mercredi 19 novembre 2008

Nécessaire à couture


Souvent, dans les brocantes, quand on a la chance de trouver un nécessaire à couture, il est souvent incomplet ou dépareillé. Celui de ma mère ne fait pas exception.

Ses accessoires sont conservés dans un coffret assez ordinaire en carton recouvert de papier imitation écaille.

De style Louis XV, le porte-aiguille est simplement en métal argenté, comme le poinçon et le crochet.
Le dé, lui, est en argent mais il semble de style différent. Quant aux ciseaux... Envolés !

Ma mère ne se servait que de s
on dé et de ses ciseaux. Elle les gardait avec son ouvrage et n'utilisait pas vraiment son nécessaire à couture. Le dé fut égaré mais une gentille voisine lui fit cadeau d'un dé en argent pour le remplacer. Les ciseaux furent sans doute perdus un jour qu'elle brodait dans la cour de son immeuble. Des enfants jouaient non loin et ramassèrent sans doute ce précieux trésor, probablement tombé dans l'herbe. En tout cas, elle ne retrouva jamais ses jolis petits ciseaux.

Désormais, si vous chinez un nécessaire à moitié vide, imaginez qu'il appartenait sans doute à une vraie brodeuse. Elle se moquait de transmettre aux générations futures un coffret parfaitement rangé et astiqué. Elle utilisait vraiment ses outils, au risque de les perdre ou de les user, sans penser à autre chose qu'au plaisir de broder. Une passionnée comme vous et moi.


7 commentaires:

Anonyme a dit…

Ta réflexion est tout à fait juste... je n'y avais jamais pensé !
Tu as bien de la chance de posséder cet héritage familial :-)
Tempus fugit

sylvie a dit…

Tu devais bien te douter que je passerai par là ....
Un précieux petit coffret à garder et un jour à transmettre. J'ai bien souvent dit à mes enfants de retour d'un salon des antiquaires ou d'une brocante que j'osais espérer qu'ils ne feraient pas ce que certains ont fait : vendre les précieux souvenirs familiaux. Il y a quelques années je me suis mise à chiner, l'un de mes précieux petits pointus car un des tous premiers est une paire toute simple. Lorsque je l'ai trouvé, en fait c'est mon mari qui l'a vu en premier il était là sur un stand piqué dans un bouchon de liège !!!
J'ai souvent dans des brocantes vu des cadres avec des photos de famille et cela me peinait. Je me demandais, comment quelqu'un peut vendre la photo de ses aïeuls ? Je n'ai jamais eu la réponse. Juste un antiquaire que j'aimais bien car collectionneur de vieux livres m'a raconté s'être fait envoyé paitre car il était allé rendre la photo dans le cadre croyant que les héritiers l'avait oubliée !!! Pas du tout ils s'en fichaient!!!
Depuis je ne cesse d'essayer de préserver ces ouvrages anciens, mais malheureusement tout comme pour les marquoirs les collectionneurs sont devenus fous, imagine une paire de ciseaux en acier était vendu avant le passage à l'euro entre 50 et 100 francs. Cette semaine sera mis en vente dans une salle des ventes une paire en acier estimée 700 euros ... mais où va t'on ???
je me suis rapproché du dé, et bien s"il est déparaillé en tout cas il va tout de même bien avec l'ensemble. Dommage que les ciseaux aient disparus.
Bonne journée miss.

Lutine a dit…

Quel joli heritage !

Chiffonbrodeuse a dit…

Bravo...d'avoir pu conserver ce nécessaire venant de ta maman ...
Car comme tu sais j'aime les collectioner...

Amitiés...Muriel...

Silène a dit…

Quelle merveille ! Merci de nous faire partager de si jolies choses !!

Chrysalis a dit…

Bnjour,

Très joli ensemble en effet. Pour ma part, j'ai réussi à sauver celui de ma grande tante juste avant qu'une soeur de ma mère ne le vende aux puces!!! Dans le mien, il manque le dé et les ciseaux semblent avoir beaucoup servi. Mais j'ai une question de novice: à quoi servaient exactement le poinçon et le crochet? J'ai bien quelques idées, mais comme vous emblez bien vous y connaitre...
Merci d'avance et bonne journée,
Chrysalis

Ziska 69 a dit…

J'ai fait un bond en voyant la photo du nécessaire, j'ai hérité d'un coffret assez similaire, mais ce n'est pas un nécessaire de couture. Il doit dater de la même époque et c'est en réalité un coffret de maquillage. Il contient un poudrier, un vaporisateur et un tube pour le rouge à lèvres. Le tout recouvert de nacre incrustée de fleurs ! Il date donc sûrement de cette époque où les femmes avaient des "nécessaires".