samedi 15 février 2014

Rosa mystica

Une couronne de roses, et au centre, un des noms donné à la Vierge dans les litanies.
Petit cadeau d'anniversaire pour Joëlle, destiné à prendre place dans son magnifique oratoire...
Cela faisait longtemps que je n'avais plus brodé sur une toile aussi fine. C'était un peu difficile pour mes yeux qui prennent de l'âge mais j'aime ce rendu où les petites croix sont tellement petites qu'elles ne se voient presque plus... 
 
Et rien n'est plus gai que de broder des roses ! Surtout en cet hiver pluvieux et venteux.

samedi 8 février 2014

Portraits de harpistes chez Daniel F. Gerhartz

Il est américain. Il fait de la peinture figurative et son univers me fait un penser à celui d'un peintre suédois que j'aime beaucoup, Carl Larsson. Peut-être parce que comme lui, il peint les siens dans l'intimité de leur  quotidien.

J'ai d'abord découvert ce premier tableau qui évoque la tendresse d'une scène d'apprentissage en extérieur (entre une mère et sa fille probablement), sur une harpe à crochets. 
Puis cet autre, où la femme est en train d'accorder une grande harpe Lyon & Healy (?) pendant que l'enfant maintient l'instrument par la colonne.
On retrouve cet instrument  joué par la même femme, apparemment dans le même cadre, dans deux autres tableaux.

J'aime ces tableaux où la harpe n'est pas simplement là pour faire joli et où tous les instrumentistes peuvent se reconnaître, s'identifier.
 De tableaux en tableaux, Daniel F. Gehartz raconte les moments forts d'une vie de harpiste. Presque comme dans un petit court métrage intimiste.

Et les autres oeuvres de l'artiste ne sont pas mal non plus... (il n'y a pas que la harpe, dans la vie !)









samedi 25 janvier 2014

Harpe préraphaélite

Ressuscités d'un Moyen-Age idéalisé, de drôles d'instruments de musique hantent les tableaux préraphaélites. Parfois stylisés ou fantaisistes, ils peuvent aussi s'apparenter à de véritables instruments d'une précision archéologique. En témoignent ces magnifiques harpes qu'on aimerait pouvoir emprunter le temps d'une pavane.


Tristan and Isolde, 1902
Délicatesse du décor polychrome de la harpe chez Edmund Blair Leighton.
Fame
Harpe sculptée imposant sa présence au premier plan, dans cet autre tableau de Leighton. Elle semble s'inspirer de celle de Brian Boru.
The last sleep of Arthur, 1898
Beauté du geste chez Burne Jones où les harpistes semblent bercer Arthur. 
Musique du silence et du recueillement.


samedi 11 janvier 2014

Silence, espace prière


Il m'est toujours difficile d'évoquer ma foi. Pour moi, cela relève de l'intime, au même titre que la sexualité. Longtemps, en tant que pratiquante de yoga, je m'entourais de bouddhas jusqu'au jour où j'ai compris que ces symboles ne m'aidaient pas à méditer. Ils ne me parlaient pas ! 
Je récupère des objets religieux depuis très longtemps. Ayant fait des études d'histoire de l'art, je suis sensible à leur esthétisme. Mais durant ma maladie, leur présence m'a rassuré. Après avoir vu l'oratoire de Johala sur son blog, j'ai eu envie de changer la décoration de la petite étagère en face de mon lit et de réunir quelques unes de mes "bondieuseries". La vue de cette douce Vierge en plâtre dont la patine fait penser à une oeuvre en cire me réconforte dès que je me repose sur mon lit. Elle trône au milieu des fleurs, des oiseaux de Paradis, des anges. Non loin de sainte Thérèse de Lisieux qui a toujours protégé ma grand'mère et ma mère.
Oui, je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir besoin de prières dans nos vies trop pressées, trop stressantes. Peu importe les chemins qu'emprunte ce besoin de spiritualité, de recueillement. 
Mon oratoire domestique (c'est le terme savant pour désigner ces lieux de dévotion privée) m'évoque les romans médiévaux de Jeanne Bourin où les personnages féminins retrouvent souvent courage après s'être retirés dans leur chambre pour prier la Vierge Marie. Je revendique mon appartenance à ces femmes-là.


Buste de la Vierge de Lourdes, fleurs de cimetière en barbotine, ma couronne de mariée

Oiseaux, fleurs en tissus, ange brodé (Prairie Schooler)

Sainte Thérèse de Lisieux dans la case à gauche, anges et fleurs de Jérusalem au milieu
Images de communion et statuette de communiant en prière

vendredi 3 janvier 2014

On continue...




Je n'aime ni les calendriers, ni les agendas… Je suis brouillée avec les dates. Je redoute les bilans, les anniversaires et les vœux de la nouvelle année ! Pour moi, la vie se construit chaque jour et le temps devrait toujours s'écouler sans heurts, comme de la poussière de sablier.
Dans la musique du silence.


Mais le monde aime les fanfares, les pétards. 
Il veut des vœux, même s'ils sont creux. 
Alors, pour ne pas paraître impolie, je dis "bonne année" autour de moi mais c'est comme si je disais "bonjour". 
Une simple convention sociale.


Alors bonne année à tout le monde et passons vite à autre chose !


Dans le service d'hématologie que je fréquente malheureusement depuis deux ans, nous nous disons peu de choses mais certains regards de compassion entre malades, certains gestes de soutien de la part du personnel soignant, véhiculent une énergie que j'aimerais vous transmettre, en guise de vœux.

Une belle énergie d'amour.

dimanche 15 décembre 2013

Crèche ou sapin ?

La tradition de la crèche remonterait à 335 après JC sous l'impulsion de l'impératrice Hélène mais tout au long du Moyen Age, ce sont seulement les églises, les monastères et quelques familles riches qui en possèdent. Il faut attendre le 19e siècle pour voir apparaître des crèches dans les foyers plus modestes.
L'arbre de Noël, symbole de renouveau au coeur de l'hiver, est d'abord érigé dans les corporations avant de prendre place, lui aussi, dans les maisons.

Chaque année, je prends plaisir à ressortir mes décorations de Noël et à en orner mon sapin. Je rajoute toujours une ou deux nouveautés : j'aime beaucoup les quelques flocons en bois ajouré que j'ai trouvé dans un grand magasin.
Je déplore que dans les marchés de Noël qui pullulent de manière artificielle, il y ait si peu de décorations de Noël ! Et encore moins de santons...
Voici ceux que nous achetions avec mon mari quand le marché de Noël de Strasbourg était encore le modeste "Chriskindelmärik". Chaque année, un ou deux de plus puis, nous les peignons nous-mêmes les longs dimanche de décembre.
Lorsqu'en 2012 j'ai appris que j'étais malade, j'ai demandé à mon parrain, Hubert Leiterer, artiste autodidacte, de me faire une crèche avec un ange harpiste ! J'adore l'étable qui laisse passer la lumière, les formes épurées, géométriques des personnages qui rappellent les années soixante dix.
Et bien sûr l'ange qui peut même poser sa harpe quand il est fatigué !

samedi 16 novembre 2013

Harpiste en herbe


Un message de Claire sur ce blog, une autre harpiste habitant Amiens, et nous avons pris l'habitude de nous rencontrer de temps en temps chez elle, pour jouer des duos. Simplement pour le plaisir... Elle fait sonner sa harpe à pédales trentenaire qu'elle a prénommé Lily (en hommage à Lily Laskine, évidemment). Sa fille Agathe me prête la sienne, une harpe Salvi Prima, 38 cordes, baptisée Claire (en hommage à sa maman, évidemment). 
Agathe a commencé son apprentissage cette année et elle avait du mal à me laisser sa harpe au début ! Alors pour la remercier de me céder son instrument  le temps d'une répétition, je lui ai brodé un petit sac pour y ranger sa clé d'accord, son accordeur, des cordes de rechange, que sais-je...
J'y ai brodé l'année pour qu'elle se souvienne du début de sa carrière d'harpiste. Je suis sûre qu'elle va très vite jouer avec nous ! Elle a déjà l'air très motivée.

Je lui ai aussi donné une petite composition que j'avais écrite en 1985 lorsque j'enseignais dans une école de musique. Tous mes élèves jouaient ce modeste morceau dès leur 2e ou 3e cours : c'était plus motivant que les exercices et aidait à bien placer les doigts. Il est intitulé Dentelles (c'est assez en harmonie avec mon blog, non ?) 
Vous pouvez l'imprimer et faire tourner cette ritournelle, si le coeur vous en dit. 

lundi 11 novembre 2013

La fin du poème


Ouf, ce n'est pas trop tôt... Je viens de broder le dernier vers du poème, La harpe. Il me restera à rajouter le nom de l'auteur, sans doute tout en haut. Je garde cela pour les finitions. J'ai eu ma dose de point de croix en un fil/un fil ! 


J'ai commencé à broder ma housse un peu au hasard et je me rends compte que la longue bande blanche à droite ne sera sans doute pas facile à remplir avec d'autres marquoirs complets. Pour le moment, je vais m'attaquer à la partie inférieure. Après, on verra bien.

A moins que je ne me laisse tenter par quelques réalisations pour Noël... De temps en temps, j'aime bien abandonner ma housse pour mieux y revenir.

jeudi 31 octobre 2013

Traditions de la Toussaint



Quand j'étais petite, Halloween n'était pas célébré en France et je déteste l'introduction commerciale et artificielle qui a été faite de cette fête de la veille de la Toussaint à coup de citrouilles fluo fabriquées en Chine ! 
Cette tradition a pourtant une noble origine dans le monde celtique qui m'est cher et souligne une relation ésotérique, magique avec le monde invisible qui n'avait rien de choquant autrefois. C'est ce que l'on découvre en se penchant sur d'anciennes coutumes.

 Dans les campagnes vosgiennes, par exemple, le 29 septembre (jour de la saint Michel), les bergers chargés de faire pâturer les vaches dans la montagne, devaient impérativement redescendre dans la vallée.Sinon, des lutins occupaient leur ferme ! Il semble que selon les anciens, surtout à partir du 1er novembre, il  ne fait pas bon de traîner le soir après 20h : les nuits longues sont en effet propices au retour des âmes des ancêtres. C'est une période qui s'ouvre sur le monde des esprits, des fées qui viennent visiter le monde des vivants. 

En 835, pour faire oublier les traditions païennes du nouvel an celtique, l'Eglise déplace la fête de la Toussaint (sorte de panthéon dédié à tous les saints) à cette période de l'année.
Odilon de Cluny, en 998, intègre dans le calendrier de Cluny, la fête des trépassés, le 2 novembre. Les anciens parlaient en effet de trépas et non de mort. Tré = à travers, pas = passer à travers la mort. Le trépas n'est pas la mort, le néant mais le passage vers une autre vie. D'où une relation possible entre ces deux mondes.

Et nous, que faisons nous désormais de toutes ces coutumes qui se télescopent, vidés de leur sens ?




samedi 19 octobre 2013

Mary Wigham en dentelles

Non, je ne l'avais pas laissé inachevée au fond d'un panier, la reproduction du marquoir de Mary Wigham réalisé à l'école Ackworth en 1790. Je la reprenais de temps en temps mais j'avais du mal à terminer le dernier coin gauche. Et à compléter par ci, par là, les initiales de la famille...

Très grande broderie que j'ai doublé de tissu et bordé de dentelles, sur deux côtés. 
Vais-je l'accrocher au mur, en faire une petite nappe ? J'ai toujours beaucoup de mal à trouver une finalité à mes broderies.

Ces marquoirs quaker me font toujours penser au travail du patchwork : assemblage très serré de motifs géométriques colorés et contrastés... On pourrait reproduire le motif à l'infini. Une idée pour une autre housse de harpe ?

jeudi 10 octobre 2013

Un ange passe

En souvenir d'une rencontre très spéciale à Amiens, non loin du célèbre ange pleureur de la cathédrale, j'ai confectionné ce pinkeep selon un modèle paru dans un des numéros du Marquoir. Un peu grassouillet l'ange mais je n'avais pas le temps d'en trouver un autre ! Et puis les anges ne sont pas toujours légers (n'est-ce pas Matin lumineux ?)
J'aime toujours autant broder des petits cadeaux pour les amies qui me sont chères. 
Petite récréation avant de poursuivre mes grandes broderies. 


samedi 28 septembre 2013

Un an...

Il y a un an, à la même heure, mes propres cellules souches réinjectées dans mes veines commençaient leur travail de réparation... Aujourd'hui, je vais bien et j'écris ce message pour dire merci à ceux qui m'ont aidé, sur terre comme au ciel. 

Si certaines personnes atteintes d'un myélome multiple passent par là, découragées, j'espère que ce message d'espoir les aidera à poursuivre leur traitement en ayant confiance. 

Je n'oublie pas qu'avant les avancées de la médecine, beaucoup ont été victimes de cette maladie du sang. Et que malgré les progrès des traitements, certains le seront encore.

Je n'oublie pas qu'être en rémission n'est pas forcément naviguer sur un long fleuve tranquille.

Je n'oublie pas que la vie vaut la peine de se battre. Et que l'amour est plus fort que tout...

samedi 14 septembre 2013

Le chemin de piano de Marie Anne Suzanne H.


Dans le catalogue Manufrance de 1900, on peut faire l'acquisition dans la rubrique accessoires pour piano de salon, d'un dessus de clavier en feutre avec broderies, cordonnet soie, non doublé, bords découpés en dent de rose, 120 x 15 cm.
Ou d'un autre plus luxueux, application satin serti et broderie ganse mercerisée sur peluche de soie, doublure satin piqué, 120 X 15 cm.

On apprend également dans ce catalogue, que des dessus de piano étaient également vendus, en velours, en satin, brodé, avec des franges, retombant sur les côtés.
C'était l'époque où les appartements étouffaient sous les tentures et où les meubles étaient rarement nus.

Voici l'unique exemple connu pour ma part d'un chemin de piano, sans doute fait main. Il repose sur les touches d'un piano Gaveau, demi queue et la personne qui nous l'a vendu était attachée à cette pièce textile qui appartenait à sa mère, Marie Anne Suzanne H. L'a t'elle réalisée elle-même ? Je ne le saurais jamais.
En tout cas, j'admire ce mélange de peinture et de broderie sur cette lourde feutrine. Je ne peux m'empêcher d'imaginer une jeune fille de jadis, reposant délicatement la douce couverture après avoir interprété une valse de Chopin...



Je vous invite à aller voir un autre modèle à broder d'un chemin de piano sur Broderie d'antan. Et si les brodeuses pianistes se remettaient à l'ouvrage ?


dimanche 8 septembre 2013

Petite promenade sur un chemin de piano

La confection de ma housse de harpe m'a donné l'idée de faire des recherches sur d'autres pièces textiles en relation avec les instruments de musique. Je vais aujourd'hui vous parler des protèges clavier, aussi nommés chemin de piano... ou chemin de clavier. Il semblerait que les pianos de jadis étaient livrés avec cette pièce de tissu protectrice, certainement marquée du nom du fabricant, Pleyel,  Gaveau... 
On peut toujours acheter cet accessoire de piano dans les magasins de musique : à l'origine en feutre, il peut être aujourd'hui en microfibre ou revisité dans des matériaux plus originaux comme sur le site A little market
 Il est bien utile pour éviter à la poussière d'envahir les claviers, surtout depuis que les pianos, synthétiseurs n'ont plus de couvercle. Mais autrefois, pourquoi s'embêter à placer cette pièce de tissu sur les touches, alors qu'il suffisait de baisser le couvercle ?

L'explication, je l'ai trouvée en regardant un tableau de Renoir, la Leçon de piano où une jeune fille exécute un morceau sur un piano droit. Et que voit-on ? Le couvercle du piano est bloqué par le pupitre. Il n'est donc pas aisé de descendre le couvercle après avoir joué. Il faut enlever la partition, faire pivoter le pupitre coincé entre deux flambeaux. Voilà l'explication : il était bien plus simple de replacer un protège clavier après avoir joué, comme sur l'image suivante !

Je suppose qu'ensuite, même sur les pianos avec un repose partition intégré au couvercle ou sur les pianos à queue, l'habitude était prise de mettre un protège clavier, et de fermer ou non le couvercle. 
D'autant plus que certains chemins de piano étaient de véritables pièces d'apparat, comme je le montrerai dans un article suivant...

vendredi 23 août 2013

Ex-libris à la harpe

J'aime les ex-libris, cela vous étonne ? Et quand ils déclinent le thème de la harpe, je suis comblée ! Voici quelques reproductions tirées de revues de décoration, de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.

The Studio, dessin de Anning Bell.
La prose et la poésie... Des figures très préraphaélites.

Deutsche Kunst und Dekoration, 1899. Aquarelle par Emil Orlik.
Ex-libris du docteur Hugo Salus : un serpent s'enroule autour de la colonne de la harpe, en référence au caducée, il fallait oser !
Ex-libris de René M. Rilke, par Emil Orlik.
Ex-libris du poète allemand Rilke.
Deutsche Kunst und Dekoration, 1904. Dessin de Elfriede Wendtland.
Mon préféré : la harpe couchée sur le flanc laisse voir le nom de Marie Duca inscrit sur la console, la signature sur la colonne, une femme à demi-nue, le regard perdu, pose négligemment une main sur les cordes dont une semble s'être brisée à l'instant...


jeudi 15 août 2013

Dentelle végétale

Pas la peine d'être à quatre feuilles pour susciter mon admiration ! Ajourés par je ne sais quels insectes, ces trèfles sont magnifiques.


Une fragile dentelle créée par le hasard...

 Symbole irlandais, le shamrock fait référence à saint Patrick, celui-ci s'étant servi d'un trèfle à trois feuilles pour expliquer le principe de la Trinité chrétienne au roi Laoghaire, en 433.

samedi 10 août 2013

Mon citronnier



Offert par une amie venue me rendre visite durant mes longues heures de convalescence, j’ai été bien étonnée de voir comment ce citronnier se plaisait au soleil de mon jardin, une fois le mois de juillet revenu. Il était pourtant bien fragile cet hiver, perdant ses feuilles au moindre courant d’air. Il semble renaître à la vie en même temps que mes propres cellules. C’est assez troublant…
En le regardant, je me disais que ces bourgeons foisonnants me faisaient penser à quelque chose : les couronnes de mariée dont les fleurs d’oranger étaient en soie et les bourgeons en cire ! 

Un article très bien illustré et documenté sur le sujet, sur un blog découvert dernièrement et que je trouve très personnel : Matin Lumineux.
Matin Lumineux serait le nom du guide spirituel de cette blogueuse qui est aussi medium (ce qui est loin de me déplaire). Elle nous fait aussi découvrir des artistes insolites, elle-même étant artiste textile.

samedi 29 juin 2013

Corvée vaisselle

 Sur des torchons métis (chaîne pur coton, trame pur lin) fabriqués à Cholet en France, je me suis amusée à décliner mon monogramme. 
 Ce n'était pas facile car les fils étaient plus espacés en hauteur qu'en largeur. J'ai brodé la majeur partie des croix sur 2 fils /2 fils.
J'ai fait quelques essais de croix sur 2 fils /3 fils. Dans les deux cas, l'écriture est un peu déformée. Rien ne vaut la vraie toile à broder !

Il ne me reste plus qu'à ranger mon linge dans l'armoire en jolies piles élégantes.



samedi 8 juin 2013

Broder en poésie

Pour casser le rythme bien sage des abécédaires, j'ai décidé de parsemer ma housse de harpe de vers d'un poème d'Albert Sérieys.
 C'est long et fatigant de broder sur un fil et je n'en suis qu'à la deuxième strophe ! Mais le résultat en vaudra la peine, je pense...

J'aimerais remplir ma toile au maximum. Un peu comme nos sacs US d'ados qu'on griffonnait dans tous les sens ! S'y cotoyaient nos amitiés, nos amours, nos coups de coeur... Personnellement, je n'en avais pas un mais j'enviais mes copines qui osaient exhiber leur sac barbouillée. En ce temps là, on ne taguait pas encore les murs, ou si peu.