Une autre Hélène qui habitait jadis dans ma maison, m'a inspiré ce marquoir.
En 1901, la petite fille qu'elle était, aurait très bien pu choisir les mêmes symboles eucharistiques et religieux (calice, ostensoir, clé de saint Pierre, coq de saint Pierre, sacré coeur, IHS, MA, cierge pascal, croix, chandeliers d'autel...).
Ces motifs bucoliques (oiseau, papillon, guirlandes florales, vase) auraient été, je pense, à son goût.
Vais-je dégrader ma broderie à grand coup d'eau de javel ou de thé bien fort, histoire de lui donner une certaine patine ? Je ne crois pas. Le temps aura vite fait de la vieillir, tout naturellement.
lundi 26 avril 2010
lundi 5 avril 2010
Ambiance brocante
Petites attentions de mes amies brodeuses à l'occasion de mon anniversaire.
La carte de visite d'un représentant des fils Wallaert Frères, offerte par Muriel.

Un porte-aiguilles réalisé par Sylvie Chat bleu. Idéal pour ranger ses aiguilles entre deux marquoirs.
La carte de visite d'un représentant des fils Wallaert Frères, offerte par Muriel.
Un porte-aiguilles réalisé par Sylvie Chat bleu. Idéal pour ranger ses aiguilles entre deux marquoirs.
Je reste une inconditionnelle du lin et du rouge.
Merci à toutes les deux ! J'ai été très touchée par ces marques d'affection et par l'article que Sylvie a consacré à notre amitié sur son blog.
Merci à toutes les deux ! J'ai été très touchée par ces marques d'affection et par l'article que Sylvie a consacré à notre amitié sur son blog.
mardi 30 mars 2010
Nids de Pâques
Quand arrive Pâques, j'adore décorer ma maison. Peut-être même plus qu'à Noël.
Le printemps inaugure la ronde de nos anniversaires. D'abord mon mari, ensuite moi, puis ma fille. Cette dernière a fêté ses 14 ans (avec un peu d'avance) en même temps que son amie Mathilde. Un gâteau gourmand dégusté par neuf jeunes filles en fleurs...
Quant à moi, j'apprécie que mon anniversaire coïncide cette année avec la pleine lune. J'espère que ce sera de bon augure !
Parce que je sais que certaines continuent la collecte de fils à chaque pleine lune, je partage avec vous ma modeste collection de nids d'oiseaux. Pas un seul bout de fils récolté mais tout de même un grand morceau de ficelle. C'est un bon début...
Je ne désespère pas de voir un jour, un nid tapissé de fils en poussière ! Même si, chez moi, mésanges et moineaux boudent mes offrandes colorées.
Le printemps inaugure la ronde de nos anniversaires. D'abord mon mari, ensuite moi, puis ma fille. Cette dernière a fêté ses 14 ans (avec un peu d'avance) en même temps que son amie Mathilde. Un gâteau gourmand dégusté par neuf jeunes filles en fleurs...
Quant à moi, j'apprécie que mon anniversaire coïncide cette année avec la pleine lune. J'espère que ce sera de bon augure !
Parce que je sais que certaines continuent la collecte de fils à chaque pleine lune, je partage avec vous ma modeste collection de nids d'oiseaux. Pas un seul bout de fils récolté mais tout de même un grand morceau de ficelle. C'est un bon début...
Je ne désespère pas de voir un jour, un nid tapissé de fils en poussière ! Même si, chez moi, mésanges et moineaux boudent mes offrandes colorées.
samedi 20 mars 2010
En compagnie de Mary Wigham
Presque tous les soirs, je retrouve l'ouvrage de Mary Wigham avec grand plaisir. La plupart du temps, il est roulé en boule dans mon panier ou posé sur mon fauteuil, le tambour encore bien tendu et l'aiguille suspendue. Je reprends alors le fil de mes pensées en poursuivant la tâche abandonnée la veille.
La toile est lourde et rêche au toucher. Tissée par la famille Gander, elle me ramène du côté de l'Alsace. J'ai décidé de privilégier désormais ces toiles quasi-artisanales et d'abandonner le lin Zweigart. L'odeur du lin me rappelle tant celui des édredons de kelsch rouge et bleu qui reposaient sur les lits dans la maison de ma grandmère ! Réchauffés par des bouillotes en fonte, les draps gardaient pourtant une certaine humidité et nous étions bien heureux d'être écrasés par ces lourds duvets.
Je brode les motifs un peu comme ils viennent sur la toile, sans forcément respecter le découpage proposé sur le site Needleprint France. Je regarde rarement l'effet d'ensemble, trop pressée de continuer le motif en cours, isolé par le tambour.
Telle a donc été la surprise en prenant la photo pour le blog, de découvrir le haut de ma toile terminé !
Et oui, je n'ai pas résisté au plaisir de venir ici avant la pleine lune du 30 mars (le jour de mon anniversaire, quelle belle coïncidence). Mes amies me réclamaient...
J'ai déposé hier quelques morceaux de fil dans le jardin mais les oiseaux semblent les bouder et préférer leur repas hivernal !!!
dimanche 28 février 2010
Mise en bouche quaker
Vous vous attendiez à voir mon grand quaker, celui qui devrait m'occuper toute une année ? Et bien, il faudra encore un peu patienter car aujourd'hui, ce sont d'autres réalisations que je vais vous montrer.
Il s'agit de trois modèles choisis parmi les nombreux publiés en novembre et décembre 2009, sur le site Needleprint France.
Il s'agit de trois modèles choisis parmi les nombreux publiés en novembre et décembre 2009, sur le site Needleprint France.
Ce sont des motifs dessinés par Steve Rousseau et proposés sous forme de décoration de Noël et de coussin. J'ai pensé que cela ferait de jolis pinkeeps et rappellerait les quaker pinballs que j'adore mais que mon modeste niveau en tricot m'empêche de réaliser.
Pour compléter la série, j'ai massacré ma broderie inachevée pour faire quelques petits médaillons supplémentaires.
En voilà du recyclage !
Et un joli panier bien rempli.
Après cet entraînement intensif, j'étais prête à passer à l'action. D'ailleurs mon Mary Wigham avance bien... Vous verrez ça à la pleine lune prochaine. Ou peut-être avant. Je trouve qu'un mois sans publier d'article, cela fait long. Pas vous ?
samedi 30 janvier 2010
1 +2 + 3 = l'infini lunaire
En additionnant les chiffres de quarante deux participantes au SAL Fil en poussière, j'arrive à plus d'un kilo de poussière récolté en 2009.
1148, 20 grammes pour être exacte.
Sans les 300 g de Linou, on serait en dessous du kilo. Peu importe !
La moyenne est d'environ 27 g par brodeuse mais il y a de grandes disparités : 12 sont en dessous de 10 g, 22 entre 10 et 27 g, 8 au dessus de la moyenne. Je ne suis pas la seule à avoir un résultat presque nul.
Deux brodeuses se sont amusées à calculer l'équivalent en nombre d'écheveaux DMC : Amélie et Mireille.
A titre indicatif, si je divise le chiffre total par le poids présumé d'un écheveau DMC, j'obtiens :
Un gaspillage inévitable qui sera très vite recyclé en nid douillet pour les oiseaux, en rembourrage de coussin.
Certains fils resteront dans leur bocal mêlés à d'autres prochaines récoltes. Simple objet décoratif insolite et changeant.
Voici un des nids de ma collection... Je vous montrerai d'autres exemplaires d'ici le printemps. Pour l'instant, je n'en ai jamais trouvé avec des fils mêlés à la végétation.
J'ai adoré visiter vos blogs saturés de fils hauts en couleur.
J'ai admiré comme toujours la belle photo d'Emmanuelle.
J'ai été impressionnée par votre sérieux, particulièrement celui de Flonounette qui n'a pas hésité à utiliser une balance du CNRS pou faire sa pesée.
J'ai été touchée par tous vos articles souvent chargés d'émotion, comme celui de Maryse qui écrit si justement à propos de ses fils :
" Ils me rappellent tous les ouvrages, petits ou grands, les cadeaux, etc. et les périodes, avec leurs souvenirs (bons et mauvais) où je les ai brodés. C'est en fait un petit journal secret et coloré et que je suis la seule à pourvoir lire ".
J'ai aimé lire la rétrospective impressionnante de Maminou.
Fil en poussière se poursuit ailleurs, sans moi.
1148, 20 grammes pour être exacte.
La moyenne est d'environ 27 g par brodeuse mais il y a de grandes disparités : 12 sont en dessous de 10 g, 22 entre 10 et 27 g, 8 au dessus de la moyenne. Je ne suis pas la seule à avoir un résultat presque nul.
Deux brodeuses se sont amusées à calculer l'équivalent en nombre d'écheveaux DMC : Amélie et Mireille.
A titre indicatif, si je divise le chiffre total par le poids présumé d'un écheveau DMC, j'obtiens :
1148, 20 : 1,89 =607, 51 écheveaux perdus
607, 51 X 8 = 4860 mètres de fil perdus.
607, 51 X 8 = 4860 mètres de fil perdus.
Un gaspillage inévitable qui sera très vite recyclé en nid douillet pour les oiseaux, en rembourrage de coussin.
Certains fils resteront dans leur bocal mêlés à d'autres prochaines récoltes. Simple objet décoratif insolite et changeant.
Voici un des nids de ma collection... Je vous montrerai d'autres exemplaires d'ici le printemps. Pour l'instant, je n'en ai jamais trouvé avec des fils mêlés à la végétation.
J'ai adoré visiter vos blogs saturés de fils hauts en couleur.
J'ai admiré comme toujours la belle photo d'Emmanuelle.
J'ai été impressionnée par votre sérieux, particulièrement celui de Flonounette qui n'a pas hésité à utiliser une balance du CNRS pou faire sa pesée.
J'ai été touchée par tous vos articles souvent chargés d'émotion, comme celui de Maryse qui écrit si justement à propos de ses fils :
" Ils me rappellent tous les ouvrages, petits ou grands, les cadeaux, etc. et les périodes, avec leurs souvenirs (bons et mauvais) où je les ai brodés. C'est en fait un petit journal secret et coloré et que je suis la seule à pourvoir lire ".
J'ai aimé lire la rétrospective impressionnante de Maminou.
Fil en poussière se poursuit ailleurs, sans moi.
- Chez Il Pollaio
Elle avait participé à mon SAL. Elle poursuit en 2010 sous le nom "les fils au fil des saisons". La publication est prévue pour chaque 21. Les paresseuses pourront ne poster qu'au changement des saisons (21-3/21-6/21-9/21-12). Astucieux !
- Chez Séverine
Fil en poussière - Saison II version tricot
En 2009, elle avait déjà proposé ce KAL destiné aux tricoteuses. Les récoltes étaient et seront encore exhibées à chaque nouvelle lune.
En 2009, elle avait déjà proposé ce KAL destiné aux tricoteuses. Les récoltes étaient et seront encore exhibées à chaque nouvelle lune.
- Chez Stéphanie
Poussière de fils.
Récolte exposée en début de mois...
...Et il y en a peut-être d'autres dont j'ignore l'existence !
A la pleine lune prochaine...
Récolte exposée en début de mois...
...Et il y en a peut-être d'autres dont j'ignore l'existence !
A la pleine lune prochaine...
lundi 11 janvier 2010
Un gramme de fils en poussière
Un petit gramme qui correspond à la quantité de chutes de fils que j'ai récolté en brodant ces ouvrages durant l'année 2009. J'ai un peu triché car la balance oscillait entre le zéro et le un. C'est fou ce que c'est léger, les poussières de fil.
Même si j'ai brodé de manière raisonnable en 2009, je m'attendais quand même à plus de déchets. Et vous ?

Une nouvelle habitude est née : j'adore remplir mon "pot à bonheur". J'espère rester toute ma vie une glaneuse de fils. Je sais que d'autres comme moi vont continuer ou commencer à conserver leurs bouts de fil et cela me rend heureuse.
De temps en temps, j'irai vider mon récipient à l'endroit où les oiseaux viennent picorer des graines en hiver. Et j'espère voir quelques mésanges ou moineaux repartir avec des bouts de fils dans leur bec. Ce sera ma plus grande joie.
Je dédie l'histoire qui suit, à toutes les participantes de ce SAL et à toutes les brodeuses qui recyclent ou recycleront leurs bouts de fil.
________________________________________________________________________________
La campagne avait bien changé. Le bitume engluait peu à peu l’horizon. Des cours pavées remplaçaient les derniers jardins potagers. Nous, les oiseaux, peinions de plus en plus pour trouver de quoi nourrir nos nichées au printemps.
Le soir commençait à tomber et j’étais partie bien loin à la recherche de quelques larves pour calmer les piaillements de mes trois oisillons. Les dernières becquées devaient être copieuses pour les rassasier jusqu’au lendemain matin. Je m’étais aventurée de l’autre côté de l’école, puis j’avais volé jusqu’à l’église. Etait-ce la fatigue, le découragement ? A mon retour, je m’étais trompée de nid ! Les braillards qui l’occupaient n’étaient pas des petites mésanges bleues mais de vulgaires moineaux. Leur mère arriva à tire d’aile, le bec chargé comme un garde-manger. Elle m’aida à retrouver mon chemin. Ensemble, nous traversâmes le jardin du presbytère où elle me montra des carrés de terre fraîchement retournés qui faisaient son bonheur. Elle se nourrissait là depuis des années. L’hiver, l’habitant solitaire de la maison proposait des graines et accrochait des boules de graisse aux branches des pommiers. Et il y avait même une petite fontaine à eau pour se rafraîchir ou s’abreuver. Je n’en revenais pas. Les hommes n’étaient donc pas tous mauvais ?
- Et tu n’as pas tout vu ! Reviens demain, si tu veux. J’ai quelque chose d’encore plus fabuleux à te montrer.
Occupée par mes oisillons qui apprenaient à voler, je ne revins du côté de l’église qu’une semaine plus tard. Le nid de la famille moineau était vide. Comme il était moelleux et délicatement coloré ! Où avait-elle trouvé une matière aussi douce pour le tapisser ? Je m’y réchauffais avec bonheur quand mon amie se posa délicatement à mes côtés. Elle avait le bec rempli de brindilles de couleur qui lui faisaient comme des moustaches.
- Tu as bien fait de revenir, chère mésange aux plumes d’azur, dit-elle en posant sa livraison à mes pieds. Voici ce que je voulais te montrer.
- Sur quel arbre ramasses-tu une matière si délicate ? C’est bien plus chaud et confortable que la mousse des jardins.
- J’ignore ce que c’est. Ce sont les jeunes filles, là-bas, qui les sèment au vent. Elles s’assoient parfois au soleil avec un morceau de toile sur leurs genoux et le piquent avec un grand bout de fil. Quand il devient trop petit, elles le coupent et en prennent un autre. Je n’ai pas encore compris à quoi cela sert mais je sais qu’elles guettent mon arrivée et sont émerveillées quand je repars avec ce qu’elles appellent du DMC.
- Du quoi ? C’est bizarre ce nom qui ne veut rien dire. Tu es sûre que ce n’est pas dangereux ? Les engrais chimiques portent parfois des noms codés comme celui-ci et ces couleurs chatoyantes cachent peut-être la présence de poisons…
- Ne t’inquiète pas ! J’ai bien observé. Elles n’utilisent pas de gants lorsqu’elles s’en servent et certaines les coupent avec leurs dents, ou mâchouillent leur extrémité. Tu vois, ma récolte d’aujourd’hui est encore plus douce que d’habitude. L’une des filles a parlé de fils « Au ver à soie ».
- Si les vers s’en mêlent, alors, c’est naturel.
Rassurée par les indications de mon amie moineau, je décidai de m’installer de ce côté-ci de l’église. Cachée parmi les frondaisons, je pris l’habitude de chanter pour remercier ces jeunes filles occupées à créer de jolies choses. Quelques notes de musique fragiles dans un monde en sursis…
Et après ? Certaines auraient aimé que cela continue en 2010. Souvent les SAL qui perdurent finissent pas s'essouffler. Alors, si vous voulez, vous pouvez tout à fait librement récolter vos poussières de fils et les montrer de temps en temps sur votre blog. Vous n'avez plus besoin de moi désormais !
D'ici la prochaine pleine lune, j'essaierai d'additionner les chiffres de chacune. J'espère qu'on arrivera quand même à une livre ou à un kilo !!!
Et si certaines ont le plaisir de découvrir des nids colorés, qu'elles n'hésitent pas à nous les montrer.
C'est avec une certaine émotion que je vous dis merci d'avoir joué le jeu avec enthousiasme, imagination et assiduité.
A très bientôt (surveillez la lune et revenez vite me voir...)
Même si j'ai brodé de manière raisonnable en 2009, je m'attendais quand même à plus de déchets. Et vous ?
Une nouvelle habitude est née : j'adore remplir mon "pot à bonheur". J'espère rester toute ma vie une glaneuse de fils. Je sais que d'autres comme moi vont continuer ou commencer à conserver leurs bouts de fil et cela me rend heureuse.
De temps en temps, j'irai vider mon récipient à l'endroit où les oiseaux viennent picorer des graines en hiver. Et j'espère voir quelques mésanges ou moineaux repartir avec des bouts de fils dans leur bec. Ce sera ma plus grande joie.
Je dédie l'histoire qui suit, à toutes les participantes de ce SAL et à toutes les brodeuses qui recyclent ou recycleront leurs bouts de fil.
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Dans le jardin des fils en poussière
La campagne avait bien changé. Le bitume engluait peu à peu l’horizon. Des cours pavées remplaçaient les derniers jardins potagers. Nous, les oiseaux, peinions de plus en plus pour trouver de quoi nourrir nos nichées au printemps.
Le soir commençait à tomber et j’étais partie bien loin à la recherche de quelques larves pour calmer les piaillements de mes trois oisillons. Les dernières becquées devaient être copieuses pour les rassasier jusqu’au lendemain matin. Je m’étais aventurée de l’autre côté de l’école, puis j’avais volé jusqu’à l’église. Etait-ce la fatigue, le découragement ? A mon retour, je m’étais trompée de nid ! Les braillards qui l’occupaient n’étaient pas des petites mésanges bleues mais de vulgaires moineaux. Leur mère arriva à tire d’aile, le bec chargé comme un garde-manger. Elle m’aida à retrouver mon chemin. Ensemble, nous traversâmes le jardin du presbytère où elle me montra des carrés de terre fraîchement retournés qui faisaient son bonheur. Elle se nourrissait là depuis des années. L’hiver, l’habitant solitaire de la maison proposait des graines et accrochait des boules de graisse aux branches des pommiers. Et il y avait même une petite fontaine à eau pour se rafraîchir ou s’abreuver. Je n’en revenais pas. Les hommes n’étaient donc pas tous mauvais ?
- Et tu n’as pas tout vu ! Reviens demain, si tu veux. J’ai quelque chose d’encore plus fabuleux à te montrer.
Occupée par mes oisillons qui apprenaient à voler, je ne revins du côté de l’église qu’une semaine plus tard. Le nid de la famille moineau était vide. Comme il était moelleux et délicatement coloré ! Où avait-elle trouvé une matière aussi douce pour le tapisser ? Je m’y réchauffais avec bonheur quand mon amie se posa délicatement à mes côtés. Elle avait le bec rempli de brindilles de couleur qui lui faisaient comme des moustaches.
- Tu as bien fait de revenir, chère mésange aux plumes d’azur, dit-elle en posant sa livraison à mes pieds. Voici ce que je voulais te montrer.
- Sur quel arbre ramasses-tu une matière si délicate ? C’est bien plus chaud et confortable que la mousse des jardins.
- J’ignore ce que c’est. Ce sont les jeunes filles, là-bas, qui les sèment au vent. Elles s’assoient parfois au soleil avec un morceau de toile sur leurs genoux et le piquent avec un grand bout de fil. Quand il devient trop petit, elles le coupent et en prennent un autre. Je n’ai pas encore compris à quoi cela sert mais je sais qu’elles guettent mon arrivée et sont émerveillées quand je repars avec ce qu’elles appellent du DMC.
- Du quoi ? C’est bizarre ce nom qui ne veut rien dire. Tu es sûre que ce n’est pas dangereux ? Les engrais chimiques portent parfois des noms codés comme celui-ci et ces couleurs chatoyantes cachent peut-être la présence de poisons…
- Ne t’inquiète pas ! J’ai bien observé. Elles n’utilisent pas de gants lorsqu’elles s’en servent et certaines les coupent avec leurs dents, ou mâchouillent leur extrémité. Tu vois, ma récolte d’aujourd’hui est encore plus douce que d’habitude. L’une des filles a parlé de fils « Au ver à soie ».
- Si les vers s’en mêlent, alors, c’est naturel.
Rassurée par les indications de mon amie moineau, je décidai de m’installer de ce côté-ci de l’église. Cachée parmi les frondaisons, je pris l’habitude de chanter pour remercier ces jeunes filles occupées à créer de jolies choses. Quelques notes de musique fragiles dans un monde en sursis…
(c) Hélène Croix de lune, 2009
_______________________________________________________________Et après ? Certaines auraient aimé que cela continue en 2010. Souvent les SAL qui perdurent finissent pas s'essouffler. Alors, si vous voulez, vous pouvez tout à fait librement récolter vos poussières de fils et les montrer de temps en temps sur votre blog. Vous n'avez plus besoin de moi désormais !
D'ici la prochaine pleine lune, j'essaierai d'additionner les chiffres de chacune. J'espère qu'on arrivera quand même à une livre ou à un kilo !!!
Et si certaines ont le plaisir de découvrir des nids colorés, qu'elles n'hésitent pas à nous les montrer.
C'est avec une certaine émotion que je vous dis merci d'avoir joué le jeu avec enthousiasme, imagination et assiduité.
A très bientôt (surveillez la lune et revenez vite me voir...)
dimanche 3 janvier 2010
2010 : année quaker
Après une assez mauvaise expérience, je ne pensais pas reprendre le chemin de l'école quaker Ackworth de si tôt. Et pourtant, j'ai été conquise l'an dernier par le marquoir de Mary Wigham (que j'ai découvert grâce à Nadine) et je suis depuis quelques mois une inconditionnelle du site Needleprint France.
Dès le 1er janvier, j'ai posé quelques points sur l'immense toile Gander achetée pour ce projet qui m'occupera sans doute toute l'année.
De plus en plus, j'aime retrouver le même ouvrage le soir et les grands formats me rassurent. Ces dernières années, il m'était arrivé de multiplier les petites broderies pour avoir quelque chose à montrer sur mon blog et d'en oublier presque le plaisir de broder. Je pense que c'est un des pièges quand on tient un blog.
Je n'ai soudain plus envie de bricoler autant. Pinkeeps, étuis à aiguilles, coussinets me prenaient beaucoup trop de temps, finalement.
Quant à mes projets de marquoirs à l'ancienne, ils sont un peu en jachère. Je me suis rendu compte que cela ne me convenait pas vraiment de composer moi-même un abécédaire. Sans doute parce que broder est pour moi un moment de détente où je vide ma tête en alignant des points, presque mécaniquement. Reproduire des grilles existantes sans me poser des questions, est sans doute ce que je recherche en tirant l'aiguille, moi qui suis plutôt du genre à trop cogiter dans la vie !
Le problème, c'est que je risque d'être très ennuyeuse sur mon blog (si ce n'est déjà le cas) et que vous risquez de faire une indigestion de quaker.
Alors, j'ai décidé de venir moins souvent ici. Beaucoup d'entre vous ont pris l'habitude de penser à moi à la pleine lune. Et bien je continuerai à publier mes articles à la pleine lune. Une fois par mois, je vous offrirai ces petits riens que j'affectionne.
Il sera peut-être parfois moins question de broderie. Inutile de vous montrer à chaque fois l'avancée de mon ouvrage.
Il y aura sans doute encore des histoires imaginaires de brodeuses qui viendront compléter les Mots brodés...Tout dépendra de mon inspiration.
Et dès le 11 janvier, il y aura la fin du SAL "Fil en poussière" avec la pesée des fils, les réflexions nées de cette expérience et une petite histoire en récompense.
L'aventure continue, différente mais toujours intense.
Dès le 1er janvier, j'ai posé quelques points sur l'immense toile Gander achetée pour ce projet qui m'occupera sans doute toute l'année.
De plus en plus, j'aime retrouver le même ouvrage le soir et les grands formats me rassurent. Ces dernières années, il m'était arrivé de multiplier les petites broderies pour avoir quelque chose à montrer sur mon blog et d'en oublier presque le plaisir de broder. Je pense que c'est un des pièges quand on tient un blog.
Je n'ai soudain plus envie de bricoler autant. Pinkeeps, étuis à aiguilles, coussinets me prenaient beaucoup trop de temps, finalement.
Quant à mes projets de marquoirs à l'ancienne, ils sont un peu en jachère. Je me suis rendu compte que cela ne me convenait pas vraiment de composer moi-même un abécédaire. Sans doute parce que broder est pour moi un moment de détente où je vide ma tête en alignant des points, presque mécaniquement. Reproduire des grilles existantes sans me poser des questions, est sans doute ce que je recherche en tirant l'aiguille, moi qui suis plutôt du genre à trop cogiter dans la vie !
Le problème, c'est que je risque d'être très ennuyeuse sur mon blog (si ce n'est déjà le cas) et que vous risquez de faire une indigestion de quaker.
Alors, j'ai décidé de venir moins souvent ici. Beaucoup d'entre vous ont pris l'habitude de penser à moi à la pleine lune. Et bien je continuerai à publier mes articles à la pleine lune. Une fois par mois, je vous offrirai ces petits riens que j'affectionne.
Il sera peut-être parfois moins question de broderie. Inutile de vous montrer à chaque fois l'avancée de mon ouvrage.
Il y aura sans doute encore des histoires imaginaires de brodeuses qui viendront compléter les Mots brodés...Tout dépendra de mon inspiration.
Et dès le 11 janvier, il y aura la fin du SAL "Fil en poussière" avec la pesée des fils, les réflexions nées de cette expérience et une petite histoire en récompense.
L'aventure continue, différente mais toujours intense.
Merci pour votre fidélité.
jeudi 31 décembre 2009
Fil en poussière : bientôt la fin !
L'année se termine tout doucement et mon SAL Fil en poussière également. J'espère que les abonnées au journal Le Marquoir ont apprécié l'article consacré à notre aventure. Pour les autres, j'en ferai une copie sur mon blog dans trois mois (lorsque le nouveau numéro du Marquoir sera paru).
Serait-ce la fée des "Fils en poussière" venue nous souhaiter une bonne année ?
Peut-être.

En tout cas, elle s'est confectionné un bien joli nid pour passer la nuit à l'abri des tempêtes du monde.
Et n'oubliez pas la prochaine (et dernière étape) du SAL : le 11 janvier (instructions dans l'article précédent).
J'étais en train de me demander quelle photo festive j'allais bien pouvoir mettre aujourd'hui, quand j'ai fait une drôle de découverte dans mon pot à bonheur : des filaments d'or s'étaient mêlés à mes bouts de fil et une petite créature (mi ange, mi farfadet) me souriait !
Peut-être.
En tout cas, elle s'est confectionné un bien joli nid pour passer la nuit à l'abri des tempêtes du monde.
Que ce même sourire illumine votre visage tout au long de l'année 2010 ! (tant pis ou tant mieux, si vous passez pour un être étrange).
UN JOYEUX REVEILLON A TOUTES ET A TOUS
MERCI POUR VOTRE FIDELITE
MERCI POUR VOTRE FIDELITE
dimanche 27 décembre 2009
Dernière pleine lune de l'année
image du site Harmon'y
J'espère que la lumière de Noël brille encore dans vos coeurs...
Ce mois-ci, je vous fixe un second rendez-vous pour notre SAL "Fil en poussière" car 2009 est une année à 13 lunes et il y aura une nouvelle pleine lune (appelée Lune bleue*) le 31 décembre. Il parait que la lune bleue facilite les prises de décision, les bilans et les réflexions. Alors c'est parfait quand cela coïncide avec le début d'une nouvelle année.
Rappel des derniers objectifs du SAL
pleine lune du 31 décembre : une photo festive, si possible, étant donné la date de cette pleine lune. Champagne, cotillons seront, je l'espère, au rendez-vous.
bilan du 11 janvier 2010 : nous avons commencé notre collecte à la première pleine lune de 2009, le 11 janvier. Un an après, je vous demanderai de poser vos bouts de fil sur une balance et de me dire le poids que cela fera. Et puis, pour les bavardes, vous pourrez parler de cette expérience particulière. Qu'avez-vous aimé dans cette aventure ? Avez-vous pris conscience de certaines choses en collectant vos bouts de fils ? Avez-vous des idées de recyclage ? Quant à moi, je vous offrirai une courte nouvelle inspirée de cette aventure.
* Wikipédia : Au cours d'une année comportant 13 lunes, une "lune bleue" est la seconde pleine lune du mois qui en compte deux . On dénombre 7 "lunes bleues" tous les 19 ans et, une "double lune bleue" tous les 4,5 siècles, en corrélation avec un mois de février dépourvu de pleine lune.
dimanche 20 décembre 2009
Une crèche en Alsace
Une vieux cliché collé dans un album photo : voici la seule trace que je possède de la crèche de l'église Saint-Nicolas de Haguenau, dans le Bas-Rhin. A l'heure où des cars entiers envahissent ma région natale (à la recherche de quel rêve de Noël ?), pourquoi n'ai-je jamais pensé à vous parler de ces santons qui me tiennent à coeur ?
Durant toute mon enfance, je les ai vu de près. Chaque année, ma mère en habillait un ou deux. Un sculpteur sur bois fabriquait les figurines : une année un couple d'alsacien, une autre année le porcher... Ma mère avait même confectionné des cochons en feutrine, salis avec du cirage ! Dès septembre, cela ressemblait à l'atelier du père Noël chez nous. Il fallait piocher dans les tissus, les rubans. Trouver des accessoires. Confectionner un tout petit kougloff, un plastron à paillettes, des nattes en chanvre.
Depuis, certaines figurines ont été volées et ma maman, qui a soixante quinze ans, ne s'occupe plus de la crèche. Elle dit que cela la rend malade de voir que le chapeau du berger a été placé sur la tête d'un autre personnage. Mais bon, elle a passé le relais !
Je suis fière de ce travail réalisé par ma mère. Elle-même, ne s'est jamais mise en avant. Elle trouvait normal de mettre ses dons au service de sa paroisse. Et ce n'était pas facile tous les jours. Je me souviens que l'année où elle avait habillé un santon qui ressemblait au maire de l'époque, cela avait un peu fait parler dans les chaumières.
Si vous faites un tour du côté de Haguenau, venez voir cette crèche. Maintenant que je vous ai révélé mon secret, vous trouverez bien quelques poussières de lune sur les ailes de l'ange (quand j'étais petite, je trouvais qu'il ressemblait à Dalida !) Pour les explications, c'est ici.
Durant toute mon enfance, je les ai vu de près. Chaque année, ma mère en habillait un ou deux. Un sculpteur sur bois fabriquait les figurines : une année un couple d'alsacien, une autre année le porcher... Ma mère avait même confectionné des cochons en feutrine, salis avec du cirage ! Dès septembre, cela ressemblait à l'atelier du père Noël chez nous. Il fallait piocher dans les tissus, les rubans. Trouver des accessoires. Confectionner un tout petit kougloff, un plastron à paillettes, des nattes en chanvre.
Depuis, certaines figurines ont été volées et ma maman, qui a soixante quinze ans, ne s'occupe plus de la crèche. Elle dit que cela la rend malade de voir que le chapeau du berger a été placé sur la tête d'un autre personnage. Mais bon, elle a passé le relais !
Je suis fière de ce travail réalisé par ma mère. Elle-même, ne s'est jamais mise en avant. Elle trouvait normal de mettre ses dons au service de sa paroisse. Et ce n'était pas facile tous les jours. Je me souviens que l'année où elle avait habillé un santon qui ressemblait au maire de l'époque, cela avait un peu fait parler dans les chaumières.
Si vous faites un tour du côté de Haguenau, venez voir cette crèche. Maintenant que je vous ai révélé mon secret, vous trouverez bien quelques poussières de lune sur les ailes de l'ange (quand j'étais petite, je trouvais qu'il ressemblait à Dalida !) Pour les explications, c'est ici.
De tout coeur, je vous souhaite un JOYEUX NOEL !
mercredi 2 décembre 2009
Pleine lune de fils
Je suis curieuse de voir vos photos. C'est vrai que même dans un tambour, on dirait une tarte ! Donc mon idée du plat à tarte pour celles qui n'ont pas de tambour, n'était pas si bête que cela.
Joyeuses fêtes à toutes et rendez-vous le 31 pour la photo festive.
En attendant, je vais un peu hiberner et me consacrer aux miens.
Joyeuses fêtes à toutes et rendez-vous le 31 pour la photo festive.
En attendant, je vais un peu hiberner et me consacrer aux miens.
mercredi 25 novembre 2009
L'autre Hélène
Pas facile de se prendre pour une petite fille de jadis et de poursuivre le marquoir débuté ici. A croire que finalement, elles n'étaient pas si libres que cela de composer leur broderie.
J'ai placé quelques symboles religieux sur ma toile et elle commence un peu à s'animer. Reste à choisir d'autres motifs pour remplir un peu plus mon ouvrage. Un vrai casse-tête.
Je suis certaine que vous vous demandez où je suis allée chercher le nom de la brodeuse. Dans ma famille ? Dans ma tête ? Ni l'un ni l'autre.
Hélène Paule Manichon a longtemps habité la maison que je possède à Amiens, une amiénoise construite vers 1893 dans le quartier d'Henriville. C'est en faisant des recherches aux archives départementales, que je suis tombée sur elle. Forcément, comme nous avons le même prénom, je me suis attachée à son parcours. Son nom Manichon est un nom assez fréquent dans la région de Reims, d'où elle est originaire.
Née à Reims en 1890, elle habite ma maison en 1918 (peut-être même un peu plus tôt) en compagnie de son père Armand, comptable, de sa mère Georgette née Méreau et de son jeune frère Jean Henri, né en 1910 et encore écolier. Elle est en 1921 employée de commerce chez Cauchon, puis comptable en 1926 et infirmière en 1936 où elle vit seule avec son père. A partir de 1949, elle est assistante sociale. En 1953, elle partage sa maison avec une autre femme, probablement une parente, Palmyre Marthe Méreau. Elle est retraitée en 1959 et Melle Méreau vend la maison en 1965. Hélène ne s'est jamais mariée et semble s'être dévouée aux autres.
Parfois, je trouve étrange d'avoir le même prénom qu'elle. Et encore plus étrange que ma voisine d'à côté se prénomme également Hélène. A croire que c'est l'esprit de Melle Manichon qui nous attire !
Je pense dater son marquoir de 1911, date à laquelle elle devait encore être à Reims. J'aime imaginer le marquoir oublié dans une malle de déménagement puis retrouvé et accroché dans le salon bourgeois de la famille à Amiens.
Un souvenir de jeunesse prenant de l'âge en même temps qu'Hélène Paule Manichon...
J'ai placé quelques symboles religieux sur ma toile et elle commence un peu à s'animer. Reste à choisir d'autres motifs pour remplir un peu plus mon ouvrage. Un vrai casse-tête.
Je suis certaine que vous vous demandez où je suis allée chercher le nom de la brodeuse. Dans ma famille ? Dans ma tête ? Ni l'un ni l'autre.
Hélène Paule Manichon a longtemps habité la maison que je possède à Amiens, une amiénoise construite vers 1893 dans le quartier d'Henriville. C'est en faisant des recherches aux archives départementales, que je suis tombée sur elle. Forcément, comme nous avons le même prénom, je me suis attachée à son parcours. Son nom Manichon est un nom assez fréquent dans la région de Reims, d'où elle est originaire.
Née à Reims en 1890, elle habite ma maison en 1918 (peut-être même un peu plus tôt) en compagnie de son père Armand, comptable, de sa mère Georgette née Méreau et de son jeune frère Jean Henri, né en 1910 et encore écolier. Elle est en 1921 employée de commerce chez Cauchon, puis comptable en 1926 et infirmière en 1936 où elle vit seule avec son père. A partir de 1949, elle est assistante sociale. En 1953, elle partage sa maison avec une autre femme, probablement une parente, Palmyre Marthe Méreau. Elle est retraitée en 1959 et Melle Méreau vend la maison en 1965. Hélène ne s'est jamais mariée et semble s'être dévouée aux autres.
Parfois, je trouve étrange d'avoir le même prénom qu'elle. Et encore plus étrange que ma voisine d'à côté se prénomme également Hélène. A croire que c'est l'esprit de Melle Manichon qui nous attire !
Je pense dater son marquoir de 1911, date à laquelle elle devait encore être à Reims. J'aime imaginer le marquoir oublié dans une malle de déménagement puis retrouvé et accroché dans le salon bourgeois de la famille à Amiens.
Un souvenir de jeunesse prenant de l'âge en même temps qu'Hélène Paule Manichon...
jeudi 19 novembre 2009
Salon de coiffure
Certaines femmes adorent aller chez le coiffeur. Moi ? Pas vraiment. Alors, ma chance c'est de trouver parfois sur ma route, un salon pas comme les autres où je n'ai pas l'impression d'être chez le coiffeur.
Et comme je m'y sens bien, cela me fait plaisir d'y laisser ma griffe...
Voici le petit coussin que j'ai offert à mes coiffeuses à l'occasion de leur emménagement dans un nouveau local.
A Strasbourg, je fréquentais L'Ebouriffé, un salon plein de fantaisie au charme suranné. J'avais aussi offert une broderie au propriétaire, lors de mon départ en Picardie. Elle est peut-être encore présente dans le salon !
mercredi 11 novembre 2009
Un air de campagne
J'avais besoin d'une petite broderie à emporter dans mes bagages dernièrement. J'ai puisé le modèle de deux carrés parmi les quatre qui étaient proposés dans le numéro septembre-octobre de la revue "De fil en aiguille". Le thème était le needlework.
J'ai adapté les couleurs au tissu kelsch que je voulais utiliser pour la doublure.
Après pas mal d'heures de patience, est né mon nouvel étui à aiguilles.

J'ai monté chaque broderie et son revers en tissu façon pinkeep (avec du carton et du molleton).

J'ai mis un galon tout autour puis j'ai assemblé les deux parties.
A l'intérieur, à gauche, une pochette pour y ranger ma réserve d'étuis d'aiguilles.
A droite, quelques anneaux de nacre pour y accrocher des chutes de fils qui peuvent encore servir et un morceau de feutrine pour y piquer les aiguilles égarées (fixé par un vieux bouton en nacre).

Un range aiguilles qui ne quitte plus mon panier de brodeuse.
J'ai adapté les couleurs au tissu kelsch que je voulais utiliser pour la doublure.
Après pas mal d'heures de patience, est né mon nouvel étui à aiguilles.
J'ai monté chaque broderie et son revers en tissu façon pinkeep (avec du carton et du molleton).
J'ai mis un galon tout autour puis j'ai assemblé les deux parties.
A droite, quelques anneaux de nacre pour y accrocher des chutes de fils qui peuvent encore servir et un morceau de feutrine pour y piquer les aiguilles égarées (fixé par un vieux bouton en nacre).
Un range aiguilles qui ne quitte plus mon panier de brodeuse.
mercredi 4 novembre 2009
Fils en poussière : dernières instructions
En parcourant vos blogs, j'ai constaté que plusieurs d'entre vous se posaient des questions sur les dernières étapes du SAL Fil en poussière. Voici donc les prochains rendez-vous avec la lune :
* pleine lune du 2 décembre : répandre ses fils en poussière au milieu de son tambour préféré (pour former une sorte de grosse lune colorée). Pour celles qui brodent sans tambour, vous pouvez étalez vos fils sur un plat à tarte (par exemple). Le but est de former un disque de fils qui évoquera la lune pleine.
* pleine lune du 31 décembre : une photo festive, si possible, étant donné la date de cette pleine lune.
* bilan du 11 janvier 2010 : rappelez-vous, nous avons commencé notre collecte à la première pleine lune de 2009, le 11 janvier. Un an après, je vous demanderai de poser vos bouts de fil sur une balance et de me dire le poids que cela fera. Et puis, pour les bavardes, vous pourrez parler de cette expérience particulière. Qu'avez-vous aimé dans cette aventure ? Avez-vous pris conscience de certaines choses en collectant vos bouts de fils ? Avez-vous des idées de recyclage ? Quant à moi, je vous offrirai une courte nouvelle inspirée de cette aventure.
Et après ???
Certaines désirent poursuivre en 2010. Moi-même, je pense conserver l'habitude de récolter mes fils. Pourtant, je ne proposerai pas un nouveau SAL Fil en poussière. Celles qui désirent continuer à ramasser leurs fils, pourront toujours de temps en temps nous montrer leurs fils en bocal. A la pleine lune ou n'importe quand...
Ma motivation était de tenter une expérience sur une année et d'induire des changements de comportement. L'expérience terminée, j'espère que vous serez nombreuses à rester des récolteuses de fils en poussière ... ou à le devenir.
Merci pour les fidèles qui ont aimé et continuent à aimer la manière dont j'ai organisé ce SAL. J'ai toujours beaucoup de plaisir à aller visiter vos blogs.
* pleine lune du 2 décembre : répandre ses fils en poussière au milieu de son tambour préféré (pour former une sorte de grosse lune colorée). Pour celles qui brodent sans tambour, vous pouvez étalez vos fils sur un plat à tarte (par exemple). Le but est de former un disque de fils qui évoquera la lune pleine.
* pleine lune du 31 décembre : une photo festive, si possible, étant donné la date de cette pleine lune.
* bilan du 11 janvier 2010 : rappelez-vous, nous avons commencé notre collecte à la première pleine lune de 2009, le 11 janvier. Un an après, je vous demanderai de poser vos bouts de fil sur une balance et de me dire le poids que cela fera. Et puis, pour les bavardes, vous pourrez parler de cette expérience particulière. Qu'avez-vous aimé dans cette aventure ? Avez-vous pris conscience de certaines choses en collectant vos bouts de fils ? Avez-vous des idées de recyclage ? Quant à moi, je vous offrirai une courte nouvelle inspirée de cette aventure.
Et après ???
Certaines désirent poursuivre en 2010. Moi-même, je pense conserver l'habitude de récolter mes fils. Pourtant, je ne proposerai pas un nouveau SAL Fil en poussière. Celles qui désirent continuer à ramasser leurs fils, pourront toujours de temps en temps nous montrer leurs fils en bocal. A la pleine lune ou n'importe quand...
Ma motivation était de tenter une expérience sur une année et d'induire des changements de comportement. L'expérience terminée, j'espère que vous serez nombreuses à rester des récolteuses de fils en poussière ... ou à le devenir.
Merci pour les fidèles qui ont aimé et continuent à aimer la manière dont j'ai organisé ce SAL. J'ai toujours beaucoup de plaisir à aller visiter vos blogs.
lundi 2 novembre 2009
Mettez vos lunettes !
Ce mois-ci pour examiner nos poussières de fil, des lunettes s'imposent.
Saviez-vous que lunette vient du mot lune ? Ce mot désignait en effet au départ un objet en forme de lune. Même les lunettes de soleil ont un lien avec la lune, alors... Cela fait réfléchir !!!
Moi, je suis hypermétrope, c'est à dire que je vois très loin (trop loin) et que je fatigue ma vue à cause de cela. J'ai donc porté des lunettes très tôt pour reposer mes yeux lorsque je travaille sur ordinateur, lis, et bien sûr, brode. Je suis encore capable de m'en passer mais de moins en moins. Et la presbytie rôde, je le sens...
Je ne crois pas que broder ait détérioré ma vue. Au contraire. J'ai l'impression que dès que j'arrête de compter mes points quelques jours, j'ai plus de mal à voir la trame. Broder semble fortifier mon acuité visuelle. Il faut dire aussi que je suis raisonnable et que je ne brode jamais plus de deux heures à cause de mes mains et poignets qui eux, me font très vite souffrir.
Souvent, ceux qui ne brodent pas ou plus, nous culpabilisent en disant : "tu brodes trop, penses à tes yeux". C'est vrai qu'il faut faire attention mais ce n'est pas parce qu'on ne brode pas, qu'on aura plus de chance de bien voir en vieillissant. Ce serait tellement bien si on pouvait tout prévenir par une attitude exemplaire. Hélas, cela n'est pas comme cela que cela fonctionne la vie...
J'ai décidé que le un fil sur un fil, je n'en ferai plus. Je crois que les myopes excellent dans les petites choses comme cela, pas moi ! Je me trompe, n'arrive pas à redéfaire et au final, je n'aime pas quand on ne voit qu'un point et non une croix sur la toile. J'ai plus de mal aussi à broder sur de la toile de lin bis et préfère maintenant le lin écru.
Je ne brode pas seulement avec mes yeux. Il y a aussi la mémoire du geste qui est importante. Les doigts qui, à force, connaissent la distance exacte entre deux points. Le déplacement de l'aiguille qui finit par être instinctif, surtout quand on brode toujours sur de la 32 count, par exemple.
Et le tambour qui tend bien la toile, la lampe qui éclaire bien la surface à broder sont les alliés précieux de nos lunettes.
D'ailleurs est-ce que vous utilisez un tambour ? Ce sera ma question pour le mois prochain avec une instruction pour celles qui en utilisent un :
faire une photo de votre tambour préféré avec vos fils renversés à l'intérieur. Comme une grosse lune remplie de fils en poussière. Je suis impatiente de voir ça !
Saviez-vous que lunette vient du mot lune ? Ce mot désignait en effet au départ un objet en forme de lune. Même les lunettes de soleil ont un lien avec la lune, alors... Cela fait réfléchir !!!
Moi, je suis hypermétrope, c'est à dire que je vois très loin (trop loin) et que je fatigue ma vue à cause de cela. J'ai donc porté des lunettes très tôt pour reposer mes yeux lorsque je travaille sur ordinateur, lis, et bien sûr, brode. Je suis encore capable de m'en passer mais de moins en moins. Et la presbytie rôde, je le sens...
Je ne crois pas que broder ait détérioré ma vue. Au contraire. J'ai l'impression que dès que j'arrête de compter mes points quelques jours, j'ai plus de mal à voir la trame. Broder semble fortifier mon acuité visuelle. Il faut dire aussi que je suis raisonnable et que je ne brode jamais plus de deux heures à cause de mes mains et poignets qui eux, me font très vite souffrir.
Souvent, ceux qui ne brodent pas ou plus, nous culpabilisent en disant : "tu brodes trop, penses à tes yeux". C'est vrai qu'il faut faire attention mais ce n'est pas parce qu'on ne brode pas, qu'on aura plus de chance de bien voir en vieillissant. Ce serait tellement bien si on pouvait tout prévenir par une attitude exemplaire. Hélas, cela n'est pas comme cela que cela fonctionne la vie...
J'ai décidé que le un fil sur un fil, je n'en ferai plus. Je crois que les myopes excellent dans les petites choses comme cela, pas moi ! Je me trompe, n'arrive pas à redéfaire et au final, je n'aime pas quand on ne voit qu'un point et non une croix sur la toile. J'ai plus de mal aussi à broder sur de la toile de lin bis et préfère maintenant le lin écru.
Je ne brode pas seulement avec mes yeux. Il y a aussi la mémoire du geste qui est importante. Les doigts qui, à force, connaissent la distance exacte entre deux points. Le déplacement de l'aiguille qui finit par être instinctif, surtout quand on brode toujours sur de la 32 count, par exemple.
Et le tambour qui tend bien la toile, la lampe qui éclaire bien la surface à broder sont les alliés précieux de nos lunettes.
D'ailleurs est-ce que vous utilisez un tambour ? Ce sera ma question pour le mois prochain avec une instruction pour celles qui en utilisent un :
faire une photo de votre tambour préféré avec vos fils renversés à l'intérieur. Comme une grosse lune remplie de fils en poussière. Je suis impatiente de voir ça !
samedi 31 octobre 2009
Un air de rien
Sylvie m'avait offert la grille L'R de rien et j'ai eu l'horrible idée de la broder en 1/1 fil sur de la toile Lugana mauve. J'y ai passé presque tout l'été et la voilà enfin dans un petit cadre. Ouf... C'est certainement la dernière fois que je fais une miniature.
Très joli modèle printannier. Oui, je sais que c'est Halloween aujourd'hui, mais moi, je rêve de sous-bois au printemps ! Je vous rassure, j'aime aussi les couleurs et les odeurs de l'automne.
Et cette période où les cimetières se transforment en jardin coloré. Une tradition, qui parait-il, commence à se perdre. Les gens, maintenant, vivent trop loin de leurs ancêtres.
Une pensée pour tous ceux que n'arrivent pas à faire leur deuil et souffrent d'avoir perdu un être cher.
Très joli modèle printannier. Oui, je sais que c'est Halloween aujourd'hui, mais moi, je rêve de sous-bois au printemps ! Je vous rassure, j'aime aussi les couleurs et les odeurs de l'automne.
Et cette période où les cimetières se transforment en jardin coloré. Une tradition, qui parait-il, commence à se perdre. Les gens, maintenant, vivent trop loin de leurs ancêtres.
Une pensée pour tous ceux que n'arrivent pas à faire leur deuil et souffrent d'avoir perdu un être cher.
lundi 26 octobre 2009
Les chocolats de la brodeuse
Muriel qui savait que j'allais me faire opérer, m'a offert une jolie boîte pour me donner du courage. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une boîte à fils.
Sur un des côtés, figurent des motifs de point de croix... Puis sur une autre face, une frise et la date de 1842. Enfin voici le dessus. Et le fond !
"The pieces in this Sampler Assortment are arranged according to this diagram". Je trouve cela tout simplement génial ! C'est encore mieux que les macarons (n'est-ce-pas Sylvie ?).
Et comme il ne fallait pas trop que je mange avant de me faire opérer, Muriel a glissé dans sa boîte à la place des chocolats, une gourmandise de brodeuse. Un immense écheveau de coton perlé grec de la marque "Au papillon". Orange et bourré de vitamines. Pour une convalescente, c'est plutôt bien. Merci Muriel pour tes cadeaux qui sont toujours inattendus et précieux.
Et rassurez-vous toutes, je vais bien et me repose.
N'oubliez pas le rendez-vous de la pleine lune, le lundi 2 novembre. Rappelez vous, il s'agira de parler de lunettes cette fois-ci.
Sur un des côtés, figurent des motifs de point de croix... Puis sur une autre face, une frise et la date de 1842. Enfin voici le dessus. Et le fond !
En fait, il s'agit d'une boîte de chocolats !
Mais pas n'importe lesquels : des Whitman's Sampler. C'est une célèbre marque américaine qui présente ses emballages avec des motifs de samplers. Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler. Même le descriptif des chocolats évoque l'univers de la brodeuse :"The pieces in this Sampler Assortment are arranged according to this diagram". Je trouve cela tout simplement génial ! C'est encore mieux que les macarons (n'est-ce-pas Sylvie ?).
Et comme il ne fallait pas trop que je mange avant de me faire opérer, Muriel a glissé dans sa boîte à la place des chocolats, une gourmandise de brodeuse. Un immense écheveau de coton perlé grec de la marque "Au papillon". Orange et bourré de vitamines. Pour une convalescente, c'est plutôt bien. Merci Muriel pour tes cadeaux qui sont toujours inattendus et précieux.
Et rassurez-vous toutes, je vais bien et me repose.
N'oubliez pas le rendez-vous de la pleine lune, le lundi 2 novembre. Rappelez vous, il s'agira de parler de lunettes cette fois-ci.
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