomber à côté me donnait un peu le trac.
Peu de temps après mon inscription sur facebook, je reçus un long message de Cécile puis, quelques heures plus tard, de Jérôme. Les nouvelles n’étaient pas aussi clinquantes que sur internet mais comme c'était bien de retrouver la complicité d’autrefois ! De confidences en mots de réconfort, nous avions renoué le fil.
François et les enfants seraient bientôt de retour et j’étais impatiente de leur annoncer cette nouvelle. Si tout allait bien, nous pourrions rencontrer nos amis dans quelques mois.
J’allais pouvoir enfin broder de nouveaux souvenirs.
dimanche 13 juin 2010
Mon quaker en juin

Je continue le labeur, un peu chaque jour. La preuve !
mercredi 9 juin 2010
Artificiel rime avec éternel
Le sol était jonché de pétales de fleurs ; les enfants fabriquaient ces couronnes au catéchisme et les approchaient de l'ostensoir qui était exhibé ce jour-là. Ensuite, cette petite couronne (en quelque sorte bénie par le saint Sacrement), tenait compagnie au crucifix ou au bénitier de la maison. Cela se passait en Alsace, durant l'enfance de mes parents.
Je trouve ce papier crépon fané magnifique. Elles sont si délicates ces roses en tourbillon qui me font penser aux années 30 ! On utilisait, semble-t-il, une aiguille à tricoter pour enrouler le papier.
C'est presque un miracle d'avoir conservé cette couronne qui semble pourtant bien fragile et éphémère.
Vous pouvez voir en vidéo, la procession qui se déroule encore chaque année à Geispolsheim, non loin de Strasbourg. Il y a même de magnifiques costumes alsaciens avec des tabliers en dentelle.
mardi 1 juin 2010
Gardienne d'oie
Ou les dessins de l'oncle Hansi...

Ou encore les assiettes du service Obernai dessiné par Henri Loux.
Il n'empêche que j'aime ce thème populaire. Merci Dany pour ce charmant modèle que j'ai aimé offrir à ma mère.
mercredi 26 mai 2010
Le gâteau des fées
Une douceur qui pourrait bien supplanter les macarons et devenir la friandise préférée des brodeuses.
Et oui, certaines caissettes en papier n'évoquent-elles pas nos délicieux tissus liberty ou nos dentelles, les fleurs en sucre, de jolis boutons ? Beaucoup de créativité en perspective.
Même si, personnellement, je trouve tout ce sucre un peu écoeurant et préfère déguster mon gâteau nature !
lundi 17 mai 2010
Mon meuble à rêve
Voici le scriban qui me sert à ranger presque tous mes trésors de brodeuse. Livres, brocante, et broderies y font bon ménage.
Voici l'emplacement réservé aux vieilles boîtes ou cartes à fils.
Dans un petit tiroir, quelques bobines de fil anciennes et mon DMC préféré pour coudre le lin (n° 4242).
Dans le premier grand tiroir, fils DMC à gauche, toiles de lin au milieu...
J'ai encore bien d'autres coins à moi que je vous dévoilerai au gré de mes humeurs.
dimanche 16 mai 2010
Un peu d'ordre
A la fin, j'ai craqué et j'en ai fabriqué des rectangulaires recouvertes de tissu, plus pratiques pour les grandes longueurs. Et surtout plus rapides à faire !
En ce moment, je suis en train de ranger le meuble qui me sert à stocker mes affaires de mercerie.
A suivre...
jeudi 13 mai 2010
B... comme brocante, comme Barbara
Souvent, lorsque je fais les vide-greniers, je pense à Barbara et à sa magnifique chanson, Drouot.
Dans les paniers d'osier de la salle des ventes
Une gloire déchue des folles années trente
Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes
Un vieux bijou donné par quel amour d'antan
Elle était là, figée, superbe et déchirante
Ses mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes
Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
Comme sont nus, parfois, les arbres en Novembre
Comme tous les matins, dans la salle des ventes
Bourdonnait une foule, fiévreuse et impatiente
Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
Les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus
Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
Que d'ombres enlacées, ont rêvé à s'attendre
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre
Le marteau se leva, dans la salle des ventes
Une fois, puis deux fois, alors, dans le silence
Elle cria: "Je prends, je rachète tout ça
Ce que vous vendez là, c'est mon passé à moi"
C'était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
Le marteau retomba sur sa voix suppliante
Elle vit s'en aller, parmi quelques brocantes
Le dernier souvenir de ses amours d'antan
Près des paniers d'osier, dans la salle des ventes
Une femme pleurait ses folles années trente
Et revoyait soudain défiler son passé
Défiler son passé, défiler son passé
Car venait de surgir, du fond de sa mémoire
Du fond de sa mémoire, un visage oublié
Une image chérie, du fond de sa mémoire
Son seul amour de femme, son seul amour de femme
Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Froissant quelques billets, dedans ses main tremblantes
Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus
Quelques billets froissés, pour un passé perdu
Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Je la vis s'éloigner, courbée et déchirante
De ses amours d'antan, rien ne lui restait plus
Pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu...
samedi 8 mai 2010
De l'autre côté du Marquoir
J'ai adoré dans le dernier numéro, la rubrique "Trésors du passé" où Monique Alphand nous fait découvrir sa collection d'ouvrages anciens. J'espère que les brodeuses qui délaissent un peu cette revue, vont se décider à prendre ou reprendre un abonnement.
En accord avec le comité de rédaction du Marquoir, je publie en décalage sur mon blog, les articles écrits pour la revue. Le n° 69 étant paru, je vous propose aujourd'hui, l'article publié dans le n° 68.
Souvenez-vous, passionnées participantes au SAL Fil en Poussière... Je vous avais demandé des images pour illustrer mon propos.
Voici celles qui avaient finalement été retenues (vous pouvez agrandir la page scannée en cliquant dessus).
Depuis le début de l‘année, toutes les nuits de pleine lune, des brodeuses présentent sur leurs blogs des récipients transparents remplis de chutes de fils. Combien sont-elles ? Difficile à dire. Plus de 300 brodeuses se sont inscrites à ce SAL pas comme les autres et chaque mois, de nouvelles récolteuses de fils se rajoutent au groupe. Un véritable phénomène de société chez les brodeuses.
Hélène croix de lune, a été très surprise par le succès de ce SAL dont elle est l’organisatrice.
« J’étais un peu anxieuse le jour où j’ai proposé une collecte de bouts de fils sur mon blog. Je pensais n’intéresser personne. Et pourtant, beaucoup de brodeuses ont été séduites par cette idée simple, poétique et ludique. Certaines sont curieuses de voir la quantité de fils qui sera amassée en un an. D'autres sont sensibles à cette expérience de récupération et de recyclage. Cette collecte sera l'occasion de voir les tonalités que l'on aura données à nos broderies durant un an, d’observer le temps passer aux couleurs de nos travaux d'aiguille. Petit à petit, le pot va se remplir. Cela formera comme des strates. Une sorte de mémoire effilochée de nos ouvrages d'une année. »
Que deviendront tous ces bouts de fils récoltés au bout d‘une année ? Peut-être rien. En tout cas, le choix est laissé à l’appréciation de chacune des participantes : remplissage de coussinets, distribution aux oiseaux qui en tapisseront leur nid, usage décoratif… Les brodeuses butineuses de fils, ne manquent pas d’imagination et de créativité !
Bouquet final des fils en poussière (mais non poussiéreux) : le 9 février 2010.
D’ici là, vous pouvez encore rejoindre le mouvement à cette adresse : http://croixdelune.blogspot.com/
Récapitulatif des textes publiés dans le Marquoir
N° 68 : Le SAL Fil en poussière
N° 69 : Adèle et Blanche, ou l'apprentissage du point de croix
lundi 3 mai 2010
Bleu layette
Et puis, lors de la dernière réderie à Amiens, j'ai aperçu la même cousette sur un stand. La brocanteuse m'a appris qu'on offrait cet accessoire aux jeunes mamans, dans les maternités.
Etait-ce bleu pour les garçons et rose pour les filles ? Je crois surtout que c'était bleu comme l'eau.
Cette relique date donc peut-être de ma naissance...
Au hasard du net, je suis tombée sur un blog consacré aux objets publicitaires Evian. Il y a également d'autres cousettes de la même marque. Allez voir !
lundi 26 avril 2010
Le retour d'Hélène
lundi 5 avril 2010
Ambiance brocante
La carte de visite d'un représentant des fils Wallaert Frères, offerte par Muriel.
Un porte-aiguilles réalisé par Sylvie Chat bleu. Idéal pour ranger ses aiguilles entre deux marquoirs.
Merci à toutes les deux ! J'ai été très touchée par ces marques d'affection et par l'article que Sylvie a consacré à notre amitié sur son blog.



