samedi 26 mars 2016

Joyeuses Pâques !


Dehors, dedans, 
Quelques fleurs qui m'ont tenu compagnie ces derniers temps.
Et mon bouquet de Pâques, pas loin des petits œufs pour les gourmands.

Que la paix règne dans les cœurs en ces jours festifs de renaissance.

Dommage que cela commence par un changement d'heure que je n'aime pas ! Ce décalage  horaire m'éloigne trop du vrai cycle solaire et me fatigue généralement. Et je n'ai pas besoin de cela en plus.
Il va pourtant falloir se résigner... Et accepter que cela soit comme cela une fois encore.

dimanche 20 mars 2016

En miroir

Mon blog est un peu au ralenti, comme moi, mais pourtant je continue à vivre au maximum pour les gens que j'aime et les choses qui me sont importantes.
Je passe de nombreuses heures en compagnie de trois amis en quête de sagesse, Christophe André, Alexandre Jollien, Mathieu Ricard. Je joue de la harpe dans les meilleurs jours. Sinon, je rêvasse, je médite, je prie... Et je continue ma housse de harpe. 
Ce motif m'a longtemps occupé car depuis toujours, je suis fâchée avec la symétrie. Bizarrement, j'ai constaté que les oiseaux tournés vers la droite, avaient l'air moins gros que ceux tournés vers la gauche. Un effet d'optique, un rapport avec la toile ? Le nombre de fois que j'ai recompté les points pour vérifier que je ne m'étais pas trompé. J'ai fini par abandonner...
J'avance maintenant un peu la frise avant de terminer le remplissage de part et d'autre de l'arbre aux oiseaux. Je ne suis pas pressée de terminer. La douce compagnie de mes petites croix me rassure en ces temps difficiles pour moi.

mercredi 10 février 2016

Les harpes de ma vie, n° 4


Elle a fini par prendre sa retraite ma vieille harpe japonaise, complice de tant d'heures de musique. Elle attend dans un coin de ma chambre, sa housse brodée qui la protègera des poussières du temps.
A l'étage en dessous, résonne un instrument d'une autre époque, entièrement en fibre de carbone et électrifié, léger comme une plume.



Je l'ai appelé Réglisse car cela aurait bien fait rire mon ancien professeur, Régis Chenut. Petit jeu de sonorité sur son prénom ! J'y ai pensé en parcourant le recueil Autre chose de François Pernel où un morceau est intitulé ainsi. Je me suis dit : "Joli nom pour une harpe noire !".

Noire, comme les pianos de Barbara qui mangeait de cette friandise.

Et puis , comme la note de musique et glisse, comme les glissandos sur les cordes !
Je ne pouvais trouver mieux comme nom de baptême.









jeudi 4 février 2016

Du fil à retordre avec un ange


Commande spéciale d'une amie : "Hélène, j'aimerais que tu me brodes un ange...".
Alors j'ai cherché dans mes modèles et décidé de simplifier une broderie proposée par Couleur d'Etoile dans le Marquoir n° 69.
Comme il a été difficile pour moi de broder du blanc sur une toile bleue gris, surtout avec la lumière de janvier. Mais que ne ferait-on pas pour une amie !
Je trouvais que le modèle ressemblait trop à un amour et pas assez à un ange, alors j'ai  fait grandir ses ailes de quelques points supplémentaires. Il a intérêt à bien voler maintenant !
Je voulais qu'il tienne un papillon, comme celui que j'avais brodé pour Joëlle mais cela n'était pas concluant. 
J'ai fini par lui laisser tenir le cœur suspendu à un fil présent sur le modèle mais je l'ai brodé en blanc et non en rouge. 

Où le cœur de mon amie à la vie sentimentale compliquée va t-il enfin se poser ? On dirait que l'ange est indécis et le laisse osciller comme un pendule. Espérons qu'il lui indiquera le bon sens... ou le laissera tomber au bon endroit.

Pas facile de trouver l'ange idéal !

mercredi 3 février 2016

A vos ciseaux !

Il n'y a pas d'âge pour s'amuser avec une charmante harpiste médiévale...

dimanche 31 janvier 2016

Le concert du dimanche

 L'année 2016 sera une année particulière pour moi et je pense être peu présente sur ce blog, si ce n'est pour publier des textes (dont certains un peu anciens), et vous montrer l'avancée de ma housse de harpe... Je vais surtout continuer à vivre au jour le jour et profiter des petits bonheurs de la vie, ici ou ailleurs.
J'ai trouvé comment mettre des fichiers PDF dans blogger et je pense proposer prochainement la version complète de mes nouvelles de brodeuses dans une version plus agréable à lire et surtout imprimable.
J'ai aimé raconter la vie de brodeuses. Actuellement, j'aime raconter celle de harpistes. Des filles qui me ressemblent sans être tout à fait moi. 
Ce qui m’intéresse, ce sont les commencements, les moments où un petit rien métamorphose le cours des choses. 

Comme ici, l'ébauche d'une histoire d'amour.


Bonne lecture !

Pour télécharger le fichier PDF, cliquer sur :
Le concert (c) Hélène croix de lune, 2015

Attention ! Il est nécessaire d'avoir un compte Google pour accéder au fichier stocké dans Google Drive. Si vous ne voulez pas en créer un, je peux vous envoyer le fichier par mail. Mettez moi vos coordonnées dans les commentaires.


 

dimanche 3 janvier 2016

Belles pensées pour la nouvelle année

 

J'aime Paul McCartney. Sans être une mordue des Beatles ou une fan inconditionnelle des Wings. C'est la personnalité  même de cet artiste que m'émeut, son optimisme un peu candide et son élégante mélancolie. 

 Pour moi, il y a de l'ange derrière cet homme.
Il suffit que je tombe sur une de ses photos, que j'écoute une de ses chansons, pour me sentir bien. Quelque chose qui ne s'explique pas.



  

Alors en lisant un recueil d'interview paru en 2015, Paul McCartney : Des mots qui vont très bien ensemble,  j'ai pris quelques notes que je trouve plutôt stimulantes pour commencer cette année 2016 où je vous souhaite, selon une expression de Paul McCartney, de "poursuivre votre vie polychrome aux couleurs de l'arc en ciel".

  •  La terre est très importante pour moi - les choses de la terre, les racines - beaucoup plus que le béton, l'ère spatiale et tout ça. Pour moi, personnellement, tout ce "progrès" est en réalité une régression.
  • Chaque fois que j'ai vécu une tragédie, je me suis dit : "Pas question de me laisser abattre. D'accord je traverse une sale période. On n'y peut rien. Mais j'ai toujours l'instinct de survie chevillé au corps. Je m'en tirerai. Et debout. Et je ne perdrai pas mon optimisme."
  • Lors de notre tournée de 1976 en Amérique, Linda répétait toujours qu'il était moins difficile de se produire sur scène que de vivre sa vie. Parce qu'une fois qu'on a pigé le truc, un concert, c'est littéralement réglé comme du papier à musique, une expérience magnifique. On sait comment ça se passe, et c'est tous les soirs pareil. C'est comme si l'on prenait un bain, suivi d'un bon massage. Parce qu'il n'y a pas de quoi s'en faire. Contrairement à la  vie, où c'est sans arrêt : "Oh mon Dieu, l'un des gamins a la grippe !". Les imprévus se succédaient sans arrêt. Alors qu'une fois que le spectacle est rodé, il n'y a plus de hasard, c'est superbe. Mais ça prend quelques semaines.
  • Il faut faire avec. On vit tous à l'ombre de quelque chose. Et je ne suis pas seul à risquer de me faire agresser ou tirer dessus. Il n'y a qu'à croiser les doigts et toucher du bois, beaucoup de bois.
  • "Too much rain" (=> à écouter ici) parle de tous ceux qui ont eu des problèmes dans leur vie, et j'en connais beaucoup. Y compris moi-même. La vie place des problèmes sur notre chemin. Ca revient à montrer de la compassion pour tous ceux qui ont été dans la mouise un paquet de fois et leur dire : "Je sais ce que vous traversez". C'est facile de s'identifier à ça. Je dois avouer qu'elle m'a été inspirée par "Smile" de Charlie Chaplin : "Smile, though your heart is aching". C'est ce que j'avais dans un coin de la tête, une de mes chansons préférées. Un sacré bonhomme, Chaplin. Non seulement il faisait rire, mais en plus il a écrit "Smile". C'est comme s'il avait écrit "Yesterday". 'Une chanson classique. Et voilà : s'il pleut trop, qu'est-ce qu'on y peut ? On peut toujours rire ou pousser des soupirs, n'empêche qu'il faut faire avec, et se raconter que ça ne recommencera pas. J'aime faire ça. Je m'intéresse aux chansons sur le thème "On s'en remettra".[...]. Tout à coup, j'ai pris conscience de toutes les chansons que j'avais entendues, des chansons encourageantes, qui m'ont tellement inspiré... et les gens m'ont dit autant des miennes : "J'avais des problèmes à l'école, et c'était la pire période de ma vie, mais vous m'avez sauvé'". J'étais en chimio, et puis j'ai écouté votre musique, ça m'a sauvé". Alors moi, je me dis : "Excusez-moi du peu ! Quel pouvoir !". Et c'est devenu une partie importante de ce que je fais.
  • J'aime certaines choses dans la religion chrétienne, d'autres dans la religion bouddhiste et dans la religion hindouiste. Disons que je suis une pie voleuse, je pique des petits bouts qui me font l'impression de marcher pour moi. Je crois que j'en ai suffisamment vu, je suis allé dans assez d'endroits, et j'ai vu assez de prétendues coïncidences pour savoir qu'il y a autre chose à l’œuvre. Beaucoup de ces choses m'arrivent. Le seul fait de me réveiller un matin et de rêver la mélodie de 'Yesterday" qui a fait de moi un compositeur à succès : ce n'était pas un mouvement conscient de ma part. Je ne peux pas faire autrement que de penser qu'il se passe dans nos têtes quelque chose qu'on ignore.
 
 

vendredi 25 décembre 2015

Une maison de poupées, Rumer Godden


 
J'ai toujours aimé la littérature "Jeunesse" et suis encore capable aujourd'hui de relire Heidi ! Un ami connaissant mon goût pour les maisons de poupées m'a prêté ce roman de Rumer Godden (1947), traduit de l'anglais par Sherban Sidery et illustré par Kersti Chaplet.

Non seulement, c'est l'histoire d'une vieille maison de poupées et de ses habitants (principalement Tottie, une poupée en bois) que deux petites filles, Charlotte et Emilie, redécouvrent en 1946. Mais il est aussi question d'un "sampler", traduit par "échantillon". J'ai trouvé la description de ce vieux marquoir très intéressante pour nous brodeuses et je la retranscris ici.
 
Tottie et la maison de poupée n'étaient pas les seules choses dans la demeure qui aient appartenu à l'arrière grand-mère et l'arrière-arrière-grand-tante de Charlotte et d'Emily. Il y avait en outre, un échantillon brodé.
Qu'est-ce qu'un échantillon ? demanda Pomme.
C'est une broderie à l'aiguille que l'on accroche au mur, lui expliqua Tottie, c'est un travail au point de croix sur un canevas très fin, et parfois, la plupart du temps, ces points sont très fins eux aussi. Te souviens-tu du "tailleur de Gloucester" ? demanda Tottie : on dit que "les points sont si petits, qu'ils ne sauraient avoir été brodés que par une souris". Voilà mais les points de l'échantillon, qui sont pareils, n'ont pas été brodés par une souris, dit Tottie, ce sont deux petites filles qui les ont brodés : il y a là des heures et des heures de travail. Il y a des lettres, des alphabets, toute une calligraphie. Je me souviens parfaitement, dit Tottie. Je suis bien contente que maintenant les petites filles ne fassent plus ce genre de travail, ajouta Tottie.
L'échantillon de l'arrière grand-mère était accroché dans la chambre des enfants. Il était rectangulaire et bordé d'une mince baguette de bois. La broderie représentait des gerbes de fleurs sur fond crème, et en dessous, brodés aussi, des vers qui, en petits points bleu ciel, disaient :

Bienheureuse suis-je d'avoir brodé ces gerbes,
Odeur du temps passé quand je jouais dans l'herbe
Par douce pluie ou jour que le soleil allume,
Aimant la fleur, le fruit, et le poil, et la plume,
Contente d'avoir subi la volonté de Dieu,
Pour aborder sans peine aux rives des adieux.

Charlotte n'aimait pas regarder l'échantillon, elle prétendait que cela lui donnait mal à la tête et puis elle ne comprenait pas du tout le poème, mais Emily l'aimait.

 Curieux poème qui mériterait sans doute d'être lu dans la langue originale, je pense ! 

En faisant des recherches sur cet ouvrage, je suis tombée par hasard sur l'histoire d'une autre poupée en bois, Hitty, inventée par Rachel Field en 1929, très bien documentée sur le blog Nain de jardin.

Une illustration de Dorothy P. Lathrop montre également une Hitty devant un sampler brodé... Drôle de coïncidence non ? 
Rumer Godden s'est peut-être inspiré de ce roman que j'ai bien envie de lire, même s'il est en anglais.

jeudi 24 décembre 2015

Et incarnatus est


D'après un modèle de Fanci That paru en 1999 dans un numéro de Just CrossStich Christmas Ornements, j'ai brodé un enfant Jésus et je l'ai monté en petit coussinet à accrocher au sapin ou à placer dans une crèche.
Posé à même le bois de la mangeoire, il sommeille sur un lit de paille, délicatement emmailloté dans un linge blanc. 

Le temps d'un modèle, l'impression de retomber en enfance et de jouer à la poupée ! Réminiscence aussi des bébés Jésus en sucre ou des fèves qui ne ressemblaient pas à des personnages Disney.
Bref, le Jésus de la crèche, c'est un peu ma culture de Noël...

De joyeuses fêtes à tous... en oubliant pas de garder un regard émerveillé et gourmand sur la vie.


dimanche 20 décembre 2015

Stop !

Tous les ans c'est pareil à cette période de l'année... Je voudrais encore faire un petite broderie pour une amie, trouver un dernier cadeau, acheter des cartes à poster pour Noël (comme le font les anglais) et quand arrivent les fêtes, je suis épuisée.
Pour garder intact mon plaisir d'offrir et d'écrire, j'ai décidé de ne gâter qu'une partie de mes amis, parents. Pour les autres, je me rattraperai l'année prochaine ou à une autre occasion. Certains devront se contenter d'une message électronique, moins artistique certes, mais tout aussi sincère.

Voilà le dernier cadeau que j'ai brodé pour Marie-Christine, ma dernière copine d'internet.
C'est un modèle gratuit de Danybrod monté en pinkeep, avec plein de rubans, des épingles et des grelots. J'adore cette artiste et j'aimerais bien un jour faire une grande broderie avec plein de ses modèles.
Marie-Christine m'a offert une carte avec une lyre brodée au fil doré que je garde précieusement et que vous pouvez admirer sur son blog

J'ai aussi rajouté dans mon enveloppe, ce garde-fils de l'Atelier des Elfes en forme d'échevette. J'aime bien ces échanges entre initiées !

vendredi 18 décembre 2015

Esprit Chalet

Modèle de Perrette Samouiloff, La montagne au point de croix
Pochette aux cerfs monté en petit coussin à suspendre, agrémenté de rubans qui maintiennent des grelots.
Un son qui rappelle les alpages... ou les rennes du père Noël. Même si les edelweiss évoquent plutôt le printemps !
J'avais envie d'offrir cet ensemble à ma belle-sœur qui a décoré toute une pièce de sa maison façon chalet. Un endroit très chaleureux et cosy.
 Et pour l'anecdote, les clochettes sont aussi un clin d'oeil à notre enfance. Quand nous nous déguisions avec mon frère et ma sœur pour jouer au théâtre, systématiquement, ils donnaient à leur cadette, le rôle de la soubrette. Et parfois, pris dans leurs rêves de chevaliers, ils oubliaient d'agiter la cloche pour me faire apparaître avec un petit plateau de dinette. 
Je prenais mon rôle très au sérieux et j'attendais, j'attendais... mais de temps en temps, je venais frapper à la porte : "C'est quand que je dois venir ?".
C'est dur d'être la petite dernière ! 


dimanche 29 novembre 2015

Pause Noël...


Dans une mauvaise lumière de novembre, voici où en est la face B de ma housse de harpe.  Le deux-tiers du marquoir de "Reflets de soie" sont brodés. 
Pour répondre à Marie-Christine qui me posait la question, j'utilise le plus souvent les fils DMC. Surtout pour les grands ouvrages qui risquent d'être lavés. 
  Je vais ranger mon ouvrage jusqu'en janvier car le temps des préparatifs de Noël est arrivé. Et j'ai très envie de broder des petits cadeaux secrets pour mes amies. Chut !!!!


samedi 21 novembre 2015

Un jour viendra...


Plaine d'Alsace depuis le mont Sainte-Odile
Au milieu de ces sites grandioses, la pensée s'élève avec plus de force, communie avec plus d'intensité avec l'au-delà supérieur, car Dieu est partout où la nature parle au cœur de l'homme. Lorsqu'un frisson passe sur les masses de verdure et fait onduler la cime des grands arbres de la forêt, lorsque la voix des torrents et des cascades monte du fond des vallées, l'âme initiée comprend mieux la beauté éternelle, la suprême harmonie des choses et vibre à l'unisson de la vie universelle. C'est ce que j'ai ressenti non seulement sur les hauteurs de Sainte-Odile, mais aussi sur la plupart des sommets des Vosges et notamment sur le Hohneck, d'où le regard embrasse toute la plaine jusqu'au Rhin, jusqu'aux Alpes lointaines.
Un jour viendra où les hommes, faisant abstraction des vieilles formes religieuses, s'uniront dans une pensée commune d'adoration et d'amour. Comme au temps des Druides, la nature redeviendra le temple auguste, ce sera alors la religion de l'Esprit, conscient de lui-même et de sa destinée, qui est d'évoluer de vies en vies, de mondes en mondes vers le foyer éternel de toute lumière, de toute sagesse, de toute vérité. Et ainsi l'unité religieuse de la terre et de l'espace, de deux humanités, visible et invisible sera fondée.

Léon Denis

mercredi 11 novembre 2015

L'aiguille patriotique

Composition française de Jeanne Legland

Que de trésors à découvrir dans les archives ! La preuve...

Examen des Bourses Lycées et collèges Filles, session du 19 avril 1917
 (AD Somme ; 99 T 396537)



Sujet : On a dit que l'aiguille à coudre est la meilleure amie des jeunes filles. Essayez de le démontrer. Exposez ensuite comment grâce à leur aiguille des jeunes filles de votre âge peuvent contribuer à la défense de la Patrie en temps de guerre.

Développement

L'aiguille est en effet la meilleure amie des jeunes filles. Elle leur rend beaucoup de services et leur fait passer d'agréables moments.
A ses heures libres, la jeune fille peut à l'aide de cette aiguille se confectionner de petites choses telles que : faire un corsage, arranger une robe, broder un col, un chemin de table, une nappe ou des draps. Elle peut même faire son trousseau.
L'aiguille distrait aussi la jeune fille, si l'ennui s'empare d'elle, elle prend sa petite aiguille, se met à l'ouvrage et le temps passe très vite.
Si par hasard, elle fait une déchirure à un de ses vêtements, elle a peur que sa maman la punisse. Ainsi, que faire pour éviter la réprimande ? Heureusement que l'aiguille est là, et qu'elle lui vient en aide, elle recoud la déchirure et il n'y paraît plus.
Si elle donne comme souvenir à une de ses amies un ouvrage à la main fait par elle-même, elle fera plaisir à son amie mais c'est encore grâce à l'aiguille. Elles font aussi les habits de leurs poupées.
Avec leur aiguille, des jeunes filles de mon âge peuvent contribuer à la défense patriotique en temps de guerre. Elles cousent de petites robes et petits tabliers pour les enfants de ces braves soldats qui versent leur sang pour empêcher l'ennemi d'arriver jusqu'à nous. Elles feront un grand plaisir aux parents de ces petits et paieront en même temps une petite partie de leurs dettes parce qu'elles doivent une grande reconnaissance vers ces enfants privés des caresses et des tendresses de leur père.
Elles cousent aussi pour les petits pauvres. Ils en ont bien besoin, car en ce moment, leur papa se bat et c'était lui leur unique soutien. Aussi, ils auront des vêtements bien chauds qui les protégeront du froid et de la pluie.
Les jeunes filles confectionnent des chemises qu'elles envoient aux soldats qui ont leur famille restée en pays envahis et qui sont sans ressources, aux blessés qui sont dans les hôpitaux, et principalement aux malheureux prisonniers, réfugiés en pays ennemi et privés eux-aussi de leur famille Ils seront contents d'avoir ces vêtements, il leur semblera recevoir une petite partie de chez eux, un souvenir de leur pays natal, nous leur prouverons par là que nous les aimons et que nous pensons à eux.
Nous voyons par ces exemples que l'aiguille est très utile à la jeune fille et qu'elle peut procurer un peu de joie à ceux qui sont éloignés des êtres qu'ils aiment.


Une autre façon de se remémorer la Grande Guerre en ce 11 novembre 2015.

mardi 3 novembre 2015

Méditons

La méditation est un sujet à la mode (un peu trop peut-être ?) mais cela m'a donné envie de vous parler de mon expérience.

J'ai eu une première approche de la méditation zen vers 17 ans, en compagnie de mon professeur de harpe, Régis Chenut. C'était une initiation à la pratique du za-zen : il fallait rester un heure en tailleur sur un zafou (coussin de méditation) en essayant de rester le dos droit. A la fin, mon dos est comme un bout de bois. C'était un peu extrême mais cela m'a marqué.

Ensuite, j'ai une ancienne collègue qui a tout quitté pour fonder une sangha bouddhiste à Strasbourg. Elle m'avait fait connaître les livres de Thich Nhat Hanh sur la méditation pleine conscience et quand j'ai été malade m'a orienté vers des pratiques plus médicales de la méditation (Jon Kabat-Zinn, Christophe André) ou en tout cas moins religieuses (Fabrice Midal). 

J'ai décidé de pratiquer en groupe l'an passé mais je n'ai pas aimé : la prof  nous faisait parler de notre expérience à la fin un peu comme dans un cours de sophrologie.

Quand je médite, j'essaie de m'installer sur mon coussin, les talons en arrière et non en tailleur car cela ne me convient pas. C'est une façon de me poser, de reprendre conscience du moment présent. Je me concentre sur ma respiration, sans la modifier et si cela m'angoisse trop, sur mes pieds ou une autre partie du mon corps. Je ne cherche ni à me détendre, ni à analyser ce qui se passe. Je laisse faire. C'est une sorte de lâcher prise, indispensable pour moi qui suis habituée à  tout contrôler. J'aime bien aussi écouter les bruits dehors ; les oiseaux qui chantent et même les voitures qui passent (mais je n'arrive pas encore avec la perceuse du voisin). Je peux aussi répéter un mantra ou répéter une sorte de prière. Il existe des méditations pour développer notre compassion, d'abord envers nous-mêmes, ensuite envers les autres. A partir de là, méditer et prier se confondent un peu pour moi.

Méditer n'est pas toujours agréable. C'est un peu comme accorder un instrument : pas passionnant mais nécessaire. Parfois, quand j'ai fini, je peux être plus agitée qu'avant. Parfois, durant la pratique, j'ai un moment de panique surtout quand je suis agitée en m'installant. L'immobilité, le "rien faire" me déstabilise. Des fois aussi, cela m'ennuie !!!

Les gens croient souvent qu'il faut s'interdire de penser quand on médite. Or c'est impossible ! On ne peut pas arrêter le flux de ses pensées mais en méditation, on apprend à les observer, sans les juger. On accueille ce qui vient. Et on prend les pensées pour ce qu'elles sont : des pensées ! Dès que le mental s'évade, on en prend conscience et on revient aux sensations (la fraîcheur du petit matin sur la peau, la cloche de l'église qui sonne, l'épaule qui tire, etc....).
Quand on pratique 20 minutes, c'est bien car c'est après 10 minutes que des choses souvent se passent. Le cerveau semble à ce moment là se déconnecter de ses automatismes. 

L'idéal serait de pratiquer tous les jours. Et de pratiquer aussi de manière informelle dans la journée : faire de temps en temps une chose en pleine conscience (préparer son thé, manger, respirer, écouter l'autre....).

On me  pose souvent la question : à quoi sert la méditation ? A partir du moment où on cherche un but, une utilité à la pratique (être moins stressée, plus zen), on fait fausse route, on est plus dans la justesse. C'est ce que nous, les occidentaux, avons le plus de mal à comprendre. Toutes nos activités doivent toujours être rentables.

Il m'arrive aussi de faire des méditations guidées par un CD. J'aime bien la voix de Fabrice Midal.

Parfois aussi, nous pratiquons la méditation sans le savoir !

Et parfois aussi, il m'arrive de ne plus pratiquer sous prétexte que la posture me fait trop mal au genou.

Bref, méditer est loin d'être une activité facile et j'admire ceux qui ont de la constance dans leur pratique. Qui se lèvent tôt pour passer un moment sur leur coussin de méditation.

J'en suis encore bien loin !

dimanche 1 novembre 2015

Barbotines mortuaires

Que seraient les sépultures de nos défunts sans ces vieilles barbotines que j'aime tant ?
Couronnes du souvenir jamais effacé,
Aux couleurs éclatantes préservées malgré les cassures du temps...


Elles se mêlent à la fonte et à la pierre des cimetières en une sorte d'éternité cristallisée.
Me promenant dans les allées d'un petit cimetière de la Meuse, j'ai été émerveillée par la variété des compositions.
Je vous invite vous aussi en ce week-end de la Toussaint, à repérer ces belles décorations mortuaires, entre deux chrysanthèmes !
 Aujourd'hui, les entreprises de pompes funèbres, proposent davantage des plaques sinistres en granit. Dommage... Pourquoi les cimetières sont-ils devenus ces étendus grises et sans âme ?
A méditer...


jeudi 15 octobre 2015

Vaisselle nomade

Elle a traversé les années et vu du pays... et puis la poste d'aujourd'hui lui a fait des misères. Joëlle voulait m'envoyer cette vaisselle car elle sentait qu'elle me revenait. A cause des  hasards et des coïncidences. Sa jeune voisine qui la lui avait donnée l'avait hérité d'une personne qui s'appelait Madeleine comme ma fille... Et Joëlle pensait que c'était de la vaisselle qui était alsacienne comme moi. En fait, Sarreguemines est en Lorraine mais tout va bien, j'ai aussi des attaches dans cette belle région !
Comment ce service a t-il abouti dans les Hautes-Pyrénées ?
Lors de la dernière guerre, une bonne partie des habitants du nord-est ont été déportés là-bas et certains d'entre eux ensuite sont restés dans la région....

Ce que j'ai pu sauver me servira de cache pot dans mon jardin.

Dommage pour la belle saucière !
Tel devait être le destin de cette vaisselle.

Je ne sais pas si je suis influencée par son histoire mais je lui trouve un air patriotique avec ses fleurs bleues, blancs, rouges !