lundi 29 septembre 2008

Taguée et de retour...

Juste un petit tag entre amies, histoire de revenir un peu parmi vous. Rassurez-vous, je brode toujours mais pas aussi vite que je voudrais. Normalement, je devrais poster un article mercredi et vous montrer un beau sampler terminé.

Sylvie m'a invité à participer au tag suivant :

choisir un livre et l'ouvrir à la page 123

recopier la 5ème ligne et les 5 lignes suivantes

indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur et l'année de l'édition.

Voilà ce que cela donne avec ma lecture du moment :

...que tu mentionnes le nom de quelqu'un que je vais

m'empresser de l'arrêter. (Comme elle ne bron-

chait toujours pas, il se pencha au-dessus de la

table et tapota du doigt le flanc de sa tasse). Tu as

ma parole d'honneur, Randie. Ceci restera entre...

Elizabeth George. Pour solde de tout compte, Presse de la Cité, 1994.

Et oui, j'adore les romans policiers. Particulièrement ceux d'Elizabeth George.
Pas de prochaine victime désignée mais si le coeur vous en dit...

jeudi 18 septembre 2008

Réponses à mes lectrices

Méménounours : Y aura-t-il une suite à la nouvelle Ad libitum ?

J'y pense sérieusement mais je n'ai pas encore eu le déclic. J'aimerais bien mettre en scène tous les personnages apparus dans mes nouvelles. Béatrice la mercière, mais aussi les brodeuses du Temps d'une ronde, et bien évidemment Aude. Il me reste à trouver l'histoire, le fil conducteur. Et je ne suis pas certaine de trouver car c'est toujours un peu par hasard que me vient l'inspiration. J'ai besoin d'une longue période durant laquelle la nouvelle s'écrit dans ma tête. Souvent en marchant. Et puis un jour, j'ai envie de l'écrire sur mon clavier.

Eilleen
: A quand la prochaine nouvelle ?

Difficile à dire... En tout cas, par pour tout de suite. Je dois recharger mes batteries. Mais j'ai un texte déjà écrit que j'aimerais publier dans le Marquoir et un autre en préparation. Pour l'instant, je n'ai pas de réponses de leur part. Comme, je suis du genre impatiente, peut-être vais-je les publier comme Ad libitum. J'ai bien aimé ma collaboration avec Sof'.

Valent : Il y a t-il une dimension autobiographique ?

En partie seulement. C'est un curieux mélange de souvenirs ou réflexions personnels (l'enseignement de la harpe, la comparaison entre la broderie et la musique), de personnes réelles (mon frère ingénieur du son, mon professeur Régis, certaines brodeuses), de réminiscences familiales (mon père dirigeait une maison des loisirs et de la culture et organisait des concerts, quand il n'en donnait pas lui-même en amateur) et une histoire vraie d'accident réinventée par moi. Cela m'a amusé de laisser les vrais noms et pseudos de certaines (Tempus fugit, Sylvie des Rêveries du Chat bleu, Marie des Soies de Marie), d'en transformer d'autres (Mina Polenski pour Elena Polonska, les éditions Ledoux à la place des éditions Leduc) et de donner à mon personnage principal, le prénom de ma première prof de harpe dont j'adorais la façon de s'habiller avec de gros collants en laine ajourés souvent assortis à ses jupes. Quant aux sabots, c'est Régis qui en portait été comme hiver. J'ai eu la chance de côtoyer du temps de mon adolescence des gens atypiques que j'admirais. Et qui m'ont construite telle que je suis. Aude ? Elle me ressemble sans doute un peu (voire beaucoup) mais alors en mieux... je l'ai créé un peu plus douée que moi, tant qu'à faire !

Astralsys
: L'histoire est-elle véridique ?

Une fille que je connais à peine était un jour assise à côté de moi lors d'un repas professionnel. Comme elle parlait très lentement, elle m'a expliqué qu'à 18 ans, elle avait été renversée par une voiture. Elle venait d'assister à Florence à un ballet où dansait sa soeur. Elle a mis plusieurs années à tout réapprendre : parler, bouger, manger. J'ai été très touchée par son histoire et je l'ai transposée en quelque chose de moins tragique. Aude finit par s'en sortir mais cette fille a eu sa vie brisée avant même d'avoir pu la construire. Elle voulait enseigner le dessin.

Astralsys : Quel pas reste-t-il à faire pour un publication autre qu'internet ?

Publier un livre ? Certaines d'entre vous y croient mais je ne pense pas être capable d'écrire une grande histoire. Même mes nouvelles semblent s'essouffler parfois (celles qui ont le courage de me critiquer, aiment souvent mes commencements mais sont déçues par mes développements). Personnellement, je ne vois pas ce que cela m'apporterait. A part les soucis d'écrire aux éditeurs, de les rencontrer. J'aurais l'impression d'être au travail alors que je cherche à me divertir. J'aime partager une histoire "en direct", avoir les impressions des lecteurs presque immédiatement. J'aime ces échanges constructifs, parfois passionnés et explosifs, le plus souvent généreux et touchants. J'aime écrire sur internet et je trouve que mon écriture sied à ce mode de diffusion. Désolée, il faudra encore faire crépiter vos imprimantes ! Maintenant, si un éditeur passe par là, tel un beau prince charmant...

Muriel : Est-ce que tu écriras un de ces jours en t'inspirant de ton univers professionnel ?

Non, je ne pense pas. j'ai besoin de m'évader par l'écriture et d'oublier ma vraie vie pour m' inventer une autre moi à travers des personnages qui me ressemblent toujours un peu. Mais pourquoi pas une histoire d'archéologues ou de restaurateurs ? J'y ai déjà pensé !

Christiane : J'aimerais savoir si ces kits de broderie mis en diagrammes par notre chère Sylvie existent vraiment. Et j'aurais presqu'envie de te demander, naïvement, s'il existe aussi un CD avec ces sublimes musiques...

Et bien non, c'est une pure invention ! Marie des Soies de Marie pensait également que ces kits existaient. Pour la musique, le Livre Vermeil de Montserrat se trouve facilement dans de nombreuses éditions mais je vous recommande le CD de mon regretté professeur Régis Chenut, L'art de la harpe celtique. De la musique médiévale, mais aussi irlandaise ou contemporaine. Ce sont des morceaux qui font aussi partie de mon répertoire. Sinon, les CD de La camerata de Paris avec la harpiste Elena Polonska. J'ai eu la chance de faire un stage de harpe avec elle en 1989.
J'ai dans mes tiroirs quelques compositions personnelles mais comme je vous embête déjà avec mes histoires, je vais vous laisser tranquille avec ma musique !

Anna : Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire et depuis quand écrivez vous ?

Peut-être ma prof de français en 1ère qui lisait mes devoirs à toute la classe... Elle adorait mon style. Cela ne m'a pas empêché d'avoir un 9/20 au bac français (apparemment, le correcteur, lui, n'aimait pas mon style...ou alors, ce qui est plus probable, j'étais tombée dans le piège du "style pour le style"). Je pense que cela m'a servi de leçon. Enfin j'espère. Avant d'écrire, j'inventais des histoires avec mes barbies. Souvent la suite des aventures de Claudine car j'adorais (j'adore toujours) Colette. Je pense que j'ai commencé à vraiment écrire le jour où cela devenait gênant de réveler à mes copines que je jouais encore à la poupée ! D'ailleurs l'envie d'écrire est revenue depuis que je n'invente plus d'histoires de Playmobil ou de petites Chéries avec ma fille grandie trop vite.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez-pas !

mercredi 10 septembre 2008

C'est fini ?


Vous avez été très nombreuses à lire Ad libitum chez Sof' et je vous en remercie du fond du coeur. Je suis sûre que vous avez plein de questions à me poser sur cette nouvelle ou sur mes projets d'écriture, alors cela vous dirait de vous transformer en journaliste ? Je vous propose de m'interviewer en postant vos questions dans les commentaires. Vous pouvez me demander ce que vous voulez... vous verrez bien si je réponds ! Rendez-vous dans une semaine pour la synthèse de mes réponses.

La décoration de Noël a été trouvée à Strasbourg, dans la boutique, un Noël en Alsace. Je ne pouvais rêver mieux !

mercredi 3 septembre 2008

Ad libitum

EDIT du 5 septembre : voilà, c'est ICI !

Un jour, alors que mon professeur de harpe notait sur du papier à musique une suite de notes à jouer
en cascade, il s'est amusé à noter : ad libitum Helenae. A la libre improvisation d'Hélène.

J'aime beaucoup cette expression Ad libitum. Je l'ai d'ailleurs brodée sur ma trousse Salexandre.

Mais surtout (et certaines d'entre vous le savaient déjà), j'ai choisi de donner ce titre à une nouvelle qui vous sera bientôt dévoilée.
Au lieu de le faire comme d'habitude sur mon blog, dans la rubrique "salon littéraire", j'ai demandé à Sof' de m'aider à publier mon texte et elle a eu la gentillesse d'accepter. Il nous reste juste le temps de finaliser des bricoles et vous pourrez découvrir mon nouveau personnage, Aude.
Je n'en dit pas plus, si ce n'est que je remercie d'ores et déjà celles qui m'ont aidé à mener ce projet, Loli-Lola, Sylvie (la rêveuse du chat bleu), Tempus fugit, et particulièrement Muriel pour sa relecture éclairée. Sans oublier Sof'. Mon histoire est entre ses mains, désormais !
Soyez patientes et surveillez vos écrans... Une rentrée littéraire spéciale pour les brodeuses, c'est plutôt sympathique, non ?

vendredi 29 août 2008

Sur les traces d’Annette Flory

Cet été, montant la rue qui mène à la basilique Sainte-Madeleine de Vézelay, je me suis arrêtée dans la boutique d’un brocanteur. Beaucoup de draps blancs, une boîte à couture sans intérêt contenant un petit abécédaire tout délavé et dans la pièce du fond, une dizaine de chemises brodées d’un monogramme rouge. Les chemises étaient abordables, alors je me suis laissée tenter. Mais laquelle choisir ? Une première série portait le monogramme AR assez mal brodé, une seconde, un très joli monogramme MG. J’ai donc choisi ma chemise parmi la seconde série.

Comme j’aime connaître l’histoire des objets (ou à défaut les inventer), j’ai interrogé la dame de la boutique. Elle m’a dit que l’ensemble provenait d’une même armoire. Je ne sais pas pourquoi, j’ai alors également acheté le tout petit marquoir, pourtant bien miteux. Une impulsion qui ne m’a coûté que 5 euros, heureusement. Mon mari était un peu perplexe mais n’a pas cherché à comprendre !
De retour chez moi, je me suis amusée à essayer la chemise. Fabriquée à la machine, elle m’impressionne par sa largeur et son poids.

Je me demande si on portait d’autres vêtements par dessus et si on pouvait vraiment bouger avec une telle armure sur le dos. Le lin est serré (peut-être est-ce du chanvre plutôt que du lin) et difficile à broder car on arrive guère à voir la trame. Le monogramme AG est malgré tout parfaitement brodé, à l’endroit comme à l’envers.


Certains trousseaux étaient-ils brodés par des professionnels ? L’autre monogramme AR avait l’air tellement plus artisanal (d’ailleurs, j’aurais aussi dû acheter une chemise de cette série-là).

Le marquoir est brodé sur le même tissu très serré et la petite Annette Flory, a eu bien du mal à former ses lettres. Annette ! Je suis presque sûr que les chemises monogrammées AR étaient les siennes (d’ailleurs, elle n’avait guère fait de progrès en broderie !!!). Pourquoi y a-t-il un R et non un F en deuxième position ? Etait-ce son nom de femme mariée ? J’avoue ne pas trop connaître les us et coutumes des trousseaux de jadis. Quant à savoir qui était MG par rapport à AR... Les blouses semblaient dans le même état de conservation.

Modeste et émouvant marquoir que celui d’Annette. J’ai eu du mal à déchiffrer le nom de Flory mais je ne pense pas m’être trompée. Le temps, étrangement, a effacé le nom et préservé l’alphabet. De taille modeste (16 X 11 cm), il ressemble un peu à un marquoir anglais, structuré par des lignes (mais l’absence du W, atteste cependant une provenance française). Pas de croix de Dieu mais une croix termine l'alphabet et une autre sépare le prénom du nom. Les lettres sont hésitantes, les croix mal formées et pas toujours dans le même sens, l’arrière comporte des noeuds. Plié dans une boîte à ouvrage de fortune remplie de fils perlés, il a cependant été conservé comme quelque chose de précieux. Jusqu’à atterrir chez un brocanteur, où, heureusement, je passais par là. Mais cela aurait aussi pu être l’une d’entre vous…

Par curiosité, j'ai tapé le nom d'Annette Flory dans Google et j'ai trouvé une américaine née en 1869 à Decatur dans l'Iowa qui portait le même nom. Etonnant, non ?

Si quelqu'un connait un ouvrage un peu sérieux sur les trousseaux de jadis, je suis preneuse.


lundi 18 août 2008

Fière comme Artaban

Les vacances se terminent tout doucement et je suis contente de vous retrouver.

J'étais d'ailleurs tellement impatiente de vous montrer ma trousse du Salexandre terminée que je fais mon grand retour sur ce blog plus tôt que prévu !


Le 1 fil/1 fil n'est toujours pas ce que je préfère broder mais j'ai tenu bon. J'ai commencé par monter la trousse avant de m'attaquer à la pochette à ciseaux, à la lanière et au feuillet pique aiguilles. Cela m'a redonné du courage.



J'ai eu aussi quelques sueurs froides avec la couture, surtout au niveau de la pochette intérieure qui ne semblait pas aux mêmes dimensions que la partie brodée de l'autre côté. Difficile d'obtenir quelque chose de bien droit. Et puis, j'avais coupé les angles en biais trop à ras et comme ma toile avait tendance à s'effilocher. Une horreur !



Le montage n'est heureusement plus qu'un lointain souvenir qui ne m'empêche pas d'aimer ma trousse, malgré ses imperfections.



J'adore le tissu que j'ai trouvé pour la doublure. On ne pouvait rêver mieux, je trouve.



J'ai choisi de broder l'expression "ad libitum" sur la pochette intérieure, parce que je voulais un mot en latin (en hommage à Tempus fugit), et j'aime bien cette expression qui se trouve souvent sur les partitions de musique médiévale. Broder, improviser librement et à volonté...Tout le contraire d'une sage modération !


Quant au bouton, c'était la première fois que j'essayais d'en recouvrir un avec un motif brodé. Une petite touche finale que j'aime bien.



Rien à rajouter ? Si, merci Anne et Sof pour ces heures (parfois difficiles !) sur le chemin de la perfection. Quel bonheur de se surpasser grâce à un projet ambitieux.

Bon courage à celles qui se seraient découragées. Cela vaut la peine d'aller jusqu'au bout...
Et puis, ce n'est pas encore fini.

lundi 7 juillet 2008

Réflexion sur le passé

Pour finir l'année scolaire, un petit extrait d'un thriller moyenâgeux qui, sorti de son contexte, colle parfaitement à l'ambiance du moment où fleurissent sur nos blogs, des pages consacrées aux brocantes, aux articles de mercerie à l'ancienne, aux abécédaires de jadis... Le temps est à la nostalgie, et ce n'est pas pour me déplaire.

Aujourd’hui, tout le monde attend qu’on le divertisse et que le divertissement soit permanent. Les réunions d’affaires doivent être dynamiques, avec des tableaux et des graphiques animés pour éviter aux participants de sombrer dans l’ennui. Les grands magasins, les centres commerciaux doivent être attrayant afin de vendre en nous amusant. Les politiciens doivent donner d’eux-mêmes une image séduisante et ne dire que ce que nous voulons entendre. Les professeurs prendre garde de ne pas raser les jeunes esprits habitués à la vitesse et à la variété des programmes télévisés. Les étudiants étudier en se distrayant. Quand on se ne distrait plus, on change. On change de marque, de chaîne, de parti, d’amis. Telle est la réalité de notre société occidentale à la fin de notre siècle. Dans les siècles précédents, l’être humain voulait s’améliorer, être sauvé, libéré ou éduqué. Aujourd’hui, il veut qu’on le distraie. La grande peur n’est ni celle de la maladie ni celle de la mort, mais la peur de l’ennui. Ce sentiment de disposer beaucoup de temps, de ne rien avoir à faire, de ne pas s’amuser. Jusqu’où ira cette manie de la distraction ? Que fera t-on lorsqu’on se sera lassé de la télévision et lassé du cinéma ? Nous connaissons la réponse : on se tournera vers d’autres activités : sports, parcs à thème, attractions, montagnes russes. Du plaisir organisé, des sensations programmées. Et que fera-t-on quand on se sera lassé des parcs d’attractions ? Tôt ou tard, ces plaisirs paraîtront artificiels, on comprendra qu’un parc de loisirs est en vérité une sorte de prison où l’on paie pour être un détenu. On en viendra donc à rechercher l’authenticité. Ce sera le mot clé du nouveau siècle. Qu’est-ce qui est authentique ? Ce qui n’est pas conçu et organisé pour faire du profit. Ce qui n’est pas contrôlé par les grandes entreprises. Ce qui existe en soi et prend sa propre forme. Il va sans dire que dans le monde moderne on ne laisse rien prendre sa propre forme. Le monde moderne est l’équivalent commercial d’un jardin à la française où tout est planté et disposé géométriquement. Où rien n’est naturel, où rien n’est authentique. Vers quoi se tournera-t-on alors pour vivre l’expérience si rare, si désirable de l’authenticité ? On se tournera vers le passé. Quoi de plus authentique que le passé ? Il était là avant Disney et Murdoch, Nissan, Sony, IBM et tous ceux qui façonnent notre quotidien. Le passé était là avant qu’ils arrivent pour modeler les esprits et pour vendre. Le passé est réel, il est authentique : c’est ce qui le rendra follement attrayant. Voilà pourquoi j’affirme que l’avenir est le passé.

Michael Crichton, Prisonniers du temps (thriller). 1999 : Edition Pocket.

Seulement voilà, le retour au passé est aussi une nouvelle mode et certains prix pratiqués sur les brocantes me font bondir ! C'est la loi du marché et il faut bien que l'économie tourne mais moi, je me demande s'il existe encore quelque chose d'authentique de nos jours. Voilà une question pour le bac philo de l'an prochain...


Je vous laisse durant deux mois en compagnie de la charmante Justine et de son immense marquoir qui m'occupera sans doute tout l'été, ainsi que le Salexandre et d'autres bricoles. Plutôt que de vous montrer ma progression laborieuse sur ces ouvrages, je préfère vous donner rendez-vous en septembre.

Bonnes vacances... ou bon courage si vous travaillez durant l'été.


dimanche 29 juin 2008

Dentellière de Bruges


La fin des classes est aussi le temps des voyages scolaires. Ma fille m'a ramené cette petite chose de Bruges. (Merci Madeleine d'avoir pensé à ta maman alors que tu n'avais pas beaucoup de temps !)
Je ne pense pas que cela soit de la vraie dentelle de Bruges mais cela sera parfait associé à d'autres éléments brodés ou chinés. J'ai déjà ma petite idée. Il me manque juste le temps pour passer à l'action, et un peu trop de projets en cours.

mercredi 25 juin 2008

Traces de vie



Je l'avais récupéré il y a longtemps, cette boîte en carton qui avait contenu des savons. Je la trouvais délicieusement vieillote.



Dommage qu'elle soit abimée par une trace d'étiquette située sur sa face... Tiens à y regarder de plus près, on dirait l'écriture de ma grand-mère et le mot Mouliné ! Ainsi donc, ma grand-mère avait trouvé cette boîte idéale pour ranger des fils.


C'est donc tout naturellement que je vais y ranger quelques écheveaux de mouliné russe qui ne savaient où se poser.




dimanche 15 juin 2008

Rouge, comme la tradition

Muriel m'a offert un bouquet de fils russes alors j'ai eu envie de les inaugurer en lui brodant un petit ensemble : un floss fob (coussin accroche fils) et son coussinet à ciseaux assorti.
Je voulais quelque chose de sobre, sans dentelles ni fanfreluches.

Sur une toile de lin brut (type tissu d'ameublement), quelques motifs alsaciens ou du nord de l'Europe issus de l'ouvrage de Laurence Roque et Françoise Clozel, Le Rouge traditionnel au point de croix.

Un anneau en nacre fixé au coussin par un croquet couleur lin. Sur l'anneau, on accroche l'écheveau dont on a besoin pour broder et sur le coussin, on pique son aiguille entre deux pauses. Je trouve cette idée d'accroche-fils intéressante et je n'ai pas fini d'en broder ! Je me suis inspirée d'un modèle d'Indigo Rose.

Pour le coussinet, une couture rustique au point de feston et une cordelière en croquet maintenue par un vieux bouton de nacre.

Bonne semaine à vous...

jeudi 12 juin 2008

Mercerie de famille

J’aime fréquenter les brocantes et les vides-greniers, feuilleter des livres anciens, découvrir des témoignages émouvants de la vie du passé et pourtant, j’arrive difficilement à acheter ce qui m’émerveille : une paire de ciseaux rouillées, des boutons dépareillées, des bobines entamées, des rubans emmêlés… Même s'il m'est arrivé d'acquérir quelques petites bricoles, pourquoi ne suis-je pas vraiment tentée par la collection d’articles de mercerie ?
L’explication, je l’ai sans doute trouvé hier en farfouillant dans un vieux bocal
rempli de boutons. Il y en avait des ordinaires, des plus insolites mais avec tous un point commun : ils appartenaient à la boîte à couture de ma grand-mère. Effectivement, presque tous mes trésors de brodeuse me viennent de ma famille et sont liés à des souvenirs d'enfance... L'insolence d'ouvrir en cachette des tiroirs remplis de bobines de fils, juste pour faire passer les heures longues des vacances à la campagne. Le plaisir un peu coupable de poser mes pieds sur la pédale de la machine Singer à la ferronnerie si imposante. Et celui encore plus merveilleux de jouer en silence avec les accessoires de la machine de ma mère (je me souviens, l'un ressemblait à un petit chien) pendant qu'elle se dépêchait de terminer une robe.
Alors oui, je les aime ces petits objets qui me rattachent à mes parentes. Et j'ai du mal à aimer autant les autres étuis à aiguilles ou cartonnettes trouvées sur mon chemin. Je les apprécie comme des traces d'une vie quotidienne disparue mais sans émotion exagérée. Et je n'aimerais pas les mêler à mes vrais souvenirs.
A ce propos, et si je vous faisais partager mon modeste héritage ? Voici déjà mes boutons préférés : marguerite en plastique imitant l'ivoire, boutons en forme de bogue de châtaigne s'ouvrant sur une perle, simples boutons de nacre légèrement concaves...

J'espère que cette nouvelle rubrique trouvera des amatrices.

dimanche 8 juin 2008

Salexandre, partie 4

Bon d'accord, je devrais déjà être à l'étape 5 mais je suis quand même fière d'être arrivée à la fin de cette partie. J'étais un peu fâchée avec la frise, je ne sais pas pourquoi. Heureusement que je l'adore parce que sinon...


Voici les deux dernières parties.

Et tout l'extérieur de la trousse terminé.

Alors est-ce que je poursuis sur ma lancée ou est-ce que je m'autorise une petite pause avec un autre de mes ouvrages en cours ? En attendant la réponse, excellente semaine à toutes.

mercredi 4 juin 2008

Le coup du parapluie


Entre deux averses, laissez moi vous montrer mon parapluie. Il vous fait penser à quelque chose ? Normal. Je vous invite à vérifier ici.

Et oui, c'est bien un des marquoirs que j'ai brodé. Mon mari l'a discrètement pris en photo, à envoyer le fichier jpg à un créateur de parapluie et puis m'a offert ce cadeau inattendu.

Enfin une brodeuse heureuse quand il pleut !

Pour celles qui m'ont demandé ou me demanderont qui est le créateur de parapluies qui propose ce service, une seule adresse à retenir : les parapluies Piganiol à Aurillac.

mercredi 28 mai 2008

Hommage

L'une m'avait donné l'envie de créer mon blog et de sortir (un peu) de ma coquille. L'autre m'avait encouragé à écrire mes nouvelles brodesques. Toutes les deux ferment aujourd'hui leur blog, essentiellement en raison de problèmes personnels lourds à gérer. Comme si soudain, le monde enluminé de broderies ou bordé de dentelles pouvait devenir insupportable et sonner faux. Comme si la brodeuse épanouie qu'on s'efforce de montrer sur son blog ne nous ressemblait pas davantage qu'un personnage des Mysims. On est forcément un peu articifiel dans un blog, à moins de s'étaler de manière impudique. Le juste milieu est parfois difficile à trouver. Et quand viennent les soucis, tant mieux si on se tourne vers ses amis de la vraie vie.
Alors à bientôt toutes les deux d'une manière ou d'une autre ! Et surtout, bon courage... Je reste encore sur la blogosphère, mais également de manière un peu plus distante. D'autres projets, d'autres envies et comme tout le monde, mon petit lot de soucis. J'aime cependant toujours autant distiller mes articles au rythme de mes petits points. Sans grande mise en scène et en toute simplicité.

dimanche 25 mai 2008

Invitation au voyage

Quelques images ramenées par mon amie Muriel et que j'avais envie de partager avec vous en ce jour de la fête des mères.

Une fenêtre d'isbas de Sibérie

Une yourte en bois près du lac Baïkal

Et le marché aux puces de Moscou !

A la recherche d'une chemise paysanne ou d'un cache-icônes.


C'est vraiment magnifique et j'espère que cela vous aura fait rêver autant que moi.

dimanche 18 mai 2008

J'ai craqué !



The Hetty Child Sampler
par Brenda Keyes (The Sampler Company)
Fils DMC sur lin Belfast écru

Alors que j'étais en train de rattraper mon retard sur le Salexandre, je n'ai pu résister au plaisir de commencer cette petite merveille dès la réception d'un colis en provenance des Etats Unis.

J'ai gambadé d'une zone à l'autre afin de vérifier si les fils DMC préconisés par la créatrice rendaient bien sur ma toile écrue. J'avais peur qu'ils ne ressortent pas assez mais je crois que cela sera parfait comme cela. En tout cas, j'adore !

Et j'apprécie la grande qualité des fiches de Brenda Keyes. Elle pense vraiment à tout : une pochette transparente pour protéger la grille, une étiquette à coller derrière la broderie afin de mentionner son nom et l'année de réalisation. Et surtout, une petite fiche qui récapitule la liste du matériel et que l'on peut emporter avec soi dans sa mercerie préférée. Il fallait y penser...

dimanche 11 mai 2008

Un dimanche à la campagne



Summer Strawberries, Courntry Cottage Needleworks
Fils DMC et rouge Atalie Passion, sur lin Belfast


J'imagine très bien cette coupe de fraises déposée sur une nappe à carreaux, un dimanche à la campagne. Pas vous ?
Mais comme je suis gourmande, il manquait quelque chose à mon goût.


Oui, la chantilly
!

A l'arrière de cette minuscule pendouille-fraise, j'ai rajouté une dédicace à ma fille car ce coussin de porte lui est destiné. Pour la doublure du coussin, j'ai utilisé ce tissu à carreaux qui rappelle la couleur du lin.



Voilà de quoi rendre ce modèle de Country Cottage Needleworks encore plus amusant... et savoureux.
N'empêche qu'aujourd'hui, j'ai été raisonnable : j'ai mangé mes fraises juste parfumées à la fleur d'oranger et à la menthe.



samedi 3 mai 2008

Fils en voie de disparition


Non, je ne vais pas vous parler des fils DMC (même si peut-être un jour...) mais de fils russes.
Ceuxi-ci ne se trouvent plus qu'à Saint-Petersbourg. Il ont été fabriqués au Combinat Kirov, peut-être fermé maintenant ou en tout cas passé au "capitalisme".

Les suivants datent de l'ère stalinienne, produits aussi dans des combinats, trouvés miraculeusement dans l'armoire d'une vieille dame à Saint-Pétersbourg.

On ne brode plus beaucoup avec ces fils et dans les merceries de Moscou, on ne trouve plus que du DMC.
Il m'arrive parfois de broder avec ces fils en coton. Fins presque comme de la soie, pas très brillants, ils ont un rendu très particulier. Vous pouvez vous en rendre compte ici.
Merci à Muriel pour tous ces renseignements (oui, c'est elle qui a la gentillesse de me ramener des fils d'une autre époque dans ses bagages).