mardi 26 avril 2016

En parler ou pas ?


La maladie...


C’est toujours délicat de savoir s’il faut ou non en parler dans un blog. Où s’arrêter dans les confidences pour ne pas déranger les lecteurs qui viennent trouver des moments de paix et de légèreté en regardant des ouvrages de broderie ?
Mon blog a évolué avec moi ; il est de moins en moins une revue de réalisations car je ne brode plus autant qu'avant. Fatiguée, je défais pas mal en ce moment. 

Il y a d’autres urgences dans ma vie, notamment celle d’accepter une rechute du myélome multiple dont je vous avais déjà parlé en 2013. C’est quelque chose d’assez inévitable avec ce cancer du sang mais je ne m’y attendais pas si tôt, déjà. Je me sentais si bien avant de nouvelles attaques osseuses, la plus grave étant celle de ma jambe droite (tibia et fibula).

Aujourd’hui, j’ai décidé de créer une nouvelle rubrique consacrée à la manière dont je positive cette aventure (quand j’y arrive). Si une seule personne touchée par le myélome trouve dans mes confidences de l’espoir, de l’énergie, mon but sera atteint. Je ne prétends pas être un modèle. J’ai des jours de découragement, de doute, de ras le bol, de « à quoi bon » mais ceux-là n’appartiennent qu'à moi et finissent par passer comme de sombres nuages. Et le soleil revient toujours. Même s’il est un peu pâle, parfois.

J’éviterai donc ruminations ou informations trop médicales pour  ne m’en tenir qu’à ce qui m’aide à tenir. Et peut aider d’autres malades à trouver leurs propres ressources.

Pour commencer, je partage avec vous, le beau regard bleu de Bourvil, emporté par cette maladie à une époque où les traitements étaient atroces, pas au point.  
C’est à cet acteur tendre, espiègle, magnifique que je dédicace ma nouvelle rubrique : Myélome, multiple et singulier.


Car si le myélome est multiple (multiple car la moelle osseuse peut attaquer n’importe quel os), il importe à chacun de nous d’en faire une expérience singulière, personnelle.

2 commentaires:

Marie Christine a dit…

De tout coeur avec toi,je t'encourage fortement tu le sais.
Chacun étant autrement,je ne saurais s'il faut en parler ou non,moi je n'aimerais
pas ,je ne dirais rien,je m'isolerais .
Mais d'autres en on besoin de parler de leurs maladie,cela leurs aident souvent beaucoup!
Garde espoir Hélène
Je t'embrasse bien fort
MC

Chere Jeanne a dit…

Hélène je vous suis depuis des années, vous m'accompagnez sans le savoir.
De Bielorussie où je vivais très isolée au Ghana où j'habite actuellement encore isolée sans mentionner les sejours intermediaires.
J'aime vous retrouver. Une fois j'ai laissé un commentaire sur les "Malgré Nous".
Quand vous parlez de votre maladie c'est avec une discretion, une pudeur telle que quand je ressens votre souffrance elle me touche et en manière de partage je pense à vous.
Parlez en comme vous le sentez, moi cela me fait penser à vous et je vous inclus dans mes petites prières maladroites.
Avec vous.