jeudi 10 mai 2018

Du côté d'Odette

Coussins ou napperons sont sans doute tous l’œuvre de ma mère Odette. Pas toujours facile de s'y retrouver dans la généalogie des broderies de famille quand tout le monde tire l'aiguille, même mon grand-père.





Joli exemple de rapiéçage à l'arrière d'un napperon.
Broderie blanche par ma grand-mère maternelle Victorine Verdun.
Canevas par son époux Louis. J'adore ces colibris aux couleurs magnifiques.

 Et là, le service à thé spécialement brodé par ma mère pour mon baptême ! De quoi voir la vie en rose...


mercredi 18 avril 2018

Objets religieux

Une sélection d'objets de dévotion, avant de les mettre dans les cartons ou de leur trouver d'autres acquéreurs car je ne peux pas tous les conserver. Je pratique la technique de l’échantillonnage ne gardant qu'une infime partie de ce que je possédais. Que ce soit pour les broderies, les livres, les courriers reçus, les textes écrits, la vaisselle. Il faut si peu de choses finalement pour vivre à deux !  

Bénitier du pèlerinage de Notre-Dame de Liesse, dans l'Aisne. Je l'ai offert à un ancien collègue qui a prénommé sa fille Marie-Liesse.



Un saint Michel que j'adore malgré son côté très kitch. Fin années 50 ou années 60.


Un Christ en croix en plâtre sous verre dans un cadre Napoléon III.


Une délicate Marie Madeleine repentante.


Ensemble funéraire : dans ma famille, on plaçait cette croix sur la table de chevet du défunt avec ces petites mèches allumées déposées sur un verre d'huile.



La sainte famille : Jésus apprenant la charpenterie avec Joseph, Marie filant la laine. Une sainte famille laborieuse pour montrer le bon exemple aux fidèles.


Souvenir de première communion du père de ma grand-mère Victorine mais son nom est complètement effacé... 

samedi 31 mars 2018

Les broderies qu'on n'aime plus

Je déménage bientôt d'une maison dans un appartement et j'aurais moins de surface à ma disposition pour y accrocher des cadres, d'autant plus que les murs porteurs sont en super béton armé. Impossible d'y planter un clou. Voici l'occasion de faire du tri dans les broderies. Finalement, il y en a plein que je ne n'aime plus !
Avant la découverte des créations américaines ou des reproductions de vieux marquoirs, je brodais surtout des modèles trouvés dans les revues de l'époque. "Mains et merveilles" par exemple. Et qui ont un peu vieillis, je trouve.

Brodé sur toile Aida, j'avais fait ce grand "Home sweet home" pour célébrer l'achat de notre maison en 2000.

Sur toile Aïda également, des petites souris brodées par ma mère pour sa petite fille.

Ma mère achetait aussi des modèles dont les croix étaient imprimées sur la toile, comme pour cette broderie offerte à notre mariage. 
 
Et chaque année, à Noël et pour son anniversaire, je faisais un petit motif que j'offrais à ma fille.
Même si ce style ne me plait plus, difficile de me séparer de ces souvenirs, alors c'est un peu un casse-tête pour trouver comment les conserver sans que cela ne prenne trop de place ! Certains seront mis en boîte, d'autres au fond d'un placard peut-être...
Et vous, vous faites quoi avec vos broderies démodées ? Un jour, comme les vieux marquoirs, elles seront peut-être recherchées par des  collectionneuses...
 

dimanche 18 mars 2018

Mary Ann Roots Sampler

Je vous avais promis de ne pas disparaître complètement mais de revenir parfois vous montrer un ouvrage terminé. Depuis que je suis inscrite sur le forum Marquoirs, Samplers et Cie, et bien je brode surtout des ouvrages anciens, à un rythme lent puisque me voici à nouveau en traitement pour mon myélome. J'ai d'ailleurs brodé cet ouvrage avec pas mal de problèmes de vue en décembre-janvier et en partie à l'hôpital. J'avais hâte de le finir pour oublier cette période et fait du coup quelques erreurs dans les motifs figurés que je n'ai pas eu le courage de défaire. Les puristes me pardonneront... D'ailleurs j'aime bien ma version !

J'ai choisi très librement les couleurs en m'inspirant de la photo car celles indiquées dans la revue ne correspondaient pas du tout (il parait que cela est fréquent dans les SANQ où ils se basent sur les coloris à l'arrière de l'ouvrage, non délavés par le temps).

Fiche technique

Modèle publié dans le SANQ hiver 1991 (version DVD)
Lin Gander écru et fils DMC :
  • pour la frise : vert gris = 645, brun beige = 841, orange = 3778, rose pâle = 225
  • pour les lettres : gris ardoise = 317, rose pâle = 225, orange pâle = 3771
  • pour le chien : brun = 829, brun beine = 841
  • pour le panier, le pied du moulin, la base du fleuron : vert = 501
  • intérieur du moulin : 739.

Voilà le sampler tel qu'il est reproduit dans le SANQ. 

 En cours de broderie...


 Et terminé !


Première erreur : j'ai fait le panier plus large que prévu ! J'ai du modifier l’agencement des fruits et mis un peu plus de variété de couleurs par rapport à l'original. Explication : comme la grille était en deux parties et coupée au milieu du panier, j'ai mal pris mes repaires (c'est tout moi ça...) mais finalement, dans ma version, le panier occupe mieux l'espace que chez Ann.


 Deuxième erreur : j'ai oublié que j'avais remplacé la couleur verte par du vert gris pour le symbole z et allégrement, dans la dernière partie, je me suis mise à utiliser du 501 au lieu du 645 !!!
Mais finalement, j'aime bien cette note de vert qui casse un peu la monotonie. C'est plus vivant qu'une parfaite harmonie et c'est signé Hélène, la tête en l'air (tiens, il faudra peut-être que je rajoute mes initiales pour la forme puisque j'ai "trahi" la petite Ann Roots, ma pourtant fidèle compagne d'heures bien difficiles...)
 
Ma prochaine copine se prénomme Jean Cumming et je brode son sampler avec plein d'autres camarades ! Un peu comme à l'école...

dimanche 24 décembre 2017

Nativité maniériste

La Nativité
huile sur toile, Frederico Barocci (1535-1612), 1597. Musée du Prado Madrid


Frederico Barocci (en français le Baroche) est un peintre italien maniériste du 16e et du début du 17e siècle, précurseur du baroque. 

Je garde de mes études en histoire de l'art, l'amour des peintres maniéristes qui sont souvent peu connus. 

J'ai redécouvert ce tableau et je le trouve toujours aussi magnifique :
  • l'enfant Jésus qui ressemble à un vrai bébé (un peu âgé déjà, certes) et qui est la source lumineuse de tout le tableau
  • la Vierge, si jeune et délicate comme une porcelaine aux teintes subtiles, très caractéristique des figures féminines peintes par Barocci
  • l'originalité de la composition et du cadrage, des ombres et des lumières
  • le jeu des mains, Joseph de dos désignant le fils de Dieu, Marie ouvrant les bras pour rendre grâce ou livrer son fils
  • les jeu des visages qui forment comme une diagonale dynamique
  • la nature morte dans le coin inférieur gauche : sac de blé et pain (?) dans un panier, annonçant peut-être le destin de Jésus ("Je suis le pain de vie")

Cette Nativité de Barocci qui est une scène de présentation du Sauveur n'est cependant pas figée et ressemble à une chorégraphie silencieuse. Le peintre représente l'instant où la porte s'ouvre pour laisser rentrer un berger dont on voit le mouton, et peut-être un mage.

D'intime, la naissance de Jésus va illuminer le monde profane.


Joyeux Noël à tous ! 
Dans la paix, l'amour et la simplicité des choses essentielles.

dimanche 17 décembre 2017

Accorder sa harpe

J'ai déjà parlé des représentations du roi David accordant sa harpe et de la signification symbolique de ce thème.


Voici aujourd'hui quelques portraits montrant non pas des harpistes en train de jouer ou de poser avec leur instrument mais d'accorder (ou faire semblant d'accorder) leurs nombreuses cordes. Toutes sont debout, une main en l'air tenant la clé d'accord (plus ou moins visible selon le choix de la représentation, de face ou de léger profil), l'autre main vérifiant la justesse d'une ou plusieurs cordes.

Une représentation qui met en valeur la harpe, les belles robes des musiciennes et la connaissance technique de l'instrument : les femmes représentées devaient sans doute savoir vraiment jouer et leur harpe n'est pas un simple élément de décor ou d'apparat comme dans d'autres tableaux que je vous montrerai dans des articles futurs.

  
 
Détail du Portrait de la famille Villiers par Jean-Bernard Duvivier, 1790, Groeninge Museum Bruges.

Jacques-Louis David, Juliette Blait de Villeneuve, 1824, musée du Louvre
Photogravure, par Oliver Whipple Huntington 1897

dimanche 3 décembre 2017

Mary Ann Roots Sampler

 Cela fait très longtemps que je n'ai pas écrit d'articles pour ce blog.
J'éprouve une certaine lassitude à montrer des broderies, publier des textes avec l'impression de parler dans le vide. Plus personne ne prend la peine de mettre des commentaires sur les blogs (moi la première). Il y a Pinterest, Facebook, Instagram, Youtube et j'en passe. A force de zapper d'un truc à l'autre, on ne retient pas grand-chose de tout cela... et on perd beaucoup de temps et d'énergie pour rien.

Alors je me suis inscrite sur un forum de passionnées de marquoirs où je trouve les échanges très enrichissants. La seule contrainte étant de broder des marquoirs mais c'est quand même ce que je préfère broder finalement.
On peut faire des projets à plusieurs ou des avancées libres. Et partager des tas de conseils et d'idées.

J'ai choisi de commencer un modèle paru dans le SANQ 1991.

J'ai sélectionné très librement des fils DMC sur lin Gander en m'inspirant de la photo car les couleurs indiquées ne correspondaient pas du tout (il parait que c'est fréquent dans ce magazine). J'ai aussi modifié car ma toile est plus claire. Par exemple, j'ai remplacé l'écru par un rose pâle.

Voilà où j'en suis aujourd'hui.

J'aime bien ces tons doux et poudrés. Cela fait très automne.

Et comme écrire des textes plus personnels me démangeait, j'ai créé un blog personnel uniquement pour moi et mes amis proches. Voilà ce qui me convient actuellement !

Je serai donc de moins en moins présente ici, d'autant plus qu'une nouvelle période de soins intensifs à l'hôpital démarre pour moi. Le myélome a choisi cette météo morose pour repointer le bout de son nez. J'ai un peu de mal à repenser ma vie par rapport à cette tuile qui me retombe sur la tête alors que je me sentais si bien... Je vais m'accrocher, une fois de plus, une fois encore. Et faire confiance aux nouvelles thérapies.

lundi 9 octobre 2017

Trousse à couture

Une trousse joliment fleurie
Que contient-elle ?
Le premier nécessaire à couture de ma fille.
Elle n'est pas accro au point de croix comme sa mère mais aime les motifs quaker, surtout en noir. 

J'ai choisi un DMC 844, moins sévère et qui s'harmonise bien avec les ciseaux Art Nouveau Sajou.


Le modèle de With my needle (Quaker Schoolgirl Needle Necessities), date de 2005 et s'inspire des motifs de l'Ackworth School.

Je n'ai réalisé que le carnet à aiguilles et l'étui à ciseaux. Il existe également un pochette à grille très jolie mais dont ma fille n'avait pas l'utilité.

 

dimanche 24 septembre 2017

Sous toutes les coutures

Durant presque un an, ma harpe Aoyama a joué au mannequin, supportant les essayages, les retouches...  et les crises de nerf de la couturière !
Car cela n'a pas été une partie de plaisir d'assembler ma housse entièrement à la main. 

J'ai essuyé beaucoup de déconvenues : 

  • La toile trop fine que les  cordes en métal trouaient : j'ai du rajouter un doublure coton dans la partie supérieure. Pas facile...
  • Le lin qui a un peu trop rétréci au lavage : tant pis, ma harpe semble montrer son petit pied sous l'étoffe.
  • L'arrondi de la console trop difficile à suivre en couture. La toile "tire" par endroit. Je pense que j'aurais du mettre une bande supplémentaire pour avoir plus d'épaisseur entre les deux faces.
 
  • La housse qui penchait vers l'arrière : j'ai eu l'idée de faire un petit drapé maintenu par un noeud.

Mauvaise couturière soit, mais couturière astucieuse !


Et des petits détails amusants pour détourner l'attention sur autre chose que mes points de couture ou ourlets douteux : 

  • Un oiseau en nacre
 
  • Une croix celtique en métal argenté
Je suis soulagée d'avoir terminé cet immense chantier et pas prête de recommencer même si j'admire tous les jours ma jolie housse avec son élégant drapé qui me fait penser à la robe d'une marquise.