dimanche 25 mai 2014

Les poupées de mon enfance

 En ce dimanche de la fête des mères, un peu de nostalgie !
Microbe et sa garde-robe
Il y a quelques temps, en faisant un transfert de fichiers sur mon ordinateur, je pensais avoir perdu ces photos. Et je m'étais reprochée de ne pas les avoir publiées sur mon blog pour éterniser mes souvenirs d'enfance.
En 2011 (j'ignore toujours ce qui m'a poussé à le faire), j'ai donné ou jeté beaucoup d'objets de mon passé. C'était un peu en prévision d'un éventuel déménagement. L'envie de ne pas encombrer ma fille avec mes reliques... qui ne sont finalement que des objets. 
Deux poupons Bella
Faire le vide, c'est bien parfois. Et mes poupées (de la marque Bella pour la plupart), données au Secours catholique entament peut-être une seconde vie, ailleurs. Même si les  petites filles ne jouent plus vraiment aux mamans de nos jours !
A moins qu'elles ne soient tomber dans les mains de collectionneurs.
La fameuse Cathy de Bella

 Toujours est-il que je suis heureuse de vous les montrer ici. Avec un grand merci à ma maman qui elle aussi, adorait les poupées. Frustrée de ne pas en avoir eu durant la guerre, elle se rattrapait en me gâtant. Non seulement en m'offrant des poupées mais aussi en leur confectionnant de magnifiques habits.
Ma petite Marie qui gigotait grâce à un mécanisme à remonter à l'arrière
Une Bella à l'ancienne. A l'époque, j'adorais la comtesse de Ségur !



J'ai encore plein d'autres objets "perdus" à vous montrer... A suivre donc.

samedi 10 mai 2014

Les Paradis de Victorine


 Ma mère me les a donné il y a quelques temps. Elle les tenait de sa mère qui les avaient eu de sa propre mère. Dans les villages du Val-de-Villé où elle habitait, après un décès, il y avait souvent des ventes aux enchères où l'on pouvait acquérir des objets de décoration. Particulièrement des objets de piété. Marceline, mon arrière grand-mère, avait l'art d'y trouver des merveilles. 
Comme ces paradis... Selon le thésaurus des objets mobiliers de l'Inventaire Général, il s'agit d'un objet de dévotion sous globe. Il renferme souvent une crèche ou un personnage saint, le plus souvent en cire.
Le plus ancien que je possède : une petite crèche en cire. 
Jésus, Marie et Joseph, quelques moutons.
Un ange (qui a perdu ses ailes) devant une ville symbolique.

Une paire de statuettes, en pendant : le sacré cœur de Jésus et le sacré cœur de Marie. J'ignore de quel matériau il s'agit. On dirait du plastique mais pourtant cet ensemble semble ancien !




J'adore les socles façon vermicelles ! Les inscriptions (partiellement illisibles) sont en allemand : St Herz Jesu et St Herz Maria ??

Tu vois, ma chère mémé Victorine, je ne peux plus te souhaiter un joyeux anniversaire comme les 10 mai d'autrefois mais je ne t'oublie pas et je veille sur tes trésors.
Je sais que là où tu es, tu n'as plus besoin de paradis artificiels...

samedi 19 avril 2014

Oiseau de Pâques

J'aime bien décorer ma maison au printemps...
Cette année, j'ai réalisé un oiseau avec des chutes de tissu. C'est la période où les oiseaux font leurs nids et chantent à tue tête. Leurs joyeuses mélodies me reposent du bruit de la ville et me donnent un peu l'impression d'habiter à la campagne.

Joyeuses fêtes à tous !

samedi 12 avril 2014

Bébé fait sa prière

 Il m'accompagne depuis que je suis tout bébé (la preuve en image) : mon pouet pouet Laflex. 
La société Laflex (qui signifie (LAvable et FLEXible), a été créée vers 1945 par M et Mme Bauer à Perpignan. Dans les années soixante, elle fabriquait ce genre de figurines moulées d'une seule pièce. Souvent rigolotes. La mienne, en revanche, est très sérieuse et représente un tout petit enfant, vêtu d'un lange, assis sur ses talons, les yeux fermés, les mains jointes pour la prière.
Il ne fait plus de bruit, a perdu son chignon mais il veille toujours sur moi.
Je crois qu'il s'agissait d'un cadeau de naissance que ma mère glissait dans mon berceau, sans doute pour me protéger durant mon sommeil. Il arrivait aussi que les mères cachent des médailles bénites dans les matelas pour éloigner le mauvais sort. 

mardi 18 mars 2014

La position juste

Je visionne beaucoup de petits films sur youtube pour découvrir de nouvelles partitions à jouer et je constate qu'avec la démocratisation de la harpe (surtout celtique), de plus en plus de personnes positionnent très mal leurs mains. Je n'ai pas fait le conservatoire mais j'ai appris avec des professeurs de grande harpe qui veillaient à ce que mon pouce soit bien haut, mes doigts bien en crochet et percutent le fond de la main après avoir joués. Même certain(e)s harpistes célèbres que j'aime bien, jouent davantage comme sur une guitare ou sur une cithare. On grattouille plus qu'on ne joue... et la qualité du son produit n'est pas vraiment au rendez-vous. Ou alors si elle l'est, c'est grâce à la technologie. 
L'essentiel, c'est le plaisir que l'on prend à jouer d'un instrument, me direz-vous... Certainement ! C'est toujours mieux de faire de la musique que de rester vautrer devant son poste de télévision. Mais conditionnée par des années d'apprentissage de la position juste, il m'est impossible de voir un musicien qui joue mal. C'est une réelle souffrance pour moi.
Alors voici quelques images de bonnes positions pour illustrer mon propos. Le plaisir d'entendre commence aussi par celui des yeux...
Les mains de Marcel Grandjany par Laure Albin-Guillot
Je ne me lasse pas de regarder les longues mains fines de ce formidable harpiste. 
Mains juvéniles
Mains âgées
 La position juste n'est pas une question d'âge.
Les mains de Xavier de Mestre par F. Broede
Époustouflant Xavier de Mestre !
Hélène croix de lune




Et moi, modestement ! 
J'ai eu du mal à trouver des illustrations pour la harpe celtique, mais j'aurais pu mettre Alan Stivell, Dominig Bouchaud.

samedi 8 mars 2014

Ma housse de harpe, encore et toujours...


Jamais monotone la broderie de ma housse de harpe ! Ces dernières semaines ont été consacrées à la frise du bas... C'était long à faire mais je ne regrette pas le rendu. 
Par ci par là, je commence aussi à remplir les vides. 

Entre deux marquoirs, mon expression musicale favorite : AD LIBITUM. Celle que j'avais déjà brodée lors du projet Salexandre de Tempus fugit et que j'avais choisie comme titre d'une de mes nouvelles.
Et je suis dèjà en train de broder la suite. Ma toile n'est toujours pas assez remplie à mon goût !


mardi 4 mars 2014

Hommage

(c) Paul Helbringer, 1987


Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte

Complainte de Ruteboeuf


Il y a dix ans, disparaissait Régis Chenut avec lequel j'ai eu la joie de perfectionner la pratique de la harpe celtique. 

Tout disciple ayant eu la chance de rencontrer son professeur, son maître de musique comprendra mon émotion en ce jour.

Entre reconnaissance et regrets...

samedi 15 février 2014

Rosa mystica

Une couronne de roses, et au centre, un des noms donné à la Vierge dans les litanies.
Petit cadeau d'anniversaire pour Joëlle, destiné à prendre place dans son magnifique oratoire...
Cela faisait longtemps que je n'avais plus brodé sur une toile aussi fine. C'était un peu difficile pour mes yeux qui prennent de l'âge mais j'aime ce rendu où les petites croix sont tellement petites qu'elles ne se voient presque plus... 
 
Et rien n'est plus gai que de broder des roses ! Surtout en cet hiver pluvieux et venteux.

samedi 8 février 2014

Portraits de harpistes chez Daniel F. Gerhartz

Il est américain. Il fait de la peinture figurative et son univers me fait un penser à celui d'un peintre suédois que j'aime beaucoup, Carl Larsson. Peut-être parce que comme lui, il peint les siens dans l'intimité de leur  quotidien.

J'ai d'abord découvert ce premier tableau qui évoque la tendresse d'une scène d'apprentissage en extérieur (entre une mère et sa fille probablement), sur une harpe à crochets. 
Puis cet autre, où la femme est en train d'accorder une grande harpe Lyon & Healy (?) pendant que l'enfant maintient l'instrument par la colonne.
On retrouve cet instrument  joué par la même femme, apparemment dans le même cadre, dans deux autres tableaux.

J'aime ces tableaux où la harpe n'est pas simplement là pour faire joli et où tous les instrumentistes peuvent se reconnaître, s'identifier.
 De tableaux en tableaux, Daniel F. Gehartz raconte les moments forts d'une vie de harpiste. Presque comme dans un petit court métrage intimiste.

Et les autres oeuvres de l'artiste ne sont pas mal non plus... (il n'y a pas que la harpe, dans la vie !)









samedi 25 janvier 2014

Harpe préraphaélite

Ressuscités d'un Moyen-Age idéalisé, de drôles d'instruments de musique hantent les tableaux préraphaélites. Parfois stylisés ou fantaisistes, ils peuvent aussi s'apparenter à de véritables instruments d'une précision archéologique. En témoignent ces magnifiques harpes qu'on aimerait pouvoir emprunter le temps d'une pavane.


Tristan and Isolde, 1902
Délicatesse du décor polychrome de la harpe chez Edmund Blair Leighton.
Fame
Harpe sculptée imposant sa présence au premier plan, dans cet autre tableau de Leighton. Elle semble s'inspirer de celle de Brian Boru.
The last sleep of Arthur, 1898
Beauté du geste chez Burne Jones où les harpistes semblent bercer Arthur. 
Musique du silence et du recueillement.


samedi 11 janvier 2014

Silence, espace prière


Il m'est toujours difficile d'évoquer ma foi. Pour moi, cela relève de l'intime, au même titre que la sexualité. Longtemps, en tant que pratiquante de yoga, je m'entourais de bouddhas jusqu'au jour où j'ai compris que ces symboles ne m'aidaient pas à méditer. Ils ne me parlaient pas ! 
Je récupère des objets religieux depuis très longtemps. Ayant fait des études d'histoire de l'art, je suis sensible à leur esthétisme. Mais durant ma maladie, leur présence m'a rassuré. Après avoir vu l'oratoire de Johala sur son blog, j'ai eu envie de changer la décoration de la petite étagère en face de mon lit et de réunir quelques unes de mes "bondieuseries". La vue de cette douce Vierge en plâtre dont la patine fait penser à une oeuvre en cire me réconforte dès que je me repose sur mon lit. Elle trône au milieu des fleurs, des oiseaux de Paradis, des anges. Non loin de sainte Thérèse de Lisieux qui a toujours protégé ma grand'mère et ma mère.
Oui, je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir besoin de prières dans nos vies trop pressées, trop stressantes. Peu importe les chemins qu'emprunte ce besoin de spiritualité, de recueillement. 
Mon oratoire domestique (c'est le terme savant pour désigner ces lieux de dévotion privée) m'évoque les romans médiévaux de Jeanne Bourin où les personnages féminins retrouvent souvent courage après s'être retirés dans leur chambre pour prier la Vierge Marie. Je revendique mon appartenance à ces femmes-là.


Buste de la Vierge de Lourdes, fleurs de cimetière en barbotine, ma couronne de mariée

Oiseaux, fleurs en tissus, ange brodé (Prairie Schooler)

Sainte Thérèse de Lisieux dans la case à gauche, anges et fleurs de Jérusalem au milieu
Images de communion et statuette de communiant en prière

vendredi 3 janvier 2014

On continue...




Je n'aime ni les calendriers, ni les agendas… Je suis brouillée avec les dates. Je redoute les bilans, les anniversaires et les vœux de la nouvelle année ! Pour moi, la vie se construit chaque jour et le temps devrait toujours s'écouler sans heurts, comme de la poussière de sablier.
Dans la musique du silence.


Mais le monde aime les fanfares, les pétards. 
Il veut des vœux, même s'ils sont creux. 
Alors, pour ne pas paraître impolie, je dis "bonne année" autour de moi mais c'est comme si je disais "bonjour". 
Une simple convention sociale.


Alors bonne année à tout le monde et passons vite à autre chose !


Dans le service d'hématologie que je fréquente malheureusement depuis deux ans, nous nous disons peu de choses mais certains regards de compassion entre malades, certains gestes de soutien de la part du personnel soignant, véhiculent une énergie que j'aimerais vous transmettre, en guise de vœux.

Une belle énergie d'amour.

dimanche 15 décembre 2013

Crèche ou sapin ?

La tradition de la crèche remonterait à 335 après JC sous l'impulsion de l'impératrice Hélène mais tout au long du Moyen Age, ce sont seulement les églises, les monastères et quelques familles riches qui en possèdent. Il faut attendre le 19e siècle pour voir apparaître des crèches dans les foyers plus modestes.
L'arbre de Noël, symbole de renouveau au coeur de l'hiver, est d'abord érigé dans les corporations avant de prendre place, lui aussi, dans les maisons.

Chaque année, je prends plaisir à ressortir mes décorations de Noël et à en orner mon sapin. Je rajoute toujours une ou deux nouveautés : j'aime beaucoup les quelques flocons en bois ajouré que j'ai trouvé dans un grand magasin.
Je déplore que dans les marchés de Noël qui pullulent de manière artificielle, il y ait si peu de décorations de Noël ! Et encore moins de santons...
Voici ceux que nous achetions avec mon mari quand le marché de Noël de Strasbourg était encore le modeste "Chriskindelmärik". Chaque année, un ou deux de plus puis, nous les peignons nous-mêmes les longs dimanche de décembre.
Lorsqu'en 2012 j'ai appris que j'étais malade, j'ai demandé à mon parrain, Hubert Leiterer, artiste autodidacte, de me faire une crèche avec un ange harpiste ! J'adore l'étable qui laisse passer la lumière, les formes épurées, géométriques des personnages qui rappellent les années soixante dix.
Et bien sûr l'ange qui peut même poser sa harpe quand il est fatigué !

samedi 16 novembre 2013

Harpiste en herbe


Un message de Claire sur ce blog, une autre harpiste habitant Amiens, et nous avons pris l'habitude de nous rencontrer de temps en temps chez elle, pour jouer des duos. Simplement pour le plaisir... Elle fait sonner sa harpe à pédales trentenaire qu'elle a prénommé Lily (en hommage à Lily Laskine, évidemment). Sa fille Agathe me prête la sienne, une harpe Salvi Prima, 38 cordes, baptisée Claire (en hommage à sa maman, évidemment). 
Agathe a commencé son apprentissage cette année et elle avait du mal à me laisser sa harpe au début ! Alors pour la remercier de me céder son instrument  le temps d'une répétition, je lui ai brodé un petit sac pour y ranger sa clé d'accord, son accordeur, des cordes de rechange, que sais-je...
J'y ai brodé l'année pour qu'elle se souvienne du début de sa carrière d'harpiste. Je suis sûre qu'elle va très vite jouer avec nous ! Elle a déjà l'air très motivée.

Je lui ai aussi donné une petite composition que j'avais écrite en 1985 lorsque j'enseignais dans une école de musique. Tous mes élèves jouaient ce modeste morceau dès leur 2e ou 3e cours : c'était plus motivant que les exercices et aidait à bien placer les doigts. Il est intitulé Dentelles (c'est assez en harmonie avec mon blog, non ?) 
Vous pouvez l'imprimer et faire tourner cette ritournelle, si le coeur vous en dit. 

lundi 11 novembre 2013

La fin du poème


Ouf, ce n'est pas trop tôt... Je viens de broder le dernier vers du poème, La harpe. Il me restera à rajouter le nom de l'auteur, sans doute tout en haut. Je garde cela pour les finitions. J'ai eu ma dose de point de croix en un fil/un fil ! 


J'ai commencé à broder ma housse un peu au hasard et je me rends compte que la longue bande blanche à droite ne sera sans doute pas facile à remplir avec d'autres marquoirs complets. Pour le moment, je vais m'attaquer à la partie inférieure. Après, on verra bien.

A moins que je ne me laisse tenter par quelques réalisations pour Noël... De temps en temps, j'aime bien abandonner ma housse pour mieux y revenir.