dimanche 7 juin 2009

Fils en poussière et panier en désordre


Avant de finir en petites croix ou en chutes de fils délicatement récoltés, les écheveaux de mon ouvrage en cours patientent dans mon panier.

Attention aux âmes sensibles, les photos suivantes peuvent choquer !


Les fils de soie que j'archive dans des petits sachets sont rarement rerangés dans leur pochette (il m'arrive d'ailleurs de perdre leur numéro).

Pourtant, j'ai un magnifique porte-fils (et même deux autres tout aussi jolis) mais je ne trouve pas cela très pratique.

Et comme toutes les désordonnées, j'essaie de prendre à chaque ouvrage de bonnes résolutions :

1. Ne plus laisser les ciseaux et les aiguilles traîner
2. Remettre les fils coupés dans leur sachet et ne pas les poser à côté de moi (je passe ma vie à me promener dans la maison avec des fils accrochés à mes vêtements !)
3. Mieux ranger pour gagner du temps (finies les heures à défaire les noeuds où à essayer de retrouver la bonne référence d'un fil oublié sur un coin de canapé).
4. M'inspirer des copines qui, elles, ont toutes les qualités que je n'ai pas ! (C'est pourquoi j'attends vos astuces et témoignages avec impatience..)



Prochaines pleines lunes
7 juillet et 6 août

En raison des vacances, la publication des photos de votre récolte de fils sera facultative. Continuez cependant à bien remplir vos pots que ce soit au jardin, sur la plage, à 1000 mètres d'altitude... Gare au vent qui est un ennemi redoutable ! Je serai quant à moi au rendez-vous et vous poserai d'autres questions tout aussi importantes (:-) dès septembre.

mercredi 27 mai 2009

Ouvrage en cours, suite

Prochaine pleine lune : le dimanche 7 juin, jour de la fête des mères !
N'hésitez pas à nous montrer également vos paniers à ouvrage, votre canapé encombré d'écheveaux ou vos fils parfaitement préparés...

Une reproduction d'un marquoir de 1850, un peu plus longue à broder que je ne le pensais. La grille est extraite d'un ouvrage de Catherine Pouchelon. J'ai été un peu trompée par sa transcription où il y avait des erreurs non présentes sur le marquoir d'origine. Je pensais au départ qu'elles étaient là par souci d'authenticité mais pas du tout ! Bref, j'ai fait et défait la frise grecque plus d'une fois et les erreurs qui restent sont maintenant les miennes.
Comble de malchance, il me manque du fil pour terminer la frise géométrique. Et j'ai l'impression que je n'aurais pas assez de place pour broder le nom de la petite fille en dessous de l'autel.


Moins de mauvaises surprises avec le charmant petit autel illuminé d'orfèvrerie.

Je voulais offrir ce marquoir à une petite fille qui fait sa petite communion cette année. Etant donné tout ce qu'il me reste à faire, j'espère l'avoir fini avant son mariage !

dimanche 17 mai 2009

Souvenirs de famille


Un joli camaïeu de fils qui appartenaient à ma grand-mère... 100 mètres de cordonnet Au tailleur référence 5744.

Cablé 6 fils au Louis d'or. 457 m N° 36 - 500 Yds.

L'autre bobine n'a pas de référence mais c'est un fil bien solide et très brillant. Je m'en servirai sans doute pour mes encadrements.


Un coussin brodé par ma mère. Je le trouve très japonisant.

La technique utilisée est principalement le passé-plat, il me semble.

Par endroit, on voit encore le modèle décalqué en bleu que la broderie n'a pas tout à fait recouvert. J'aime l'imperfection des choses que l'on fabrique juste pour se faire plaisir, sans penser à atteindre la perfection. Ces souvenirs qui ont une âme...

vendredi 15 mai 2009

Cartonnettes à fil




Après avoir mesuré des bouts de fil, mon mètre ruban s'attaque à mes cartonnettes !

Chacha Suisse m'a demandé des explications concernant celles que je confectionnais ici et cela tombe bien : j'en ai fabriqué cette semaine pour ma fille. Elle sera toute contente de retrouver ses fils à bracelets brésiliens bien rangés à son retour de voyage scolaire en Italie.

J'admire les belles cartes à fils qu'imaginent certaines. Hélas, je n'ai pas la patience d'en créer d'aussi belles. Un jour peut-être...

Voici comment fabriquer mes cartonnettes (basiques mais tellement pratiques).

Prendre une feuille bristol 20 X 13, 5 cm
Y dessiner 10 rectangles de 4 X 6,7 cm et les découper. Moi, je garde toujours un prototype en réserve et je m'en sers pour prendre les repères sur les nouvelles feuilles. [c'est pas très facile à expliquer, j'espère que vous voyez ce que je veux dire !)

Faire une ou deux encoches et y bloquer le fil enroulé autour de la cartonnette.
Indiquer la référence du fil dans un des coins.

Trouver une boîte afin de ranger vos cartonnettes en rangée. Moi j'ai réussi à caser 7 rangées dans le sens de la longueur, dans une boîte faisant 33 X 23 cm. J'ai simplement glissé une séparation en carton entre chaque rangée afin qu'elles restent un peu plus en place.

Mon mètre-ruban va maintenant prendre des vacances !








samedi 9 mai 2009

Le laboratoire d'analyse des poussières de fil


J'ai posé mes poussières de fil sur un grand plateau pour pouvoir bien les trier, les mesurer et j'ai invité un scientifique imaginaire à faire quelques diagnostiques. Attention, il est fort sévère avec la brodeuse que je suis !

Analyse des particules de fils d'Hélène croix de lune

Catégorie 1 : les touts petits




Et même minuscules, faisant parfois moins d'un centimètre.
Comme ils sont pelucheux, ils s'agglutinent facilement pour former une boule très douce au toucher.


Catégorie 2 : les moyens



Ils ont entre 5 et 10 cm et sont pourtant trop courts pour pouvoir former une nouvelle aiguillée.

Ils trahissent une brodeuse qui a peut-être du mal à calculer la longueur de son fil en fonction du motif à broder ou qui fait des "aiguillées de paresseuse".


Catégorie 3 : les trop longs



Ils font presque 50 cm et pourraient encore servir, si la brodeuse pouvait à nouveau les ranger sur la bonne cartonnette. N'arrivant pas à retrouver leur numéro, elle préfère les jeter. Ils seraient pourtant encore utilisables pour surfiler une toile.

La brodeuse qui vit dans cette maison n'est peut-être pas très soigneuse et des fils doivent s'égarer régulièrement sur ses tapis et ses vêtements.

Cas particulier : les fils rouges



Ils servent à broder des monochromes et sont coupés un peu plus régulièrement.

L'utilisation d'un coloris unique pour broder un ouvrage permet plus facilement d'aller au bout des aiguillées. Il y a moins de chute qu'avec les broderies polychromes.



Le mois prochain, je vous montrerai qu'effectivement, mon environnement de brodeuse est un peu désordonné. Et le vôtre ? Vos aiguillées sont-elles bien préparées sur des cartes à fils ou en pagaille dans votre panier à ouvrage ou sur votre canapé ? Celles qui le souhaitent peuvent continuer à se dévoiler à travers leurs petits bouts de fil. Mais, je vous rassure, je n'inviterai pas de psychanalyste !

mercredi 6 mai 2009

Un nouveau marquoir

Prochain rendez-vous "Fil en poussière" samedi 9 mai. N'oubliez-pas d'analyser la longueur de vos chutes de fil, cela sera peut-être instructif, qui sait !

Marquoir encore et toujours...


Marquoir d'autrefois que je brode pour une petite fille d'aujourd'hui.

Je vous en dirai plus sur ce nouveau projet quand il sera un peu plus abouti.

Et si l'une d'entre vous à une idée pour faire partir cet horrible pli qui marque ma toile Gander, je suis preneuse.
C'est la première fois que j'utilise ce lin et je l'adore. J'avais peur qu'il soit un peu trop transparent mais ce n'est pas le cas finalement. Et puis, il est moins souple que la toile Gander et cela facilite le travail, je trouve.
Les fils sont des "Au ver à soie" c'est pour cela que j'ai un peu peur de laver mon ouvrage...


vendredi 24 avril 2009

Le paradis de Justine




J'ai brodé la toute dernière croix du marquoir que Justine, une petite fille de 8 ans, avait réalisé en 1818, deux ans avant sa mort.
Durant un moment, j'en avais assez de cet immense ouvrage (ma plus grande broderie à ce jour). Vers la fin cependant, je me suis surprise à traîner dans une sorte de jardin des délices.

L'heure de la récréation après les lignes d'écriture de la première partie et les motifs religieux du milieu.

Comme si, en compagnie de Justine, je sortais de la salle de classe ou de l'église pour m'évader dans une nature luxuriante, peuplée d'animaux et d'oiseaux.


Un paradis où les petites filles ne meurent jamais.

mercredi 8 avril 2009

Les fils de Pâques



Toujours heureuse de partager mes bouts de fils avec vous...
Mon petit pot se remplit tout doucement à la vitesse de mes coups de ciseaux. Ce sont des Sajou Art Nouveau qui m'accompagnent depuis que je brode le marquoir de Justine. Je ne suis pas vraiment une collectionneuse de ciseaux à broder mais j'en ai une dizaine que j'utilise en alternance. (Admirez au passage l'avancement de ma broderie depuis la dernière fois !).


C'est amusant, de montrer ses ciseaux en même temps que ses fils. Nadine et Bretzel se sont prêtées au jeu.





Quant à Sylvie-Chat bleu, elle m'a donné une idée pour la pleine lune prochaine. Regardez l'immense fil bleu qui traîne dans son pot de moutarde (est-ce la queue du chat bleu ?)


Et si la prochaine fois, on s'amusait à mesurer quelques uns de nos bouts de fils ? Chez moi, ils sont de toutes les tailles et chez vous ? Gaspilleuses de fils ou économes parfaites, rendez-vous le mois prochain. Je vous quitte sur cette douce image envoyée par une autre Sylvie.



Et n'oubliez-pas d'aller vous promener de fils en fils sur les blogs des participantes. Merci pour votre persévérance, votre enthousiasme et votre ponctualité.

lundi 6 avril 2009

Conte de la pleine lune

Le nouveau Marquoir étant sorti, je suis autorisée à publier sur mon blog une légende que j'avais écrite pour le numéro de Noël. Il y est question de fée, de broderie et de fête de la lune. J'en profite pour vous rappeler que la pleine lune approche. N'oubliez pas de montrer vos pots de fils et vos ciseaux préférés, le jeudi 9 avril !




LA LEGENDE D'ISADOR

N’ayez crainte, chers petits humains ! Je ne suis qu’un très vieux gnome inoffensif venu bercer vos songes nocturnes avec l’histoire merveilleuse de la fée Isador. Restez bien au chaud dans vos lits douillets et écoutez ce que je vais vous raconter…


Il y a bien longtemps, je vivais au cœur d’une lointaine forêt parmi la tribu des gnomes chenus. Nous avions de nombreuses activités qui nous occupaient sans répit : cueillette, construction de galeries, ramassage de bois... Les gros travaux ne nous effrayaient pas mais nous n’étions guère méticuleux. Les épines de ronces qu’on utilisait parfois pour raccommoder nos habits grossiers, étaient très difficiles à manier. Elles se cassaient, se tordaient, piquaient les doigts et transperçaient le tissu après bien des efforts. Au fil des ans, j’étais un des rares à avoir acquis une certaine dextérité en la matière et on avait pris l’habitude de faire appel à moi pour les rapiècements les plus désespérés.


Secrètement, je rêvais de fines étoffes, de mousselines vaporeuses pendant que je m’échinais sur le dur cuir d’une botte ou la rugueuse toile de jute d’un pantalon mille fois reprisé. Je ne pensais jamais coudre autre chose que ces affreuses loques jusqu’au jour où Isador vint me trouver en pleurs. C’était la plus fragile des fées et elle connaissait le charme de ses doux yeux enfantins. Baignés de larmes, ils avaient un reflet d’argent qui chavirait mon cœur.

- J’ai toujours été très étourdie, tout le monde le sait. Et bien, j’ai complètement oublié que la fête de la lune avait lieu dans trois semaines et les vers à soie ne pourront pas tisser le fil nécessaire à la confection de ma nouvelle robe. Je serai la plus horrible des fées et devrai peut-être retourner vivre parmi les humains.
- Pourquoi ne portes-tu pas la magnifique robe émeraude de l’année dernière ? Elle t’allait si bien…
- Tu l’avais donc remarqué ?
Bien sûr que je me souvenais d’Isador dans cette merveilleuse parure qui ressemblait aux ailes d’un papillon de nuit. Comment oublier une telle beauté ?
- Apporte-moi, cette ancienne robe. Je vais la teindre dans une autre couleur et essayer d’en modifier la forme. Je ne vois pas d’autre solution.

De ma vie, je n’avais jamais touché une matière aussi délicate. Elle était fraîche comme le pétale d’une rose, légère comme la musique d’une harpe. Isador m’avait confié cette splendeur et je pouvais la retravailler à ma guise, lui donner une seconde vie. Paniqué à l’idée de cette tâche immense, mon corps se mit soudain à trembler. Et si mes mains malhabiles faisaient un accroc dans ce voile si transparent que mes yeux habitués à la pénombre des sous-bois voyaient à peine ? C’était pure folie que de manipuler cette soie avec les doigts gourds d’un gnome. Il fallait métamorphoser la robe, mais autrement.

Au gré de mes promenades sylvestres, je ramassais de ci de là quelques cheveux d’elfes restés accrochés aux feuillages et récoltais de jolis fils irisés tissés par les araignées. Trop fragiles pour la couture, ils pourraient néanmoins être appliqués sur la soie à l’aide de mon aiguille. Prenant peu à peu confiance en moi, je laissais enfin parler mon imagination et dessinais point par point une ribambelle de motifs aux reflets subtils. Je faisais naître des entrelacs, des cœurs, des frises de fleurs, inventais toutes sortes de manières de croiser mes fils. Ils faisaient tantôt une croix, tantôt un nœud ou une tige…

Sous les rayons de la lune, la robe d’Isador fut cette année-là la plus belle. L’étoffe vert émeraude avait disparu derrière les ornementations qui mêlaient les éclats bleutés d’une chevelure elfique aux brillances de la soie des arachnides. L’art de la broderie était né, pour les beaux yeux de la fée Isador.

Que cette histoire reste à jamais secrète entre nous. Inutile de scandaliser vos gentilles mamans brodeuses en leur révélant que c’est un gnome qui inventa leur passe-temps favori. D’ailleurs, elles ne vous croiraient sans doute pas…

(c) Hélène croix de lune, Le Marquoir, n°64

mercredi 1 avril 2009

Les fils anonymes


Muriel, une fouilleuse de génie, a déniché ce marquoir insolite dans une brocante et me l'a offert. Elle trouvait qu'il était dans le même esprit que notre aventure des "fils en poussière". Ce n'est pas faux.


Regardez-le, avec son alphabet dont il ne reste que quelques lettres passées et son oiseau brodé à l'envers. Il est un peu miteux, sans valeur (comme nos fils en trop) et pourtant il dégage un charme indéfinissable.




Il suffit de suivre les traces des fils défaits par le temps, de retrouver l'empreinte des lettres envolées, et la brodeuse qui a ébauché ce marquoir semble surgir du passé.


C'est encore une enfant, maladroite et distraite. Je l'imagine reprenant l'ouvrage resté inachevé à la fin de l'année scolaire. La maîtresse n'avait pas eu le temps de faire broder aux élèves leur nom et la date alors il y a encore beaucoup de place sur la toile Pénélope. Poussée peut-être par une parente qui en avait assez de la voir traîner à ne rien faire, elle a repris son canevas à contrecoeur et brodé son volatile tête à l'envers.



Son oiseau de misère, fini tant bien que mal avec des fils disparates, pourrait bien devenir le symbole de nos fils en poussière. Surtout s'ils finissent leur recyclage dans un nid...



dimanche 22 mars 2009

Brodeuse silencieuse


Parfois, cela fait du bien de s'atteler à une tâche et de s'y tenir. Depuis un mois, je tente de terminer le marquoir de Justine. Les semaines passent et je n'ai toujours pas fini... Il est temps quand même de rompre de silence et de vous montrer où j'en suis. Vous allez finir par vous méprendre sur mon silence !

Désolée pour la mauvaise qualité des images. Depuis le début, ce marquoir rend très mal en photo.


J'espère terminer ce mois-ci. Ce ne sera pas difficile : j'attaque ma partie préférée !
Un petit bémol à cette aventure : le diagramme, aussi mal pratique qu'une carte routière (à quand le JPS pour brodeuse ?)

Après la prochaine croix, tourner à gauche !
Cela manquerait quand même de charme, non ?

dimanche 15 mars 2009

Hommage

Tristesse à l'annonce de la mort d'Alain Bashung. Infinie tristesse. Comme si j'avais perdu quelqu'un de proche. Comme si une partie de ma propre histoire s'envolait un peu avec lui.

Francine
Ces quelques photos de retardataires du SAL "Fil en poussière" m'évoquent la fragilité de la vie. Le temps qui passe et le sablier qui se remplit inexorablement.
Et les fils que nous laissons derrière nous forment un bouquet de souvenirs, précieux comme l'or.

Laurence - Loli-Lola

Patricia



mercredi 11 mars 2009

Bouquet de fils


Ma récolte de fils non rouges perchée sur un arbre... Et si je la laissais là pour que les oiseaux viennent y puiser des brins de douceur ?

Mimosas et fils de soie (il me semble) chez Berlioz...

Douce rêverie angélique chez Bretzel

Confiture gourmande prête à déborder chez Sylvie

Le nouveau bocal de Cathie, le précédent ayant explosé sur son carrelage...

Moi, cette récolte m'amuse toujours autant ! N'oubliez-pas d'aller visiter tous les autres blogs touchés par le phénomène.
La pleine lune prochaine, pourquoi ne pas en profiter pour photographier nos ciseaux préférés en même temps que nos bouts de fils ? Ce sont quand même eux les outils qui nous aident à fabriquer nos "bouts de fils".
Avis aux amatrices ...

mercredi 4 mars 2009

La reine du boudin



Contente d'être de retour parmi vous. Merci à toutes celles qui se sont inquiétées pour moi et m'ont offert des mots plein de douceurs. Pendant ma période silencieuse, je suis devenue une pro des boudins !

Enfin pas tout à fait, car si les deux derniers ont un peu plus de tenu, ils ont tous des coins un peu bizarres.


On dirait presque une pile de linge bien pliée dans une armoire d'antan...

En tout cas, moi, j'ai hâte de les ranger et de laisser mes fenêtres grandes ouvertes pour faire entrer les printemps.

Pour les participantes au SAL Fil en Poussière, n'oubliez-pas : la pleine lune du 11 mars approche...